ET . E R E D I
ET-SVB-ASCIA-DEDICAVIT
Accents sur l'A de MEMORIAE à la première ligne, de SEVE- RAE à la seconde, de FEMINAE et de SANCTISSIMAE à la troisième, sur le second A de CALPVRNIAE et sur le premier de DELICATAE à la cinquième; une palmette à la fin de la seconde; les mots ET-EREDI intercalés dans l'interligne entre la cinquième et la dernière.
M11.LIN. Voyage, I. p. 462. — Artaud. Notice 1808. p. 10: 1816, p. 39; Musée lapidaire, arcade XXIV. — De Boissieu. p. 482. — Comarmond, Description, p. 100; Notice, p. 57. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9.
Diis Manibus et memoriâe aeternae Calpurniàe Severàe, feminàe sanctissimàe. Viva sibi ponendum precepit (et) Calpurniàe Delicâtae, eredi, et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Calpurnia « Severa, femme très vertueuse, qui, de son vivant, a fait élever « pour elle-même et pour Calpurnia Delicata, son héritière, ce « tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».
Deux mots, oubliés d'abord, ont été ajoutés après coup et intercalés dans le dernier interligne : le mot ET nécessaire avant
CALPVRNIAE et le mot EREDI omis après DELICATAE. Quant à la supposition que la seconde des deux Calpurnia n'aurait pas eu de cognomen et que le mot àelicatae serait un terme de tendresse ou le titre d'un office rempli par elle auprès de la première, elle ne nous paraît guère admissible, mais il se peut que l'omission n'ait été réparée qu'en partie ; car, au lieu de et Calpurniae Delicatae eredi, on s'attendrait à lire et Calpurniae Delicatae , filiae ou libertae et eredi.
Ponendum preeepit. formule équivalente à pont jussit.
Precepit par e au lieu d'ae, faute conforme à la prononciation.
Eredi sans h, peut être simplement un archaïsme.
Dans les grandes maisons, la delicata était, comme on dirait en style moderne, une demoiselle d'honneur, au courant des manières du beau monde; mais, comme il vient d'être expliqué, tel ne doit pas être ici le sens du mot.
La palmette qui vient après le nom de la défunte est peu vraisemblablement un signe de christianisme.
Épitaphe de Calvisius Atticianus.
Arcade XXXVI. — Cippe en pierre blanche avec base et couronnement; extrait du puits de TRION en novembre 1885. Sur la face supérieure existe un loculus circulaire contenant autrefois l'urne qui renfermait les cendres. Les sigles D M. dont la première manque actuellement, occupaient le bandeau de la corniche. Une
ascia en creux s'y voit dans l'intervalle qui séparait les deux lettres, mais beaucoup plus près de la première que de la seconde. — Hauteur o m. 78, du dé o m. 42, largeur o m. 32.
ET MEMokE
A ATERNE-C-CAL VISI • ÂTCIANI 5 H O MI N I S • O P
TM • FELICIA • JVR TNA ■ CONIVX -"E SECVNDINVS SECVNDANVS 'o SECVNDVS • F/(
EIVS SVB ASCIA DEDICA\SRVM
Lettres -de mauvaise forme; l'R et l'I de MEM0R1E, le second A et le premier E, le T et le second E de ALTERNE, l'A et le premier T, le second T et le premier I de ATTICIANI, le T et le premier I. l'M et le second 1 de OPTIMI. l'M, l'A et l'R, le T et l'I de MART1NA, l'E et le T de ET. l'F et le premier 1 de FI//, le V et le deuxième E, l'N et le T de DEDICAVERVNT liés en monogrammes. Les mots MEMORIE A AETERNE sont vraisemblablement une faute due à l'inattention du graveur et à corriger en MEMORIAE AETERNE.
Allmer, Revue èpigraphique, II, p. 171. — Allmer et Dissard, Trion, p. 189.
Dus Manibus et memoriae aeternae C. Calvisii Atticiani, bominis optimi, Felicia Martina coniux, et Secundinus, Secundanus, Sec un Jus, filii eius, sub ascia dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Caius Calvisius « Atticianus, excellent homme; Felicia Martina son épouse, et « Secundinus, Secundanus et Secundus, ses fils, ont dédié ce « tombeau sous l'ascia ».
Un des trois fils, le dernier nommé, a le surnom de Secundus dans sa forme primitive ; les deux autres ont le même surnom dans ses formes dérivées Secundanus et Secundinus ; il semble supposable d'après cela qu'ils sont énumérés en commençant par le plus jeune et en terminant par l'aîné. Dans tous les cas, il est bien évident que Secundus ne peut pas signifier ici « né le second » et doit être plutôt interprété dans le sens de son acception morale.
Felicia, gentilice formé d'un cognomen.
Homo optimus, éloge fréquent sur les épitaphes.
Épitaphe de Camillia Augustilla.
Don Marduel.
Arcade XLV. — Cippe avec base et couronnement; autrefois au quartier SAINT-IRÉNÉE, « dans la rue des ANGES à côté du « cadran Jordan » (Millin); puis, « dans le jardin de M. Marduel à « CHAMPVERT » (Comarmond); entré au Musée avant 1808. Une ascia. gravée au trait au-dessus de la corniche, occupe le fronton de la lysis, dont les volutes présentent chacune à son extrémité la trace du scellement d'un ornement de métal. Un trou carré, anciennement bordé d'une feuillure pour recevoir une porte, se voit au
milieu de la plinthe de la base. — Hauteur i m. 38. du dé o m. 85. largeur o m. 61 .
DI Is . M ANIB camillavgvstLlae qvae-vixitannis-xxx
dieb- v-de-qva- nemo
5 svorvm • vmqvam
dolvit- nisi ■ mortem
silenivs • reginvs frater • sorori k a r i s s i m a e • et- svb asci a • dedic avit
L'1 et la première L d'AVGVSTILLAE à la seconde ligne, liés en un monogramme.
Millin, Voyage, I. p. 477. — Artaud, Notice 1808. p. 67: 1816, p. 78; Musée lapidaire, arcade L1X. — De Boissieu, p. 483. — Comarmond, Description, p. 170; Notice, p. 133. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 24.
Diis Manibus Camilliae Augusttllae . quae vixit aimis XXX, diebus V. de qua nemo suorum umquam dotait nisi mortetn : Silenius Reginus, frater, sorori karissimae et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes de Camillia Augustilla. morte à l'âge de « trente ans et cinq jours, sans avoir jamais causé à aucun des « siens d'autre chagrin que celui de sa mort; Silenius Reginus. a « élevé à sa sœur très chère ce tombeau et l'a dédié sous Yascia ».
INSCRIPTIONS FUNERAIRES 20<y
La touchante expression de regret, du reste non rare, de qua nemo siiorum umquam doluit nisi mortem, se retrouve sur une autre inscription de Lyon, précisément au nom d'un [Silenijus Reginus, le même sans doute que celui dont il s'agit ici.
Il est remarquable que la défunte Camillia Augustilla, ne s'appelle pas du même nom gentilice que Silenius Reginus, qui la qualifie de «sœur»; peut-être n'était-elle que sa belle-sœur.
Umquam pour unquam, forme archaïque.
Épitaphe de Capitonia Sympherusa.
Arcade XL. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TR10N en mars 1886. Un scellement de plomb se remarque à l'extrémité de chacune des deux volutes de la lysis qui décore la face de l'attique. — Hauteur o m. 98, du dé o m. 47, largeur o m. 48.
CAPITON • S YM
PHERVSAE