‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 53 sur 101 · E T • Q V 1ETI • A E T E R · texte numérisé non relu

E T • Q V 1ETI • A E T E R

1 V I V L I A E • FILEMATI

G • COTTIVS • THEODOTVS

5 ALVMNVS • PATRONAE

DVLCISSIM AE ■ PIEN sic

TISSIMAE • ET ■ IVLIA • ASI A • ET • IVLIA • EVTYCHIA LIE- • EIVS • CVIVS • FILEI\A

10 TI • ANIMA • ET • SPECIENs

SIMVL- ET- AETAS ■ DVLCIVs MELLE ■ FVIT ■ QJV A E • VIXT AN-L-M-I-D-X • SINAE • vLvS AN'MI • LAESIONE • PONE

> 5 ND'CVR'T'SVBASC'DEDICA

VER • VAL • A N I /A • DVLCISSIMA

L'M et l'A de F1LEMA à la neuvième ligne, le dernier I et le T de VIX1T à la douzième, l'L et II de VLIVS à la treizième, l'N et l'I de ANIMI à la quatorzième. l'E et le T de ET à la quinzième, l'M et le dernier A de ANIMA à la dernière, liés en monogrammes. Au début de la troisième ligne, les deux premières lettres du mot IVLIAE, d'abord gravées trop grandes.

ont été effacées et sont encore reconnaissables sous le martelage ; à la sixième le mot DVLC1SSIM AE est ainsi séparé en deux groupes à cause d'une défectuosité de la surface de la pierre entre M et AE.

Allmer, Revue èpigraphique, II. p. 294. — Allmer et Dissard, Trion, p. 197.

Diis Manibus et quieti aeternae Iuliae Filematii, G. Cottius Tbeodotus, alumnus, patronne dulcissimae, pientissimae , et Iulia Asia et Iulia Eutychia, libertae eiits ; cuius Filematii anima et speciens simul et aetas ditlciiis melle fuit; quae vixit annis L, mense I, diebus X, sinae ulius animi laesione; ponendum curavenmt et sub ascia dedicaverwit. — Vale anima dulcissima !

« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Julia Filematium ; « Gaius Cottius Theodotus, son alumnus, et Julia Asia et Julia « Eutychia, ses affranchies, à leur patronne excellente et bien- « aimée, dont le caractère, la beauté, l'âge étaient plus doux que « le miel. Elle a vécu cinquante ans, un mois et dix jours, sans « avoir jamais fait à personne aucune peine. Ils lui ont élevé « ce tombeau et l'ont dédié sous X ascia. — Adieu, âme chérie ! ».

Gaius Cottius était un enfant-trouvé. Abandonné par ses parents, il avait été recueilli et élevé par Julia Filematium. L'enfant-trouvé étant d'après la loi l'esclave de la personne qui le recueillait, Cottius devait être, au moment de la mort de sa bienfaitrice, son esclave ou son affranchi. La qualification de « patronne », par laquelle il la désigne, paraît indiquer qu'il était, en effet, son affranchi. Cependant, il ne s'appelle pas lutins; par une raison que nous ignorons, il a reçu un gentilice différent. Quoi qu'il en soit, il professait pour elle un amour extraordinaire et une reconnaissance des plus vives, et c'est d'une manière naïve et même quelque peu bizarre qu'il les exprime dans son épitaphe par des éloges excessifs.

Filematium ou, conformément à l'étymologie, Philematium, signifie « un baiser » ; on trouve plus souvent la forme grecque Philematio et Pbilemation, et même le masculin Philematius ; sous l'une comme sous l'autre, c'était toujours un nom de femme. D'autres noms, qui, comme celui-ci, procèdent d'une idée de galanterie et sont de forme neutre ou masculine, étaient ordinairement portés par des femmes : par exemple Aurélia Charitio, Claudia Nicariuni , Cornificia Sélénium , Coniuficia Selenio . Fraucillia Sosario , et encore Gl'aucopium, Venerium , Erotion et Erotium, Chrysarion et Chrysariwm (Voy. Borghesi, p. 267), Dulcitium dans une inscription de Lyon (ci-dessus. I, p. 209).

Cof/ius, nom celtique, celui qu'a illustré, au temps d'Auguste, le petit roi des Alpes dénommées de lui « Alpes Cottiennes ».

Speciens pour species, dulcius nielle fuit pour duleiores nielle fuerunt sont des incorrections du parler vulgaire en usage autrefois à Lyon ; sinae, ulius sont des erreurs du graveur. Aetas ne se comprend pas clairement ; il s'agit sans doute ici des vertus qui sont habituellement les compagnes de l'âge mûr : la douceur, la patience, l'expérience, la sagesse.

Épitaphe de Julius Quartillus.

Arcade XVIII. — Cippe dont la base et le couronnement ont été retaillés et affleurés au dé; « trouvé en 1708 à FOURVIÈRES » (Mém. de Trévoux); « faisait partie de la collection de M. de

« Lavalette, hôtel de Bellecour, aujourd'hui hôtel de Malte » (Comarmond) ; «extrait en 1855 de l'un des piliers de l'hôtel « de Malte » (Daussigny) ; « dans les travaux pour l'installation « des bureaux de l 'état-major » (Monfalcon). Une ascia se voit, à la première ligne, entre les sigles DM. — Hauteur 1 m. 30; du dé o m. 87, largeur o m. ^2.

ET • MEMORIAE

AETERNAE I VLI • Q^/ARTILLI 5 HOMINIS • PRO

BISSIMI • ELAFIA CONI VGI • K ARIS S I M O • H I L A R I V S ET • ARTEMIVS ■ FILI 'o EIVS • ET ■ PVSINNA 0

SOROR • PONEN i/VM • CVRAVERVNT

ET-SVB-ASCIA-DEDICAVER

L'N et le T de CVRAVERVNT, à l'avant-dernière ligne, liés en un monogramme; peut-être une palmette après PVSINNA.

Mémoires de Trévoux, juin 1708. p. 1095. — Dr: Boissihu, p- 513. — Comarmond, Description, p. 450; — Daussigny, n° 804 de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à la Recherche de Spon. éd. 1857, P- 3^o.

Dits Manibus et mentoriae aeternae litlii Quartilli, hominis probissimi; Elafia coniugi karissimo; Hilârius et Artemins, filii eius, et Pusinna, soror, poncndiini ciiraverimt et sub ascia dedicaveri/nt.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Julius Quar- « tillus, homme plein de probité; Elafia à son époux très cher, « Hilarius et Artemius, ses fils, et Pusinna, sa sœur, ont élevé ce « tombeau et l'ont dédié sous l'ascia ».

Épitaphe de Julia Quintina.

Arcade XXX VI. — Cippe dont la base subsiste mais dont le couronnement a été abattu à fleur du dé ; « trouvé dans la cour « de l'hôtel Chevrières. aujourd'hui petit Séminaire de SA1NT- « JEAN » (De Boissieu); « place Saint-Jean, en 1844. dans un « mur de l'ancien hôtel Chevrières. aujourd'hui le petit Sémi- <,< naire » (Comarmond). — Hauteur 1 m. 16, du dé o m 70; largeur 0 m. 37.

QVINTINa*

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