‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 52 sur 101 · C. Iulio Henné fi ; Cornelia, Lucii filia, testamento · texte numérisé non relu

C. Iulio Henné fi ; Cornelia, Lucii filia, testamento

faciundum curavit.

« A Caius Julius Hermès; Cornelia , fille de Lucius

« (Cornélius), a élevé ce tombeau à son mari (?), en exécution « de son testament ».

Julius Hermès paraît avoir été un affranchi. Cornelia, qui, elle, était certainement de condition ingénue, peut avoir été sa femme.

Tant à cause de l'excellente forme des lettres que de l'archaïsme faciundum au lieu de faciendum, cette épitaphe offre des apparences d'ancienneté qui la feraient remonter d'une manière à peu près certaine au premier siècle.

Elle décorait probablement un tombeau de construction monumentale, comme étaient ceux qui, au sortir de Lyon, bordaient de chaque côté, pendant près d'un kilomètre, la route d'Aquitaine.

Épitaphe de Julia Maiana.

Arcade XXVII. — Cippe avec base et couronnement; « décou-

.« vert en 1856 à SAINT-IRÉNÉE dans le jardin du couvent des

« Dames SAINT-MICHEL » (Daussigny). Deux ascia affrontées

occupent, à la première ligne de l'inscription, l'intervalle entre les

sigles D M. Des trous de scellement pour retenir des ornements

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de métal se voient aux extrémités des volutes de la lysis. Une cavité carrée, bordée d'une feuillure pour recevoir un portillon, est creusée au milieu de la plinthe de la base. — Hauteur i m. 25, du dé o m. 68, largeur o m. 60.

ET • QVIETI • AETERNAE IVLIAE • MAlANAE • FEMI NA'E • SANCTISSIMAE • MANV 5 mariti • crvdelissim • 1nter

f e c t • qva e-ante-obit- qv a m • f a t m dedit- c v m • q v o • v 1 x • a nn • xxviii • ex qvo • liber • procreav ■ dvos • pverm a>n ■ xv1ii1 • pvellam • ann or ■ xviii 10 O-fides-O-pietas-Ivl-maIor-fra

ter-sorok- dvlciss • "e • i //^envin^vs

IANVARIVS- F I L ■ ElvS • P . cet s V B • A • D

L'V et l'M de FATVM à la sixième ligne, les deux N de ANN à la septième, le second V et l'M de PVERVM à la huitième, les deux N de ANN et de ANNOR à la neuvième, la dernière R et l'I de SORORI, l'E et le T de ET. IN et le second I de ^ENVINIVS à la onzième, liés en monogrammes: accents sur l'A de FEM1NAE, sur l'V de CRVDELISSIMI. sur l'A de QVAE. sur l'O de QVO et sur celui de PROCREAV, sur le second O de SORORI et sur le second A de IANVARIVS.

Martin-Daussigny, n" 807 de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 1857. p. 368; Musée lapidaire, p. 8.

Diis Maitilv/s et qttiefi aeternae luliae Maianae, féminité sanctissimae, manu mariti crûdelissimi interfectae, quâe ante obiit quant

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fatum dédit ; eu m quo vixit an nos XXVlîl ; ex quo liberos prôcreavit duos; puerum annorum XVllll, puellam annorum XVlll. O fides, 0 pie tas ! — lutins Maior, f rater, sorôri dulcissimae, et M. (?) Genuinius Ianuàrius, fi tins ejtts, ponendum euraverunt et sub aseia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Julia Maiana, femme « très vertueuse, morte, avant le terme fixé par le Destin, assas- « sinée de la main d'un cruel mari. Elle a vécu avec lui vingt- « huit ans et a eu de lui deux enfants : un garçon âgé maintenant « de dix-neuf ans, une fille âgée maintenant de dix-huit ans.

<\ O foi jurée ! O piétié conjugale !

« Julius Major à sa sœur bien-aimée, et Marcus Genuinius « Januarius à sa mère, ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous « V aseia ».

Ce mari cruel, meurtrier de sa femme après vingt-huit ans de mariage et avoir eu d'elle plusieurs enfants, se nommait Genuinius, puisque tel est le nom de son fils.

L'épitaphe consacrée au triste souvenir de sa victime est une de ces inscriptions raconteuses qui sont une des particularités les plus remarquables de l'épigraphie lyonnaise et peut-être aussi une marque du caractère cosmopolite de cette grande ville, où affiliaient des étrangers en nombre considérable. Il semble qu'en les rédigeant on se soit fortement préoccupé de la pensée qu'elles auraient de nombreux lecteurs.

Genuinius, gentilice formé d'un cognomen. L'observation en a été déjà faite, c'est l'indice d'une origine partie de bas, probablement un affranchissement, mais par lequel l'affranchi n'était entré dans la famille du patron que dans une condition d'infériorité marquée, puisque, au lieu du nom patronymique commun aux membres de la famille, il ne lui avait été accordé qu'un pseudogentilice formé du surnom de son ancien maître.

Épitaphe de Julius Marcus.

Arcade IX. — Grand bloc quadrangulaire. présentant la moitié droite d'une inscription dont l'autre moitié devait remplir une pierre pareille; « trouvé en 181 2 dans le terrain qu'on a enlevé « sur le chemin des ÉTROITS » (Artaud); « sur le bord de la « SAONE, après la Quarantaine, non loin de la tannerie Renard » (Comarmond). — Hauteur 1 m. =,0, largeur o m. 72.

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E-M • IVL -MARC*

b et S A N C T I

.... luliu s S E R V A N D V S 0 b i n c 0 m p A R A B I L E M eorumergasE ■ P I E T A T E M

ponendum c uravit cl s V B A S C I A • D E D I C A V I T

Artaud, Magasin encyclopédique, 1812; Notice, 1816, p. 19. — De Boissieu, p. 531. — Comarmond, Description, p. 114; Notice, p. 39.

Diis Manibus et memoriae dulcissimae ae,

M. Iitlii Marci parentum, et Sancti ; h/ tins

Servandiis ob incomparabilem eontin erga se pietatem ponendwn curavit et sitb ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire très chère de et

« de Marcus Julius Marais, ses parents, et de Sanctus,

<s son ; Julius Servandus a, en reconnaissance de leur

« incomparable affection pour lui, élevé ce tombeau et l'a dédié « sous V ascia ».

Le tombeau a été élevé par Julius Servandus à sa mère, probablement défunte, dont le nom, placé au commencement de la troisième ligne, manque aujourd'hui ; à son père Marcus Julius Marcus, probablement survivant puisqu'il n'est nommé qu'après sa femme, et à une autre personne qui pouvait être son frère et se serait, dans ce cas, appelé Julius Sanctus.

Gravée sur deux grands blocs qui prenaient place à côté l'un de l'autre, la présente épitaphe appartenait, non pas à un cippe, mais vraisemblablement à un tombeau construit dans des proportions considérables.

Epitaphe de Julia Filematium.

Pilastre entre les arcades XX et XXI. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886. Audessus de l'attique, existait un ornement faîtier de forme cylin-

drique actuellement réduit à sa partie inférieure, à laquelle sert de base une plinthe pourvue, à chacune de ses deux extrémités, d'un trou de scellement retenant autrefois un ornement de métal. Une ascia en creux occupe, entre les sigles D M de la première ligne, le fronton de la lysis. La seconde ligne est gravée sur le bandeau de la corniche. — Hauteur 1 m. 05 ; du dé o m. 50, largeur o m. 39.

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