RAVIT
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle.
Ali.mer et Dissard. Trion. p. 210. — Allmer, Revue épigraphique, II. p. 31 =>.
Diis Manibits Sex. Nertiriiï Saceris; Sex. Nertinius Qiiietns, patronus (liberto) de se bene merito ponendum curavit.
« Aux dieux Mânes de Sextus Nertinius Sacer; Sextus Nertinius « Quiétus à son affranchi bien méritant a élevé ce tombeau ».
Saceris au lieu de sacri, forme inconnue au style littéraire et répondant peut-être à une orthographe archaïque.
Épitaphe de Nertius Censorinus.
Pilastre entre les arcades XLVI et XLVI1. — Cippe avec base et couronnement ; brisé en deux fragments et incomplet à droite ; extrait en mars 1886 du puits de TRION. Sur la face supérieure se remarque un fort scellement de plomb ii destination de fixer un ornement faîtier. Une ascia en relief occupe le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur o m. qo. du dé o m. 40. largeur o m. 40.
D tf M
C • NERTI • CEN
S O R I N I CELER-VICTOR^Iz/s
victorinalIbe//'c redes-p-c-et-sv/'<75
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Lettres d'assez bonne forme : le point entre D M à la première
ligne, figuré par une bedera ; le second I et l'N de VICTORI////^ à la quatrième, liés en un monogramme: un accent sur le second I de VICTOR1NA.
Allmer, Revue èpigraphique. 11. p. 328. — Allmer et Dissard, Trion, p. 211.
Dits Manibus C. Nertii Censorini, Celer. Victorinus(~i), Victorina, liber ti beredes, ponendum curaverunt et sub ascia dedieaverimt.
« Aux dieux Mânes de Caius Nertius Censorinus. Celer. Victo- « rinus. Victorina, ses affranchis et héritiers, ont élevé ce tombeau « et l'ont dédié sous Y ascia ».
Nertius. gentilice formé du nom celtique Nertus ; le féminin Nerta se rencontre sur une inscription du musée de Bordeaux, et lui-même comme cognomen sous la forme Nertes. sur une inscription de Lyon : Urogenio Nerii (ci-dessus. I, p. "71)-
Le même nom déjà vu sur l'inscription précédente.
Épitaphe d'Olia Tributa.
Don Villermoz.
Arcade VI. — Cippe avec base et couronnement; autrefois. « dans le pré de la blancherie de Monsieur Alexandre en allant » de TRION en Vèze, à la porte de la maison où se blanchit le >\ linge » (Spon) ; « passe en la possession d'un gendre de
« M. Alexandre, nommé Chapuis, qui en fit don à l'historien « Brossette » (Brossette) ; « porté à Thizy, puis retrouvé par « le docteur Villermoz » (Artaud); entré au Musée avant 1808. Une ascia se voit, entre les sigles D M, sur le bandeau de la corniche. — Hauteur 1 m., du dé o m. ^9, largeur o m. 41.
ET ■ MEMORIAE • AETE RNAE • OLIAE • TRBVTAE FEM1N AE • SANCTISSI s MAE • ARVESCIVS
AMANDVS • FRATER SORORI • KARISSIMAE SIBI • QVE • AMANTISSI M A E • P • C • E T • S V B • A. S C I A D E D I C A V I T
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle; l'R et l'I de TRIBVTAE. à la troisième ligne, liés en un monogramme.
Spon. Recherche, p. 123; éd. 18 =,7. p. 137. — Brossette, Eloge hist. de lu ville de Lyon. p. 54. — Du Colonia. Hist. lift., 1. p. 290. — Artaud, Notice 1808, p. 74; 1816, p. 84; Musée lapidaire, arcade V. — De Boissieu, p. s 19. — Comarmond. Description, p. 44; Notice, p. 14. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 12. — Allmer et Dissard, Trion, p. 21.
Diis Manibus et memoriae aetemae Oliae Tribu tac, feminae sanctissimae ; Arvescius Amandus sorori karissimae sibique ainantissimae ponendum curavït et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle d'Olia Tributa.
vs femme très vertueuse; Arvescius Amandus à sa sœur très « chère et très aimante a élevé ce tombeau et l'a dédié sous « l'ascia ».
Olia, Tributa, signalés à tort par Spon comme «. noms gaulois <v habillés en latin ». Olius et Tributus sont clairement latins. Arvescius., au contraire, pourrait être un nom barbare latinisé.
N'oublions pas de rappeler que Arvescius Amandus et Olia Tributa. « sa sœur très chère et très aimante », harissimae sibiquc amantissimae , auraient eu l'honneur d'avoir pour tombeau le petit édifice, autrefois situé à l'Observance, qu'on appelait « le « Tombeau des deux Amants ». La conjecture est de l'historien Brossette. et. au dire de Colonia. » elle s'appuie sur quatre solides « raisons à la vérité desquelles on a de la peine à se refuser ». On sait que ce même honneur a été fait à Hérode et à sa femme Hérodiade exilés à Lyon sous Caligula, puis à « deux amants « morts de joye en se rencontrans à Lyon après s'être longtemps « cherchés par le monde », puis même encore à « deux anciens « chrétiens, mary et femme, ayant fait vœu de virginité et dits « à cause 'de cela duo amantes ».
En résumé, le petit édifice était probablement, non un tombeau. mais un [araire.
Épitaphe de Petronius Marcellus.
Arcade VI. — Cippe brisé au-dessus de sa base, mais encore pourvu de son couronnement; il y a peu d'années, à SAINT- JUST, <s au clos Coindre. rue des Farges, engagé dans l'éperon
« d'un mur de soutènement » (De Boissieu); entré au Musée en 1858 (Daussigny). Une ascia occupe, entre les sigles D M. le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 57, du dé o m. 35, largeur o m. 33.
T ■ MEMORIAE • AETE RNAE • PETRONI MARCELLI ■ T • ATTI AE RHODOPENIS
ATTIVS ■ ANMIANVS ■ ~E PETRON ■ VITALIS /I L I • E O R • P A R E NT I b />/V//TISSIMIS-P CT-Si/b a s c i a d e d i C N E R // ;/ /
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle ; l'F. et le T de ET aux deuxième, quatrième, sixième et neuvième lignes; les deux N de ANN1ANVS à la sixième. l'N et le T de PAR.ENTM à la huitième. l'A et le V de dcdiCkVenint à la dernière, liés en monogrammes.
De Boissieu. p. => 1 9- — Martin -Daussigny, n° 863 de son Registre d'entrées. — Monfalcon. Suppl. à Spon, Recherche, éd. 18S7. P- 371-
Dits Manibus et memoriae aeternae Petronii Marcelli et Attiae Rhoaopenis ; Attius Annianus et Petronius Vitalis, filii, parentibtts pientissimis ponendum curaverunt et sub ascia dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Petronius « Marcellus et d'Attia Rhodope ; Attius Annianus et Petronius
« Vitalis, à leurs excellents parents, ont élevé ce tombeau et l'ont « dédié sous l'ascia ».
Des deux fils qui ont élevé le tombeau, l'aîné s'appelle Attiits comme sa mère et était sans doute né avant le mariage de celleci avec Pétronius; son surnom Annianus ferait penser qu'il serait fils d'un Annius. Le cadet porte le nom du mari et doit avoir été un fils légitime.
Le nom Pétronius, fréquent dans la cité des Helves, voisine de celle de Lyon.
Rhodopenis, forme de génitif concurrente avec la forme grecque Rhodopes.
Epitaphe de Polybius.
Don Brévard.
Arcade VIL — Fragment de la partie supérieure d'une table de marbre bordée de moulures qui encadraient l'inscription ; trouvé en juin 1882, à SAINT-JUST. dans la propriété Brévard, dans les travaux pour l'élargissement de la rue de TRION. près de la gare. — Hauteur o m. 15, sans la bordure d'encadrement o m. 07, largeur o m. 18.
polYbivs
Lettres de bonne forme; l'L réduite à une partie de sa haste.
KV à une très petite amorce de l'extrémité supérieure de son jambage gauche.
Allmer, Revue èpigraphique , I, p. 300. — Allmer et Dissard, Trion, p. 60.
Polybius était, d'après son nom. probablement un affranchi.
Épitaphe de , fils ou tille de Pompeius Erotion.
Arcade XL1X. — Base avec moulures se continuant sur les quatre faces; « trouvé le 14 avril 1864, dans le RHONE, vis-à-vis « la place GROL1ER » (Gobin). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures pourvu, à chaque bout, d'un appendice en forme de queue d'aronde. — Hauteur o m. 50, longueur 1 m. 33; hauteur de la partie encadrée o m. 39, longueur sans les appendices o m. 79, les appendices compris 1 m. 20.
L • POMPEIVS
EROTION