VI • MENS • XI • D
L • TITIVS ■ VITAL- et
10 COLLIBERTo
ET • F I L i 0
c A R I S S I M h et S I B I • V I V I • P O // e 11 d ti 111 c it r a v e r 11 11 1
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle.
De Boissieu, p. 523. — Comarmond, Description, p. 242; Notice, p. 88. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 16.
Diis Manibi/s] L. Ti/ii Prima ni, colliberti, et L. Titii Vitalis
P usinai, filii, qui vixit a unis VI, mensibus XI, diebus L.
Titiits Vitalis et Titia Prima, colliberto et /il 10 carissimis et sibi vivi ponendum curaverunt
« Aux dieux Mânes de Lucius Titius Primanus, leur co-affranchi. « et de Lucius Titius Vitalis Pusinnus, leur fils, mort à l'âge « de six ans, onze mois et .... jours; Lucius Titius Vitalis et
« Titia Prima, à leur co-affranchi et à leur fils, tous deux très « chers, et pour eux-mêmes, ont, de leur vivant, élevé ce tombeau <s et l'ont dédié sous Yascia ».
Le fils, désigné par son petit nom d'enfance: Pusinnus, servant en même temps à le distinguer de son père, dont il avait tous les noms : le prénom, le nom et le surnom.
Épitaphe de Toutia Aproniana.
Arcade LVI11. — Partie supérieure d'un petit cippe avec son couronnement ; « trouvé dans la SAONE , parmi les matériaux « antiques du pont du CHANGE « (De Boissieu); « en 1846. « dans la deuxième arche du pont du Change, rive gauche de la « Saône » (Comarmond). Peut-être une ascia en relief au-dessus de la corniche, au milieu de la lysis. — Hauteur o m. 60, largeur o m. 43.
APRONIAH
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle. La dernière N, l'A et l'E de APRONIANAE. liés en un monogramme;
le point entre les sigles D M, à la première ligne, figuré par une hedera en forme de pointe de flèche.
De Boissieu, p. 524. — Comarmond, Description, p. 2)y: Notice. p. 87. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 16.
Diis Manibus Toutiae Apronianae
« Aux dieux Mânes de Toutia Aproniana ».
Toittia, nom celtique adapté à la forme gentilice romaine. On trouve la forme primitive Toutus et aussi au féminin Touta ainsi que divers composés : Toitio (-onis), Toutonus, Toutona, Toutillus. Un Mercure des bords du Rhin avait le surnom de Toutiorix. Une femme ségusiave, Cassia Touta, Segusiava, a laissé, à Bagnères de Luchon, où elle était allée faire une cure, un témoignage de sa reconnaissance en y dédiant aux Nymphes un autel. Toutius Incitatus est le nom d'un sévir augustal de Lyon.
Épitaphe de Valeria Gra....
Arcade XX. — Cippe avec base et couronnement; extrait du puits de TRION en mars 1886. Les sigles d M de la première ligne de l'inscription étaient gravées sur les extrémités du bandeau de la corniche, dont il ne subsiste aujourd'hui que le côté droit. Une ouverture communiquant avec un loculus creusé dans une pierre placée sous le cippe et contenant l'urne cinéraire occupe.
par derrière, le milieu de la plinthe de la base. — Hauteur o m. 96, du dé o m. 51. largeur o m. 25.
et MEMORIAE a^TERNAE 0
v <J L E R I A E • GRA //NE • VALERIA »VS • ET • MARCEL LINVS • ET • MAR C 1 A N E • ET • IVSTv LA F I L I • E I V S • "E M A R C E ÈtV S C o n P • C • T • S • D • D
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle. L'E et le T de ET à la neuvième ligne et à la onzième, l'A et l'N de MAR.CIANVS, regravé sur MARCELLVS, à la dixième., liés en monogrammes; la seconde ligne terminée par une palmette; les sigles de la formule finale, incomplètes et incorrectes : S-D'D au lieu de S ■ A • DED.
Allmer et Dissard. Antiquités découvertes à Trion, p. 251.
Dits Manibns et memoriae aeternae Valeriae Gratine?; Valerianus et Marceilinus et Marciane et Justuta, filii, et Marcianus, coniitx, ponendiim citraverunt et snb (ascia) dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Valeria Gratina; « Valerianus et Marceilinus et Marciane et Justula, ses enfants, « et Marcianus son mari, ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sv sous V ascia ».
L'état de la pierre ne permet pas de savoir si la défunte s'appelait
Gratina ou Gratiana. Son mari, dont l'inscription ne fait pas connaître le nom de famille, s'appelait de son surnom Marcianus, non pas Marceanus comme donne le texte par suite d'une correction incomplète du mot MAR.CELLVS gravé d'abord par erreur et dans lequel on a négligé, après redressement fait, d'effacer les traits devenus superflus, c'est-à-dire les branches de l'E et la branche de chacune des deux L. Elle avait quatre enfants; le fils aîné a reçu un surnom dérivé du gentilice de sa mère ; deux des trois filles chacune un surnom dérivé de celui de leur père.
Dans la formule qui termine le texte, la sigle représentant le mot Uscia a été omise. La figure de l'ascia se voyait probablement en tête du cippe; elle aura disparu avec la partie du couronnement aujourd'hui manquante.
Une palmette se voit à la suite des mots memoriae aeternae. La supposition que cet ornement, assez fréquent sur les épitaphes. serait peut-être ici un indice de christianisme s'accorde peu avec le fait certain que le corps de la défunte a subi l'incinération.
Épitaphe de Valerius Ingenuus.
Arcade XXXI. — Cippe avec base et couronnement; autrefois « dans le grand cimetière de SAINT-IR.ENÉE » (Symeoni) ; « ser- « vaut de base à une voûte d'une tour ronde de l'Eglise Sainct « Iregny. qu'on dict de Nostre-Dame, du costé droit » (Paradin); « dans le cimetière de S. Irénée au pied de la tour ronde qui fait
« le Chœur de l'Eglise » (Spon); « apporté de la cour qui est au « devant de l'église Saint-Irénée, au musée de la ville en 1847 * (Comarmond). Une ascia au trait occupe le fronton de la lysis, dont les deux volutes présentent, chacune à son extrémité, un trou de scellement qui y retenait fixé un ornement de métal. — Hauteur 1 m. 63, du dé 1 m. os. largeur o m. 55.
ET • MEMORIAE
AETERNAE C • VAL • INGENVI ANNO • XX • AETATIS
D EF V N C T I C'VALMYRISMVS-PATER ET • ALIORVM ■ FRATRM DVVM • VAL-MODES tIni ET VAL-MYRO NIS • AMISSORVM PROINDE XX ANNO VTRVMO • AETATIS
IPSE p.CUTA/n ■ ET SVB ASCIA DE
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle. L'V et l'M de FRATRVM à la huitième ligne, l'A et le V de curaVW à l'avant-dernière, liés en monogrammes.
Symeoni. ms., p. 69. — Paradin. p. 430. — Spon, Recherche, p. 72: éd. 1857, p. 83. — De Boissieu. p. =,26. — Comarmond.
Description, p. 185; Notice, p. 66. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 12.
Diis Manibus et memoriae aeternae C. Valerii Ingenui, anuo XX aetatis defuncti, C. Valerius Myrismus, pater, et aliorum fratrum duum Valerii Modes fini et Valerii Myronis amissorum proinde XX anno utr unique aetatis, ipse ponendum curavit et sub ascia dedicavil.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Caius Vale- « rius Ingenuus, mort à la vingtième année de son âge, et de « deux autres de ses frères : Valerius Modestinus et Valerius « Myro, morts pareillement à la vingtième année de leur âge, « Caius Valerius Myrismus, leur père, a élevé ce tombeau et l'a « dédié sous Y ascia ».
Les trois frères, morts tous trois à l'âge de vingt ans.
Le surnom d'un des fils, dérivé de celui du père.
Duum pour duorum, utrumque pour utr or unique , formes non incorrectes.
Utrumque pour utriusque, locution justifiée par de nombreux exemples de bonne latinité.
Proinde, employé ici dans le sens de perinde.
Epitaphe de Valerius Julianus.
Pilastre entre les arcades LV et LVI. — Grand et beau cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en
mars 1886. — Hauteur 1 m. 28, du dé o m. 78, largeur o m. 64.