F I L 1 V S ' PATR I • P I E N
TISSIMO • P • C • ET
SVB • ASCIA • DEDI
Lettres d'assez bonne forme.
Allmhr et Dissard, Trion, p. 228. — Allmer, Revue èpigrapbique, II. p. 396.
Diis Maiiibns et memoriae aeternae Primant; Talusius Primus, filins, patri pientissimo ponendum curavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Primanus: « Talusius Primus à son excellent père a élevé ce tombeau et l'a « dédié sous Y ascia ».
Primanus. qui n'est désigné que par son cognomen, s'appelait probablement Talusius comme son fils.
Talusius, gentilice formé peut-être pas d'un nom celtique, mais plus vraisemblablement du cognomen grec Thallus.
Remarquer le surnom du père passé au fils par retour à la forme primitive. On ne peut donc pas ériger en règle que les cognomens des parents passaient toujours aux enfants par transformation du primitif en quelqu'un de ses diminutifs.
Épitaphe de Terentia Rhodope.
Arcade VIII. — Sarcophage, « trouvé dans le couvent de Sainte- « Marie des Chaînes » (Artaud), rive gauche de la SAONE ; « quai « de SERIN, à Sainte-Marie des Chaînes »; entré au Musée avant 1 8 1 6. L'inscription est renfermée dans un encadrement formé d'un simple trait et pourvu, à chaque bout, d'un appendice en queue d'aronde. Les sigles D M occupent ces appendices. — Hauteur
0 m. 52, longueur i m. 33; hauteur de la partie encadrée o m. 40, longueur sans les appendices o m. 72, les appendices compris
ET ■ QVIETI ■ AETERNAE TERENTIAE • RHûiio PENIS • IN pv FANTIS • DVLCISSIMAE • QVA E A/v
VIXIT-ANNIS-III-MENSIBVS- XI 5 D- IIIICAIAPHILETE-ET-VERECVN
DldvS- IvACRNVSPAR3\TS- DESOLA TIPCTESVBASCIA-DEDICA/ERVNT
L'N et le T de INFANT1S à la troisième ligne, les deux N de ANNIS à la quatrième, l'N et le dernier I de DINIVS. l'M et l'A. El et l'N de MACRINVS, l'E. l'N. le T et l'E de PARENTES à la sixième, l'A et le V, l'N et le T de DEDICAVERVNT à la dernière,
liés en monogrammes; TERENTIAE à la seconde ligne, non HERENNIAE; RHorfoPENIS à la même, non ////// EN1S; CAIA PH1LETE à la cinquième, non CALL1 PILLIE.
Artaud, Notice 1 8 1 6. p. 2; Musée lapidaire, arcade VII. — De Boissieu, pp. 509 et s 12. — Comarmond, Description, p. 52; Notice, p. 18. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 3.
Dits Manibus et quieti aeternae Terentiae Rbodopenis, infantis dulcissimae, quae vixit annis III, mensibus XI, diebus IIII ; Caia Pbilete et Verecundinius Macrimis, parentes desolati , ponendmn curaverunt et sub ascia dedicaveruiit.
« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Terentia Rhodope, « enfant bien-aimée. morte à l'âge de trois ans, onze mois et « quatre jours; Caia Philete et Verecundinius Macrinus, ses « parents désolés, ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous « Y ascia ».
Terentia Rhodope, fille de Caia et de Verecundinius, ne s'appelait ni comme sa mère ni comme le mari de sa mère; elle était probablement la fille de celle-ci et d'un premier mari qui s'appelait Ter en tins.
Caia, l'ancien prénom féminin des temps de la République, employé ici comme gentilice.
Verecundinius, gentilice formé d'un cognomen.
Rbodopenis, génitif de forme latine au lieu du génitif grec Rhodope s.
D'après la signification rigoureuse du mot desolatus équivalente de soins relicfus, spoliatus, les parents de la jeune Terentia, qui se disent parentes desolati, restaient probablement sans enfants.
Épitaphe de Tertinius Ursus.
Arcade XVI. — Cippe brisé au-dessus de sa base, mais encore pourvu de son couronnement, terminé en la forme d'une petite pyramide; extrait du puits de TRION en mars 1886. Une ascia en creux occupe le milieu du fronton de la lysis. Les sigles D M, composant à elles seules la première ligne de l'inscription, sont gravées sur le bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 78, du pyramidion o m. 16, du dé o m. 42; largeur o m. 41.
ET • MEMORIAE
AETERNAE TERT1NI • VRSI QV1 • V1XIT • ANNIS XVI1II • M • Mil BELATVLLIVS VICTOR • ET • POV SONIA • GKA 1 1 1 1 1 1
l/IIIIIUIIIII
Lettres d'assez bonne forme. Celles des mots POVSON1A et GRA/tf, réduites à leur partie supérieure.
Allmer et Dissard, Antiquités découvertes à Trion, p. 229.
Dits Manibus et memoriae aeternae Tertinii Ursi, qui vixit annïs XVIIII, mensibus 1/1/ ; Belatullius Victor et Pousonia Grata (?)...
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Tertinius Ursus, s\ mort à l'âge de dix-neuf ans et quatre mois; Belatullius Victor « et Pousonia Grata ».
La différence des noms ne permet pas de penser que Belatullius et Pousonia aient été les parents de Tertinius ; peut-être étaient-ils seulement ses héritiers; l'état fruste des dernières lignes de l'inscription nous ôte la possibilité de la savoir.
Belatullius, gentilice formé d'un nom celtique, qui se rencontre sur les bords du Rhin : Belatullus (Brambach , 1336), Belatulus et Bellatulus (Liste Creuly); en Suisse, à Genève : Belatulla (Inscr. de Vienne, III, p. 271): dans la Carinthie : Belatulia, fille de Dmiifs (Muratori. 2076): en Bavière, près de Saltzbourg : Belatumara (Orelli, 497).
Quant à Pousonia, il n'a de celtique que l'orthographe ou pour // conformément à la prononciation gauloise. Pusonia est un gentilice formé d'un cognomen. Une des inscriptions précédentes est lepitaphe d'une femme dont le mari s'appelait Pusinnonius.
Épitaphe de Tertius
Arcade XLIII. — Partie inférieure d'un cippe brisé par le milieu horizontalement; trouvée dans la SAONE, « dans la démolition du pont du CHANGE » (De Boissieu); « dans les fondations de la
« deuxième pile du pont du Change, en 1847 » (Comarmond). — Hauteur o m. 85, largeur o m. 56.
/ X V ■ A LATRONIBVs in TERFECTOQVIVIXI/ an
N I S • X X X I I I TERTIVS • MASCELLIO- et 5 TERTIA • PRIMILLA • FRA
TRI • PIISSIMO • ET • SIBI ■ VI VI • PONENDVM • CVRA VERVNT • ET • SVB • ASCIA D E D I C
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle. La lettre qui termine la quatrième ligne, incertaine, sans doute un E, commencement du mot HT.
De Boissieu. p. 478. — Comarmond, Description, p. 259; No/ire, p. 92. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 17.
a latronibus inierfecto, qui vixil annis XXXIII; Tertius
Mascellio et Tertia Primilla fratri piissimo et sibi vivi ponendum curaverunt et sub ascia dedicaverunt.
« tué par des brigands, à l'âge de trente-trois ans;
« Tertius Mascellio et Tertia Primilla à leur excellent frère et pour « eux-mêmes, ont, de leur vivant, élevé ce tombeau et l'ont dédié « sous V ascia ».
Cette épitaphe, qui nous donne un aperçu si sombre des hasards de la vie chez nos ancêtres à l'époque romaine, n'est pas le seul exemple épigraphique de faits semblables, sans doute alors communs, et nous fournit un terme de comparaison tout à l'avantage
des temps modernes. Une constitution sociale moins injuste, une répartition moins inégale du bien-être, l'ignorance moins générale. le travail plus considéré, la fortune plus accessible à tous, tendent à adoucir les mœurs et à diminuer la fréquence des crimes.
Une inscription de Saint-Bertrand de Comminges. dans le département de la Haute-Garonne (Allmer, Revue èpigr., I, p. 36). est l'épitaphe de deux espagnols de Carthagène, natione Hispani I(nlia) N(ova) K(artbagine), assassinés dans les Pyrénées par des brigands : .... a [latrojnibus hi[c intê\r.ficti, V\i . . .] iim(ias),
Imp. [I. sept.] Sev(ero) cos. /[ ] . . . , le . . . mai ou juin,
sous le deuxième ou le troisième consulat de Septime Sévère, en 194 ou en 202. — Tertius, gentilice formé d'un cognomen.
Épitaphe de Titia Fortunata.
Arcade XX. — Sarcophage pourvu de son couvercle; « découvert « en 1846 dans les fondations de l'ancienne église de VAISE » (De Boissieu); « en 1847, dans les fouilles opérées par ordre « du Gouvernement, lorsqu'on a reconstruit l'église de Vaise » (Comarmond). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures accompagné, à chacune de ses deux extrémités, d'un appendice en forme de queue d'aronde. Les sigles D M occupent les appendices. Une ascia se voit dans l'angle supérieur de celui de droite. Le couvercle est prismatique avec antéfixes aux angles et au milieu. On remarque sur chacune des trois antéfixes de la face antérieure un trou de scellement, qui y retenait autrefois un
ornement de métal. Plusieurs trous pratiqués sur la plinthe de cette même face avaient sans doute la même destination. — Hauteur du sarcophage o m. 72, longueur 2 m. 30; hauteur de la partie encadrée o m. 47; longueur sans les appendices 1 m. 24, les appendices compris 2 m. 10; hauteur du couvercle o m. 42, longueur 2 m. 35.
ET ■ MEMORIAE • AETERNAE- G-TITIAEFORTVNATAE-ANIMAE DVLCISSIMAE-QVAE-VIXIT-ANNIS-XV- *$s,
£) DIAEBVS XISINAEVLIVS ANIMILAE J\J\
5 SIONE-TITIVS-FORTVNATVS-PATERIN FELICISSIMVS-FILIAEKARISS1MEPONE NDVM-CVRAVIT-ET-SVB-ASCIA-DEDIC
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle. Le point, à la fin de la première ligne, figuré par une petite bedera sagittée.
De Boissieu, p. 524. — Comarmond, Description, p. 134 ; Notice. p. 47. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 8.
Dits Manibi/s et memoriae aetemae Gaiae Titiae Fort/matac, animae dulcissimae, qitae vixit a unis XV, diaebus XI, sinae i/lius animi laesione ; Ti/ius Fort un a tu s, pater infelicissimus, filiae karissimae ponendum curavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Gaia Titia « Fortunata , âme bien-aimée, morte à l'âge de quinze ans et « onze jours, sans avoir jamais fait de peine à personne; Titius « Fortunatus. son père infortuné, a élevé à sa fille très chère ce « tombeau et l'a dédié sous Xascia ».
Sous la République, alors que le prénom était le nom distinctif
des membres de la famille, les femmes aussi bien que les hommes avaient un prénom ; mais sous l'empire, le rôle du prénom ayant passé au surnom, il n'était plus d'usage depuis longtemps de donner des prénoms aux femmes. Il est d'autant plus singulier que Gaia Titia Fortunata ait un prénom alors que son père, Titius Fortunatus, qui devrait en avoir un, n'en a pas. On est très tenté de croire à une interversion qui aura attribué à la fille le prénom qui appartenait au père.
Titius. nom d'origine sabine, mis en honneur par la confrérie des sodales Titii, fondation du roi sabin Titus Tatius, et par diverses lois Titiae.
Fortunata, le surnom de la fille pris de celui du père.
Anima dulcissima, expression de tendresse déjà vue plusieurs fois et qui ne se rencontre guère que sur des épitaphes de jeunes gens, de jeunes maris ou de jeunes épouses.
Diaebits, sinae, pour diebus, sine, orthographes incorrectes à mettre au compte du langage populaire et sans doute conformes à la prononciation.
Épitaphe de Titius Prirrianus.
Don Duchàtelet.
Arcade LXII. — Pierre quadrangulaire qui paraît être le dé d'un cippe retaillé au ras de la base et du couronnement, et. de plus, sur tout le côté droit; « découvert en 1844, au quartier « SAINT-IR.ENEE, dans la rampe d'un escalier de la maison de
« campagne de M. Duchâtelet. située au-dessus du Château du « Diable » (Comarmond). — Hauteur o m. 80, largeur o m. 34.
L • TITI • PRIMAN/
C O L L I B E R T I et
L'TITI- VITAL î's
QV I • V I X I T • A N N i S