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MEMORIAE • AETERNw VALERIAE • POPPAE • FEMj NAE • SANCTISS • QVAE ■ vl 5 XIT • VNA CVM • CONIVGc
S V O ■ DECIM • MARCIANfl sINE • VLLA • ANIMI • LAESI ONE-ANN-XXXIIIIM-III-Dl/ DECIM • MARCVS SOROR ■o DVLCISS- PlIsS • ANIMAE • IN
COMPAR ■ MEMOR ■ PIETA'Ks" RELIQVIAS • EIVS • HOC • TV MVLO-DICAVETSVBASCIA
De Boissieu. p. 498. — Martin-Daussigny. n° 1058 du Registre.
Diis Manibus et memoriae aeiernae Valeriae Poppae, feminae sanctissimae , quae vixit una cum coniuge suo Decimio Marciano sine ulla animi laesione annis, XXXIII I, mensibus III, Jiebus //(?); Decimiits Marcus sorori dulcissimae, piissimae, animae incomparabili, viemor pietatis reliquias hoc tumitlo dicavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Valeria Poppa, « femme très vertueuse, qui a vécu avec son mari Decimius Mar- « cianus, trente-quatre ans, trois mois et deux jours, sans lui « avoir jamais fait aucune peine; Decimius Marcus à sa sœur excel- « lente et bien-aimée, âme incomparable. Plein du souvenir de « son affection, il a déposé ses restes dans ce tombeau, qu'il a « dédié sous Y ascia ».
Decim pour Decimlus, nom gentilice écrit abréviativement. Soror, « belle-sœur », plus affectueux que uxor fratris mei.
Épitaphe de Valeria Trophime.
Don Laurencin.
Arcade XLV. — Cippe « trouvé en juin 1812 dans les fondations « du pont Humbert, du côté de la place de l'ancienne Douane » (Artaud), rive droite de la SAONE. Une ascia est gravée entre les sigles D M. Une cavité carrée occupe le milieu de la plinthe de la base. — Hauteur 1 m. 24, du dé o m. 71 , largeur o m. 55.
et ■ a ET • MEMORIAE
dvlcissimae- animae valeriae • trophimes 5 qvaevixitannisxxx/
minvs- vno • die m-avrelivs- trophimvs
marItvsdesolatvs vxori • carissimae • et 'o valeriae-helpidi-matri eivshIcconditae
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle.
Artaud, Notice 1816, p. 3; Musée lapidaire, arcade I. — De Boissieu, p. 527. — Comarmond, Description , p. 3; Notice, p. 2. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 1 .
Diis Manibus et aeleruae memoriae dulcissimae animae, Valeriae Tropbimes, quae vixit annis XXX (?) minus uno die; M. Aurelius Trophinuts, maritits desolatus, uxori carissimae, et Valeriae Helpidi, maki eius, hic conditae.
« Aux dieux Mânes et à l'éternelle mémoire d'âme bien-aimée « Valeria Trophime, morte à l'âge de trente (?) ans moins un jour; « Marcus Aurelius Trophimus, son mari désolé, à son épouse très « chère et à Valeria Helpis sa belle-mère, ici ensevelie ».
Il semble qu'il y ait transposition, par la faute du graveur, de la troisième et de la quatrième ligne; la rédaction eût été certainement meilleure avec les mots dulcissimae animae placés à la suite des noms de la personne désignée par cette épithète affectueuse.
A cause des noms Marcus Aurelius du mari , l'épitaphe n'est probablement pas antérieure au règne de Marc Aurèle.
Aucun enfant n'apparaissant dans l'inscription, Aurelius, qui vient de perdre sa femme et a précédemment enterré sa belle-mère, se dit avec raison desolalus : « demeuré seul ».
C'est sans doute par hasard que le mari et l'épouse ont le même cognomen.
L'épitaphe de la mère de la défunte existe encore ; elle se voit à l'église Saint-Just, engagée dans le mur d'un couloir conduisant au clocher ; elle est en majeure partie illisible : Diis Manibus ET | MEMORIAE AETY/-J//AE VALERIAE | HELPIDIS ANI | mae
SANCTISSIMrtf | anus | ojNIVGI |
(Symeoni, ms., p. 78; De Boissieu, p. 526)
Helpis par /;, orthographe très fréquente mais fautive.
Épitaphe de Velitius Rufinus.
Arcade I. — Cippe avec base et couronnement; « découvert dans les fouilles de SAINT-1RÉNÉE en 1825 » (De Boissieu) ; « en 1824, en creusant les fondations de l'escalier qui monte à « l'église, et entré au Musée en 1845 » (Comarmond). — Hauteur 1 m. 50, du dé 1 m. 18, largeur o m. 63.
P • VELlTI • RVFINI p-velItivsqvietvset
VELlTIA ■ QVIETILLA 5 FRATRI ■ SIBI • K ARISSIMo
ET • VELIUVS • HYLARVS • lIb ET • CORNEL • POLYCARPVS HEREDES • POSVERVNT VIXIT • ANNIS • XVI
MENSIBVS • [III • DIEBVS ■ V
Lettres de bonne forme, du premier ou du deuxième siècle. Une hedera entre les sigles D M à, la première ligne.
Arcb. hist. et stat. du Rhône, 12, p. 1Q2. — De Boissieu, p. 528. — Comarmond, Description, p. 4; Notice, p. 2. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 1 .
Dits Manibus P. Vèlitii Rufini ; P. Velitius Quietus et Velitia Quietilla fratri sibi karissimo, et Velitius Hylarus, libertus, et Cornélius Polycarpits, beredes, posuerunt. Vixit annis XVI, mensibus IIII, diebus V.
« Aux dieux Mânes de Publius Velitius Rufinus; Publius Veli- « tius Quietus et Velitia Quietilla, à leur frère très cher, et Velitius « Hylarus, son affranchi, et Cornélius Polycarpus, ses héritiers tous, « ont élevé ce tombeau. Il est mort à l'âge de six ans, quatre mois « et cinq jours ».
Les deux frères, nommés du même prénom.
L'affranchi, nommé sans prénom, parce qu'il se comprenait de soi qu'il avait celui de son patron.
Velitius, nom gentilice des plus rares, connu à Lyon par ce seul exemple ; nous ne l'avons rencontré ailleurs que dans la Cisalpine, sur une inscription de la ville d'Esté, en Vénétie : Luccia, C(aii) f(ilia), Qiiarta, sibi et M(arco) Velitio [. . . .]//', filio suo. (C. I. L., V, 2647).
Hylarus par y, orthographe fautive.
L'absence de l'ascia, marque probable d'ancienneté.
Épitaphe de Venantia Doné.
Arcade LVI1I. — Cippe avec base et couronnement; « tiré de « l'ancien château de PIERRE-SCIZE » (De Boissieu); « découvert « en juillet 1839 sur la rive droite de la SAONE, au-dessous du
« rocher de Pierre-Scize » (Comarmond). — Hauteur i m. 13, du dé o m. 65, largeur o m. 63.
ET'MEMORIA • A E T E R // a e PERPETVAE • SECVRITAT/ VENANTIA- DONIS 5 EVGAMIVS • COIVX
PONENDVM • CVRA VIT • ET- SVB ■ ASCIA ■ DED
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle; l'A et l'E final de MEMORIAE liés en un monogramme.
Abbé Greppo, dans Revue du Lyonnais, 10, p. 327. — De Boissieu, p. 527. — Comarmond, Description , p. 350; Notice, p. 126. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 22.
Diis Manibus et memoriae aeternae, perpetuae securitati Veuantiae Donis, Eugamius, coniux, ponendum curavit et sub ascia dedicavit. *
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle, au repos perpé- « tuel de Venantia Doné, Eugamius, son mari, a élevé ce tombeau « et l'a dédié sous V ascia ».
Venantia, faute de gravure pour Venantiae, à moins de sousentendre, après les nominatifs Venantia Donis. les mots hic sita est.
Coiux pour coniux, orthographe très usitée qui supprimait Yn dans les voyelles composées et autorisait à écrire Hortesius, Masuetus, cesor, cosul, etc. Le graveur ne s'est toutefois pas conformé à ce procédé pour le mot ponendum; il aurait dû écrire ponedu m.
4l6 INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES
Épitaphe de Vibius Alexander.
Arcade XXXVI. — Stèle à sommet cintré, « trouvée en 1859 « à TASSIN, dans une terre » (Daussigny). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. Un petit fronton triangulaire bordé de moulures se voit au-dessus de cet encadrement et occupe le milieu du cintre qui forme le couronnement de la pierre. — Hauteur 2 m., largeur o m. 36; hauteur de la partie encadrée o m. 72, largeur o m. 28.
VIBIO • ALE X A N D R O VIBIA • ALE
5 ïANDdRIA