‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 29 sur 70 · TO • IN • PATRICIAS • FAMILIAS · texte numérisé non relu

TO • IN • PATRICIAS • FAMILIAS

ARAM • CONSTITVIT ■ AC DED1CA VI T

Les lettres VI DE de la première ligne ajoutées d'après la copie de Millin; accents sur l'O de PROVINCIA à la cinquième, sur l'O de PROV à la septième, sur le premier O de VICTORINO à la douzième . sur l'A de PHILIPPIANO à la treizième et sur le dernier A de PATRICIAS à la quinzième ; barres horizontales au-dessus de AVGGG à la septième, de LEGG à la huitième, de LEG à la onzième et à la treizième, et au-dessus du chiffre V à cette dernière; l'V et l'M finale du mot MILITVM à la fin de la dixième, l'E et le T de ET à la douzième et à la quatorzième liés en monogrammes.

Artaud. Lyon souterrain, p. 20; Musée lapid., p. 123. — Millin. Voyage. 1, p. 528. — Orelli, 922. — Cochard, Archives

statist., 2, p. 81. — Dh Boissieu, p. 6s. — Comarmond, Descr., p. 214. pi. 8; Notice, p. 79. — Mommsen dans les Annales, de ïlnstit. de corresp. archêol., 1 8=si. p. 59. — Monfalcon, réédition de la Recherche de Spon. 1857. note Renier, p. 283: Musée lapid., p. 14. — Allmer. Revue épigraphique. 1. p. 30. — Bloch, Les Adlecti. 1883, p. 1 s6. — Dissard. Catalogne, p. 9s.

lovi depulsori, honae Menti ac reduci Foriunae, redhibita et

suscepta pr ovine ia. T. Flavius Secundus Philippianus, vir clarissinius, legatus Augustoruiu triuiu provinciae Luguditneusis, legatus legionum duaruin : I Minerviae et XIIII Gemiuae, allectus inter praetorios, tribuuicios, quâestorios, trïbunus milituni legionis Vil Geminae, cum Iulia Nepotitia clarissiiua feiuina sua, et T. Flavio Victorino Philippiâno, clarissinio juvene, tribuuo niilituiu legionis V Macedonicae, et T. Flavio Aristo UJpiano, clarissinio puero, lecto in patriciâs fa m Unis, ara m cou s ti tu il ac dedicavit.

« A Jupiter Depulsor, au Bon Esprit et à la Fortune de Bon « Retour, en reconnaissance de sa rentrée en possession du « gouvernement de sa province. Titus Flavius Secundus Philip- « pianus , clarissime . légat des trois Augustes gouverneur de « la province Lyonnaise, légat commandant des deux légions : « la I" Minervia et la XIIIIe Gemina, admis au rang des anciens « préteurs, des anciens tribuns et des anciens questeurs, tribun « militaire de la légion VII0 Gemina , a . de concert avec Julia « Nepotitia. clarissime femme, son épouse. Titus Flavius Victorinus « Philippianus . clarissime jeune homme . tribun militaire de la « légion Ve Maccdonica, et Titus Flavius Aristus Ulpianus. claris- « sime enfant, admis parmi les familles patriciennes, élevé et dédié « cet autel ».

M. Bloch, qui a eu à s'occuper de cette inscription dans sa thèse sur les Adlecti (p. 8). remarque que les trois Augustes qu'elle mentionne sans les nommer ne peuvent pas être Carus. Carin

et Numérien, parce que depuis Gallien (2^3 à 268) les sénateurs étaient rigoureusement exclus des commandements militaires, et que Flavius Secundus, légat impérial commandant de deux légions, appartenait à l'Ordre sénatorial. Les trois Augustes mentionnés par le texte sont donc Septime Sévère. Caracalla et Géta. dont le règne commun s'étend de 209. époque de l'association de Géta au titre d'Auguste, jusqu'au commencement de 211. époque de la mort de Septime Sévère. C'est à cette période que se rattache la reprise de possession du gouvernement de la Lyonnaise, que notre personnage avait peut-être perdu par suite de quelque disgrâce suscitée par des ennemis. Septime Sévère était alors en Bretagne avec sa femme et ses deux fils pour la guerre de Calédonie ; Flavius Secundus sera allé l'y trouver et aura réussi à se disculper pleinement et à rentrer en grâce. Le choix des divinités auxquelles, à son retour, il élève le monument de sa gratitude : — Jupiter « qui éloigne les malheurs et les embûches », le Bon Esprit, la Fortuna redux, — semble se prêter d'une façon remarquable à cette interprétation.

La fonction par laquelle commence sur l'inscription la carrière de Flavius est le grade de tribun de la légion VIIe Gemina, levée en Espagne et qui depuis Vespasien y tenait garnison. Cette légion prit-elle part à la querelle de Septime Sévère et d'Albin? On ne le sait pas positivement, mais ce qu'on sait c'est que Novius Rufus, le légat qui la commandait, embrassa avec ardeur la cause d'Albin et même lui amena au moins un important renfort de troupes (voy. de Ceuleneer, p. 93); aussi fut-il un de ceux que Septime Sévère s'empressa de faire mourir après sa victoire (Spartien, Sev., 13). Il n'est donc pas impossible que Flavius ait été mêlé aux événements de la guerre qui eut son dénouement sous les murs de Lyon.

Quoi qu'il en soit, il fut, à partir de son tribunat légionnaire, l'objet des constantes faveurs de Septime Sévère. Admis exceptionnellement au sénat sur le pied d'ancien questeur, il en

parcourut successivement les degrés supérieurs de la même manière privilégiée, c'est-à-dire comme ancien tribun du peuple et comme ancien préteur sans avoir géré ces fonctions, et probablement avec dispense des intervalles réglementaires. Puis, après avoir obtenu les deux commandements dont il a été parlé : celui de la légion XlIIIe Gemina Martin Victrix , cantonnée à Carnunte , dans la Pannonie Supérieure, et celui de la légion Ire Minervia, en garnison à Bonn, dans la Germanie Inférieure, il obtint un des plus avantageux et des plus considérables gouvernements auxquels pût prétendre un sénateur de rang prétorial . le gouvernement de la Lyonnaise, à propos duquel semble encore apparaître d'une manière marquée la protection de Septime Sévère. Sa femme et ses deux fils sont reçus dans l'ordre sénatorial et il obtient même pour le plus jeune les privilèges d'une origine patricienne.

L'endroit où a été découvert l'autel élevé par Flavius Secundus est situé au nord et près de la place des Terreaux ; il faisait conséquemment partie du terrain compris, sous la désignation de ad confliieutes, dans les dépendances de l'autel de Rome et d'Auguste, sur le domaine des trois Gaules. Il est tout naturel que ce haut fonctionnaire impérial, se croyant dans l'obligation de manifester par l'érection d'un monument religieux sa reconnaissance envers le prince qui, sans tenir compte des attaques de ses calomniateurs, lui avait rendu sa faveur et le gouvernement de la province qui lui avait été retirée, ait placé ce monument dans l'enceinte consacrée au culte de l'empereur. On n'aperçoit même pas en quel autre endroit il aurait pu le déposer aussi convenablement.

Il n'est nullement certain que notre pierre, dont la partie supérieure manque, ait été à proprement dire un autel. On peut très bien supposer un piédestal qui aurait autrefois porté un groupe de trois statues de bronze : celle de Jupiter entre celles de la Bona Mens et de la Fortuna redttx.

Statue élevée par les trois Gaules à un jeune personnage pourvu d'une des fonctions du vigintivirat.

Arcade XLV1II. — Bloc quadrangulaire sans ornements, paraissant avoir fait partie d'un piédestal commun à plusieurs statues, autrefois pourvu d'une base et d'une corniche rapportées; trouvé « en 1849 * (Comarmond). « en 1850 » (De Boissieu), dans les démolitions pratiquées pour l'ouverture de la rue Centrale, « dans « les murs d'une cave au coin de SA1NT-COME », au quartier SAINT-PIERRE, voisin des Terreaux ; « employé dans les fonda- « tions d'une maison en face de la rue Saint-Côrne ». — Hauteur 1 m. 30, largeur 0 m. 70. Hauteur des lettres de la dernière ligne o m . 12.

/IVL-TAVRO

/• FlL-X VIRO

STLITIBVS

z'VDICANDIS

très p r ovine i a e ^ALLIAE

De Boissieu, p. 606. — Comarmond, Description, p. 396: Notice, p. 141. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9. — Allmer, Revue èpi graphique. 1. p. }2.

lit Ho Tai/ro. .. .Jilio, decemviro stlitibus jitdicaudis, très provinciae Galliae.

« A Julius Taurus. fils de : décemvir juge, les trois

« provinces de Gaule ».

Le décemvirat stlitibus ji/dicandis était une des magistratures qui, au nombre de quatre depuis Auguste, constituaient ce qu'on appelait alors le vigintivirat, parce que les quatre ensemble comprenaient vingt membres : trois tresviri capitales chargés de la surveillance de la prison et des exécutions capitales, trois triumvirs monétaires dits acre argento aitro flando fcriuiido, quatre quattuorvirs préposés à la propreté des rues de Rome : viis in Urbc pitrgandis, dix décemvirs stlitibus judicandi-s dont la fonction était de juger sous la direction du préteur les procès de succession.

Auguste ayant rendu obligatoire pour les aspirants à la carrière sénatoriale l'exercice de l'une ou de l'autre des quatre fonctions du vigintivirat, les vingt membres étaient tous ou des fils de sénateurs, âgés au moins de dix-huit ans, chevaliers diguitate senatoria, ou des chevaliers non fils de sénateurs, mais ayant obtenu de l'empereur le don du laticlave.

Au noviciat civil était joint d'une manière non moins obligatoire un noviciat militaire , ordinairement représenté par le grade de tribun dans une légion, grade accessible également à l'âge de dixhuit ans, mais le plus souvent rempli après la fonction vigintivirale. Les magistratures du vigintivirat étaient à la collation du sénat; le tribunat légionnaire , comme tous les grades de l'armée , était à la collation de l'empereur ; la clef de l'entrée du sénat se trouvait être ainsi entre les mains de l'empereur. Cette entrée avait lieu par la questure, non avant l'âge de vingt-cinq ans.

Ce n'est pas en considération de la fonction de décemvir juge à Rome que l'honneur d'une statue a été accordé par l'assemblée des trois Gaules à notre jeune personnage ; c'est parce qu'il était le fils ou le neveu d'un prêtre à l'autel du confluent, à qui les

trois Gaules avaient décerné une statue accompagnée de celles des plus proches membres de sa famille. Ce père ou cet oncle de Julius Taurus aura, postérieurement à sa prêtrise, été fait sénateur par adlectio. Avant Vespasien , cela ne peut avoir eu lieu que sous Auguste ou sous Claude ; à partir de Vespasien , tous les empereurs se sont considérés comme investis des fonctions de la censure et ont pu faire des adlections dans le sénat.

Une inscription incomplète, relative à un prêtre dont le nom

ne nous est parvenu que sous la forme mutilée /O TAVRO.

pourrait avoir appartenu à notre monument.

Statue d'un enfant admis, à l'âge de quatre ans, par Antonin le Pieux, dans l'Ordre sénatorial.

Don du marquis de Belbeuf.

Constaté par une inscription sur le côté gauche de la pierre.

Arcade VI. — Piédestal oblong avec base et couronnement, trouvé en mars 1876 en creusant les fondations d'une maison située à côté du Palais de Justice, « à l'angle de la rue de l'ARCHE- « VÊCHË et de la rue PORTE -FROC » (Bréghot), au quartier SAINT-JEAN; recueilli alors par M. le marquis de Belbeuf, président de la cour royale de Lyon, et transporté à sa maison de campagne aux Massuts; actuellement au Musée. Deux inscriptions, correspon-

dant à deux statues que portait autrefois ce piédestal, occupent, à côté l'une de l'autre, la face antérieure. Celle de gauche est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur c m. 94 : du dé o m. ss. largeur 1 m. 60; hauteur de la partie encadrée o m. 31, largeur 0 m. 57.

CIVLCfIl-OVIR C • IVL • C • FiL • QVIR • CELSO

CELSO • MAXIMIANO A LIBELLIS • ET CENSIBVS

ADLECTO ANNORVM QVATTVOR. PROC • PROVINCIAR LVGVD ET AQVITANICfl*

IN AMPLISSIMVM ORDINEM PROC • PATRIMONI PROC X~X HEREDITAT ROMAf

AB IMP T AELIO HADRIANO PROC NEASPOLEOS ET MAVSOLEI ALEXANDRIAE PROC

ANTONINO AVG PIO P P XX HEREDITAT PER PROVINCIAS NARBONENS«H

ET AQVITANICAM DILECTATORI PER AQVITANICA* XI POPVLOS CVRATORI VIAE LIGNARIAE TRIVMPHA//S

APPIANVS-AVG • LlB • TABVL • RATION • FERRAR

Lettres de bonne forme ; peut-être un accent sur le second A de APPIANVS.

Bréghot du Lut, dans la Revue du Lyonnais, 4. p. 171 et suiv.

— De Boissieu, p. 246. — Renier, Mélanges d 'épigraphe, p. 83.

— Comarmond, Description, p. 391, pi. 5; Notice, p. 141. — Spon, éd. 1857, p. 293 et pi. — Wilmanns. 1257. — Bloch, Adlecti, p. 149. — Dissard, Catalogue, p. 96.

C. Iulio, Caii fi/io, Oitirina, Celso Maxiiuiauo, adlecto annorum quattuor in amplissimum ordinem àb imperatore Tito Aelio Hadriano Antonino Augusto Pio, pâtre patriae, Appiànus, Augusti libertus, tàbularius ration is ferrariarum.

« A Caiusjulius Celsus Maximianus, fils de Caius (Julius); de « la tribu Ouirina, admis à l'âge de quatre ans dans l'amplissime « Ordre par l'empereur Titus Aelius Antonin Auguste le Pieux.

« père de la patrie, Appianus, affranchi de l'empereur, préposé « à la comptabilité des mines de fer ».

Certainement, l'admission de cet enfant âgé seulement de quatre ans dans l'aniplissime Ordre, comme s'exprime l'inscription, n'en faisait pas un sénateur et ne lui donnait pas le droit de siéger comme tel à la curie. Les expressions adlectits in amplissimum ordinem, lato clavo ornatus ou don a fus, ne signifient rien de plus que l'admission dans l'Ordre sénatorial. Telle est l'opinion émise par M. Bloch dans sa remarquable thèse sur les adlecti (1883, p. 129 et suiv.), où il rappelle, outre la présente inscription, l'exemple marquant de Maximin, le futur empereur, gratifié du latus clavits par Sévère Alexandre (Capitolin, Max., 5), et qui, à la mort de ce prince, c'est-à-dire au moment de son propre avènement (Id.. 8), n'était pas- encore sénateur.

En conséquence de son privilège , le jeune Julius Maximianus, assimilé à un fils de sénateur, pouvait paraître dans les spectacles, dans les repas publics avec la large bande de pourpre, latus clavus, qui était la marque distinctive des personnes de l'Ordre sénatorial. A l'âge où les jeunes gens prenaient la robe virile, il put, si un règlement d'Auguste mentionné par Suétone (Aug., 38) était encore en vigueur au temps d'Antonin le Pieux, assister, revêtu du laticlave et comme auditeur, aux réunions de la curie; à dixhuit ans , recevoir du sénat une des charges du vigintivirat et ensuite de l'empereur le grade de tribun légionnaire; enfin, à l'âge de vingt-cinq ans. obtenir la questure et devenir alors sénateur.

L'inscription qui concerne notre très imberbe personnage se lit à côté de celle de son père, l'une et l'autre autrefois surmontées de leurs statues, élevées par un affranchi impérial que le texte qualifie de « préposé à la comptabilité des mines de fer », comptabilité dont le bureau, pour les mines de la Gaule, était à Lyon.

Pour l'inscription relative au père, qui n'était que chevalier. voir ci-après aux fonctions équestres.

Rappel des inscriptions contenues dans le paragraphe

précédent.

Consuls. — Ci-dessus n° s. date par les noms des consuls de l'an 160: App. Annio Atilio Braâua, T. Clodio Vibio Varo, cos.

Consuls. — Page 139, date par les noms des consuls de l'an 172: XVII- k- (non XVIII ) septembres, Orfito et Maximo, cos.

Consuls. — Page 54, date par les noms des consuls de l'an 184 : XII kal. maias - VIIII kal. maias, L. Eggio Marullo, Cn. Papirio Aeliaiio, cos.

Consuls. — N° 6. date par les noms des consuls de l'an 190 : XVI kal. Iulias, Imp. Cars. M. Aurelio Commodo Antonino Ang. VI, Marco Sura Scptimiano, cos (les noms de Commode martelés).

Consuls. — N° 7, date par les noms des consuls de l'an 194 : VII id 11 s maias - V idus easdem, Imp. L. Septimio Severo Pertinacc Ang. II et D. Clodio Septimio Albino Caes. II, cos (les noms d'Albin martelés).

Consuls. — N° 8, date par les noms des consuls de l'an 197 : //// nouas maias -nonis eisdem , T. Sextio Laterano. L. Cuspio Riifino, cos.

Consuls. — Sabino IL Anullino, cos. en 216.

Consuls. — Page 52, date par les noms des consuls de l'an 245 : VI ou xVI kal. martias ou maias, Imp. d. 11. Pbilippo Au g. et Titiano, cos.

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Date par les noms des consuls de l'an 172. — Fragment découvert près de l'église SAINT-JEAN (De Boissieu. p. 529; Le Blant, Jnscr. chrèt., I, p. 96, avec figure de la pierre), et faisant mention d'une dédicace à une date ainsi exprimée : DED1C • XV11 • SEPT | ORFITO ■ ET ■ MAXIMO | COS, c'est-à-dire, après correction du chiffre XVIII par XVII ■ K (voy. Renier, note à Spon, Recb,, éd, 1857, p. 32), « dédié le 17 des calendes de « septembre » (16 août), de l'an 172. Les noms plus complets des deux consuls étaient : Ser. Calpurnius Scipio Orfitus et . . . Quintilius Maximus (voy. Klein. Fastes). Ils étaient encore en fonctions en octobre; on lit dans Lampride (Connu., 11) que Commode reçut aux « ides Herculiennes » (15 octobre), Maximo et Orfito consulibus, le titre de Germanique.

Statue d'un personnage, peut-être gouverneur de la Lyonnaise. — Inscription (De Boissieu. p. 284) incomplète et inexactement copiée, autrefois à SAINT-GEORGES, dans la collection des Pères de la Trinité, au nom de Ti(berius) Claudius, Ti(berii) fil(iits). Pal(atina), Quartinus, tribun de la légion IIIe Cyrenaica, élevé par Trajan, de l'Ordre équestre à l'Ordre sénatorial : adlecto ab divo Trajano Partbico in spteiididissimo (à corriger peut-être par amplissimo) ordinc ; VI PANNONIAE LEG (à corriger soit par qaaestori urbano, aed(ili) pleb(is), soit par inter quaestorios, aed(ili) pteb(is); préteur, légat propréteur du proconsul de la province d'Asie ; légat de Trajan, puis d'Hadrien, remplissant, quoique de rang seulement prétorial, les fonctions intérimaires de légat consulaire de

l'Espagne Tarraconaise : lcg(ato) divi Trajani [(Parthici)] et Imp. Caes. Trajani Hadriani Aug(usti) vi[ce] Jcg(ati) provinc(iae) Hispan(iae) citerior(is) Tarra\con(ensis)\ ensuite chargé par l'empereur Hadrien d'un commandement extraordinaire que l'état du texte ne permet pas de déterminer et que nous avons supposé pouvoir être le commandement, avec le titre de praepositns, de détachements des légions IIe Trajana Fortis et IIIe Cyrenaica à conduire à la guerre de Judée : jussu Imp(craioris) Hadriani Au g. CAES

GEMICA ET HADRIANIA ou d'après une autre copie

FORT ET III CYRE; puis peut-être après cela, suivant une conjecture de Renier (Spon, Recherche, éd. 1857, P- IQ6), gouverneur de la Lyonnaise, et ce serait à ce titre qu'une statue lui aurait été élevée à Lyon. Les détachements conduits par lui formaient sans doute un effectif égal ou supérieur à celui d'une légion et auront été, à cause de cela, placés sous le commandement d'un praepositns de rang sénatorial.

Voir Renier, /. c; Bloch, Adlecti, p. 145; Hùbner, C. /. L., IL 2959.

Statue élevée par la cité des Lémovices à un personnage pourvu, entre autres fonctions prétoriales, du gouvernement de l'Aquitaine. — Inscription incomplète (De Boissieu, p. 82), autrefois « à l'entrée « d'un logis joignant le port où l'on s'embarque pour Vienne vers ,« les chaînes d'Enay », au quartier d'AINAY, au nom de C(aius)

Alfidius, M(arci) filius Gai lus Paccianus, , questeur

de la province de Macédoine, édile, préteur, curateur des voies Tiburtina et Valeria, légat légionnaire, proconsul de la province de Crète et de Cyrenaïque, légat impérial gouverneur de la province d'Aquitaine, septemvir épulon, membre de la confrérie des Hadrianales et par conséquent d'une époque postérieure à Hadrien. La statue dont l'ont honoré les Lémovices devait être placer, non pas à Ainay, mais sur le domaine des trois Gaules.

Voir Renier, dans Spon, Recherche, éd. 1857, p. 195.

Inscriptions étrangères.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Lucius Tettienus Serenus (inscr. à Ca rouge, près Genève; voy. Mommsen, /. H., 78), legatus Augusti sous Vespasien, en 79.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Cornélius Gallicanus (même inscr.), legatus Augusti sous Domitien, en 83.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Lucius Minicius Rufus (même inscr.), legatus Augusti sous le même empereur, en 87.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Anonyme (inscr. à Avenches, /. /-/., 17s), legatus Augusti provinciae Lugdunensis sous Trajan.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Titus Vitrasius Pollio (inscr. au musée de Nîmes; Spon , Miscell., p. 253), legatus Augusti sous Hadrien.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Claudius Paulinus (inscr. de Thorigny ; voy. de Boissieu, p. 262) sous Sévère Alexandre, en 225.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Aedinius Julianus (même inscr.), quiuquefascalis in provincia Lugdunensi, successeur du précédent : decessori meo, probablement sous le même empereur.

Gouverneur de la Lyonnaise. — Anonyme (inscr. à Rome.

Corp., VI, 1 560), legatus divi [ provinciae Lug]dunensis, d'une

époque non indiquée.

Censiteur de la Lyonnaise. — Anonyme (inscr. d' Avenches ci-

dessus rappelée), legatus Augusti ad census accipiendos sous Trajan, et que Renier (Mèl. d'èpigr., p. 49) attribue à la Lyonnaise.

Censiteur de la Lyonnaise. — Caius Julius Proculus (inscr. à Rome; Wilmanns, 1163), îegatus Augusti pro praetore ad census proviuciae Lugdunensis également sous Trajan.

Censiteur de la Lyonnaise. — Lucius Aemilius Karus (inscr. de Rome; Corp., VI, 6049). Iegatus Augusti pro praetore censitor proviuciae Lugdunensis sous Hadrien ou sous Antonin le Pieux (voy. Renier, p. 50).

Censiteur de la Lyonnaise et de Lyon. — Quintus Hedius Rufus Lollianus Gentianus (inscr. à Tarragone, Corp., IL 4121), censitor proviuciae Lugdunensis item Lugdunensium sous Septime Sévère.

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