EX • DECRETO ■ DE
L'N et l'I final du mot AEMILIANI liés en un monogramme.
Cochard, Archives historiques et statistiques du Rhône, 2, p. 58.
— De Boissieu, p. 485. — Renier, Mélanges d'épigraphie, p. 1.
— Comarmond, Description, p. 132; Notice, p. 54. — Spon, Recherche, éd. 1857, p. 320. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9. — Dissard, Catalogue, p. 95.
Cervidiae , Qjtiuti filiae, Vestinae, clarissimae feminae, Lucii Fulvii Aemiliani, ex decreto decurionum.
« A Cervidia Vestina, fille de Quintus Cervidius, femme claris- « sime, épouse de Lucius Fulvius Aemilianus ; (statue élevée) par « décret des décurions ».
Le nom, ici mutilé, de la femme de Lucius Fulvius Aemilianus se lit entier sur l'inscription de Rome (C. I. L., VI, 1422) déjà rappelée, qui décore le piédestal d'une statue élevée par elle à son mari Lucius Fulvius Gavius Numisius Petronius Aemilianus; ce nom est Cervidia et il y est, de plus, accompagné d'un autre nom gentilice; la femme de Fulvius s'appelait de tous ses noms Attia Cervidia Vestina. Le titre de « femme clarissime », qu'elle a sur l'inscription de Lyon, nous la montre comme appartenant elle-même à l'Ordre sénatorial, peut-être par cela seul qu'elle était la femme d'un sénateur, mais bien plus vraisemblablement, comme permet de le présumer son double nom gentilice, parce qu'elle était de famille aristocratique. A l'époque dont il s'agit, les membres de cet Ordre étaient d'autant plus soigneux de prendre leur titre distinctif que Septime Sévère venait de créer pour les chevaliers, dans le but de rehausser l'Ordre équestre et d'abaisser par cela même celui des sénateurs, deux titres de noblesse parallèles : celui de vir egregius et celui de vir perfectissimus.
Borghesi (Œuvres, 8, p. 602) n'est pas éloigné de croire que Cervidia était la fille du célèbre jurisconsulte Quintus Cervidius Scaevola, le principal conseiller de Marc Aurèle (voy. Capitolin, M. ont., 11), et qui avait été aussi le maître de jurisprudence de
Papinien et de Septime Sévère, avocat du fisc au début de sa carrière (Spartien, Carac., 8). Elle aurait été ainsi bien digne d'épouser un sénateur que sa fonction de préteur chargé de juger les affaires de tutelle nous présente comme versé dans la connaissance du droit.
On ne l'a sans doute pas oublié. Fulvius Aemilianus était à la fois curateur et patron de la colonie de Lyon, et les Lyonnais lui avaient dressé une statue. 11 est présumable que c'est alors qu'ils en auront aussi dressé une à sa femme. Décrétées par les décurions, ces deux statues devaient s'élever sur le sol public et vraisemblablement alors sur le Forum.
Autel à Jupiter, au Bon Esprit et à la Fortune de Bon Retour par un gouverneur de la Lyonnaise, sous Septime Sévère.
Don de M. Valouy.
Arcade XXXV. — Autel avec base mais sans couronnement, trouvé le 28 mars 1780 dans la rue SAINTE-CATHERINE, au quartier des TERREAUX, en creusant les fondations de la maison linbert; retaillé alors à sa partie supérieure et employé comme pierre de construction dans un des murs de la cour de la maison ; extrait de là en 1838 et recueilli au Musée. Au moment de la découverte, l'autel était encore pourvu de son couronnement avec
plusieurs lettres, reste d'une première ligne aujourd'hui manquante. — Hauteur i m. 30; du dé 1 mètre, largeur 0 m. 68.
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