‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 4 sur 70 · ANTONIN LE PIEUX · texte numérisé non relu

ANTONIN LE PIEUX

Taurobole offert pour la conservation de l'empereur Antonin le Pieux et le maintien de la colonie de Lyon en l'an 160.

Salle de sculpture. — Autel avec base et couronnement, découvert en 1704 (1). sur le versant oriental de la colline de FOUR.V1ÈRE , dans la vigne d'un sieur Bourgeat, « dont la « propriété appartient aujourd'hui à M. Marc Antoine de Nolhac » (de Boissieu), derrière les ruines du théâtre antique qui se voient

l6 EMPEREURS

chez les Dames de la Compassion; cédé en 1742 au corps des Echevins par Léonard Gaultier du Fel , trésorier de France au bureau des finances de la Généralité de Lyon , moyennant la somme de 3000 livres (1), « Le monument fut placé à l'Hôtel- « de-Ville, dans la salle où l'Académie tenait ses séances. De là « il a été transporté au Musée lors de sa création » (Comarmond), avant 1808. Une tête de taureau sculptée en relief, parée d'une infitla de grosses perles retombant de chaque côté, se voit au milieu de la face antérieure et coupe en deux parties l'inscription: elle est accompagnée d'une tête de bélier avec le même ornement sur la face latérale gauche, et du couteau à crochet appelé harpe sur la face latérale opposée, dont, en outre, le haut contient deux lignes d'inscription séparées en deux groupes par la pointe du glaive, placé verticalement. Au milieu de la face supérieure du couronnement est creusé, entre les deux volutes de la lysis, un foculus en la forme d'une cuvette circulaire peu profonde et à

ARCHIVES MUNICIPALES DE LYON. — Série BB 307.

Année 1742. — Mandement de 3000 livres à Léonard Gaultier du Fel,

trésorier de France au Bureau des Finances de la Généralité de Lyon, « en reconnoissance « et considération d'un ancien monument de pierre de taille ayant la figure d'un « piédestal quarré, dont la hauteur est d'environ quatre pieds, que le dit sieur du Fel « a prié les dits sieurs Prévôts des marchands et Echevins d'accepter, à quoi ils se sont « déterminés d'autant plus volontiers que ce monument, qui sera placé dans l'Hôtel « commun de cette ville, ayant été trouvé en l'année 1704, sur la montagne de Four- « vières, où la première ville de Lyon avoit été bâtie, il est un des plus rares et presque « l'unique pour donner une parfaite connoissance de la cérémonie du taurobole, qui se a faisoit dans les temps reculés, par les inscriptions qui y sont gravées qu'il fut érigé « pour conserver la mémoire d'un taurobole ou sacrifice de taureau à la déesse Cybèle, « fait, l'an 160 de Jésus-Christ, par Lucius Aemilius Carpus, l'un des six augustaux du « temple d'Auguste à Lyon, pour la santé de l'empereur Antonin le Pieux, pour celle « de ses enfants et pour la prospérité de la colonie de Lyon ».

Inventaire sommaire des Archives communales antérieures à 1790, rédigé par M. F. Rolle, archiviste-adjoint. 1865. Tome premier, p. 204.

bords saillants. — Hauteur i m. 40. du dé o m. 8s. largeur o m. 4s.

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