LA GARDE DITE DES VIGILES
La garde créée pour combattre les incendies et faire pendant la nuit la police des rues est une institution d'Auguste, à l'imitation de ce qui depuis longtemps existait à Alexandrie. Son organisation date de l'an 6 de notre ère. Elle formait sept cohortes réparties en sept casernes dans les quatorze régions de Rome, chacune d'elles ayant à desservir deux régions contiguës.
Chacune des sept cohortes, composée de 1000 à 1200 hommes dont une partie était peut-être à cheval, se divisait en sept centuries et était commandée par un tribun. Toutes ensemble étaient sous le commandement du préfet des vigiles, chevalier romain, ayant au-dessous de lui un lieutenant du titre de subpraefectus.
La préfecture des vigiles exigeait des connaissances juridiques et était un des plus hauts postes de la carrière équestre. Trois préfectures seulement étaient d'un rang supérieur : celle du prétoire la plus haute de toutes, celle d'Egypte et celle de l'annone.
Les cohortes des vigiles étaient composées, non de citoyens romains, mais d'affranchis, qui toutefois, au bout d'un service
de six ans d'abord, ensuite de trois ans seulement, acquéraient la civitas et pouvaient ainsi poursuivre leur carrière dans les autres parties de l'armée.
Autel à Jupiter par un préfet des vigiles.
Arcade XLIII. — Autel privé de sa base, mais encore pourvu de son couronnement, « découvert le 15 mars 1820 à FOURVIÈRE, « dans le jardin de l'hospice de l' ANTIQUAILLE, à la profondeur « de deux mètres et demi sur le pavé antique d'une salle de bain « ou d'une conserve d'eau » (De Boissieu) ; « en 1827 dans le « clos des Antiquailles » (Comarmond). — Hauteur o m. 80; du dé o m. 60, largeur o m. 61.
I • O • M DEPVLSORI • ET DlIS • DEABVSQVE