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« Ici repose mara, servante de Dieu, ».
« L'extrême rareté des inscriptions grecques chrétiennes dans « les Gaules doit faire vivement regretter ». dit M. Le Blant, « la « mutilation de ce marbre . appartenant sans doute à quelque « personnage de distinction, si l'on en juge par la dimension peu « commune du fragment qui nous est parvenu.
« L'épitaphe débutait par la formule habituelle EN®A KEITAI « ou KATAKEITAI. Les deux syllabes MAPA. suivies d'un frag- « ment d'E ou de ®, paraissent représenter soit une partie, soit la « totalité d'un nom propre ».
D'après des exemples auxquels il renvoie, mais qui sont pris hors de la Gaule, M. Le Blant propose Mâpadâvioç.
Suivant notre essai de restitution, . . . mara serait la fin d'un nom féminin de forme franque ou burgonde. Mais encore ignore-ton si le fragment n'a pas été apporté à Lyon de quelque pays étranger.
Dans la marge, à la gauche du texte, se voit le monogramme du Christ en forme de croix carrée. M. Le Blant (Inscr. cbrèt., I, XIII, XIV) constate que cette forme est d'un tiers de siècle moins ancienne que celle du Chrisme où le P est enlacé au X,
Fragment de l'épitaphe d'un jeune enfant.
Au Dépôt. — Fragment d'une tablette de marbre, de provenance non connue. — Hauteur o m. 16. largeur o m. 10.