C-ATTICI- LATIN
I V L • CHELIDON
L AT I N I • E T • I VLI DIAPSORICWl
C(aii) Attici(i) Latini (et) Iuli(i) cbelidon(ium) . Latini et htli(i) diapsoricum.
La seconde légende fait voir clairement une association de deux oculistes.
Pour les noms du premier, il n'y a pas d'incertitude : il s'appelait certainement C(aius) Atticius Latinus. On a plusieurs exemples du gentilice Atticius et la transformation des cognomens en gentilices est d'ailleurs un cas fréquent : Primius, Secundius, Verecundius, etc., etc.
Le second associé s'appellait-il simplement Jiilius, de son nom gentilice, sans prénom, ni surnom ? C'est assez peu vraisemblable. Dans les premières années du premier siècle et précédemment, il
n'était pas rare qu'on n'eût pas de surnom, mais le prénom ne manquait pas ; il n'est pas probable que le cachet soit d'un temps si ancien. Au troisième siècle, le prénom manquait souvent, mais le surnom ne manquait pas. Si le second des deux associés s'appelait Jitliits de son gentilice seul, la seconde légende aurait dû de même nommer le premier par son gentilice seul et dire : Altici(i) et Iuli(i), au lieu de nommer le premier par son surnom et le second par son gentilice. Ne serait-ce pas plutôt que le second associé s'appelait des mêmes prénom et gentilice que le premier, dont il était peutêtre le frère ou le fils ? Le graveur du cachet aurait jugé inutile de répéter pour le deuxième associé les deux premiers noms déjà exprimés. Ce deuxième associé se serait appelé [C(aius) Atticius] de son prénom et de son nom et Iitlius de son surnom. 11 ne manque pas d'exemples de gentilices employés comme surnoms (voir pour Iulius la table des surnoms, de Wilmanns, du Corpus, XII, etc.). Souvent, un des enfants recevait pour surnom le gentilice de sa mère, ordinairement modifié en anus, mais non rarement sans aucun changement.
En résumé, il n'est pas impossible que le second associé se soit appelé simplement Iulius de son gentilice, mais plus probablement il s'est appelé, comme le premier (peut-être son proche parent). C(aius) Atticius Iulius. Cela semble confirmé par la seconde légende.
Le collyre de chélidoine était employé par les oculistes anciens contre les troubles et les faiblesses de la vue, même de nature amaurotique ; il en est fait plusieurs fois mention sur d'autres cachets. Le diapsoricum était un collyre contenant surtout des astringents métalliques, tels que les oxydes de zinc et de cuivre ; on s'en servait contre la psorophtalmie, c'est-à-dire la conjonctivite palpébrale avec démangeaison et érosion angulaire.
Comarmond, Description, p. 520, n° 200 (diabsoricvm). — Grotefend, Pbilologus, XXX, p. 155, n°8i; ici., Die Stempel der roemiscben Augenaertqte, p. 20, n° 6.
2. — Tablette rectangulaire en stéatite verdâtre, avec saillie sur chacun des plats, trouvée à Nîmes (Gard) avant 1770. Perdue, puis retrouvée dans les dépôts du musée, par M. Martin-Daussigny en 1860.
L'inscription, rétrograde et en creux, est gravée sur une seule des grandes tranches; une autre inscription, simplement esquissée à la pointe, se voit sur l'un des plats. — Longueur 0,038 ; largeur 0,035, épaisseur à la tranche 0,005, au milieu 0,011.
clvd<!kgalba)Cicx
Claudior(itin) Galb(anum ?) ad cicat(rices).
Sur le bord de la tablette, en lettres tracées à la pointe :
Le même mot, mais incomplet de la première lettre emportée par une légère fracture, se trouve répété sur la partie gauche du même plat.
La lecture ci-dessus est celle de M. Hirschfeld, mais peut-être doit-on lire galb(aneum), comme le propose Grotefend. Le galbanum était une substance gommo-résineuse, attractive et résolutive, qui devait très probablement servir de base au collyre des Claudes destiné surtout à combattre les cicatrices de la cornée transparente.
Walch, Aiitiquitates, p. 56. — Saxe, Epis t., p. 62. — Gough, Archaeologia , IX, p. 2}S. — Tôchon, Dissertations, p. 67, n° 18. Grotefend, Philologus, XIII, p. 135, n° 12; id., Siempel, p. 35, n° 17. — Martin-Daussigny, n° 43 de son Registre d'entrées. — C. /. L., 5691, 1.
y. — Tablette rectangulaire en stéatite rouge brun, trouvée au lieu dit « chez Moussier » à Sainte-Colombe (Rhône), en 1887. — Don de M. l'abbé O. Jail, professeur à Vienne.
Les inscriptions, rétrogrades et en creux, occupant les tranches des deux grands côtés. Trois traits s'entre-croisant au centre d'un rectangle, sont gravés sur chacun des plats; l'un d'eux porte en outre quelques lettres presque complètement effacées à l'exception de deux T. Une inscription, très légèrement tracée à l'aide d'une pointe, se voit sur la tranche d'un des petits côtés. — Longueur 0,037 ; largeur 0,033 ! épaisseur 0,007.
L • FANI- AG ATHON IS LYSIPON-AD-IMPET-