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Autel à Mercure, apporté de Chalon-sur-Saône

Arcade XXX11. — Niche cintrée contenant une statue en demi-

relief de Mercure avec le caducée et le bouc; trouvée en 1829 dans le cimetière de SAINT-JEAN-DES-VIGNES près de CHALON-SUR- SAONE, acquise par Artaud et léguée plus tard avec son cabinet à la Ville. L'inscription , détruite en partie, occupait la tranche du cintre.

Deo [Merci irio 0]ctavius

« Au dieu Mercure, Octavius ».

Abbé Greppo, dans la Revue du Lyonnais, décembre 1840. — De Boissieu, p. 13. — Comarmond, Description, p. 282 et planche n° 7; Notice, p. 103. — Canat, Inscriptions antiques de Chalonsur-Saône et deMâcon, 1856, p. 5.

2. — Moulage de Fépitaphe avec bas -relief du cavalier Albanus, apporté de Chalon-sur-Saône.

Arcade XXXV. — Moulage d'un monument trouvé à CHALON- SUR-SAONE, en 1839, représentant en demi-relief, dans une niche carrée, un cavalier sur son cheval; l'épitaphe est audessous dans un encadrement de moulures ; « donné par le « musée de Chalon-sur-Saône et entré au musée de Lyon le « 8 juillet 1869 ».

Albanus , Excingi f(ilius), eques ala Astttrum, natione Ubius, stip(endiorum) XII, an(norum XXX V), b(ic) s(itus) e(st). S(ibi) /(ecerunt) Ruf us f rater et Alba

« Albanus, fils d'Excingus, cavalier dans Y ala des Astures, ubien « de naissance, mort à douze ans de service et à trente-cinq ans

« d'âge, repose ici ; Rufus, son frère et Alba ont élevé ce

« tombeau pour lui et pour eux-mêmes ».

Canat, Inscriptions antiques de Chalon-sur-Saône , p. 33 et pi. en photographie. — Daussigny, n° 1133 de son Registre d'entrées.

Inscription de la cité des Ségusiaves.

Borne itinéraire de Claude, apportée du camp de la Valbonne.

Arcade XVII. — Borne cylindrique, incomplète dans le bas, découverte dans le courant de juin 1879 au camp de la VALBONNE, entre Montluel et Meximieux (dép. de l'Ain), peu profondément enfouie et distante d'environ 10 mètres de l'ancien chemin de Châne à Bellignieu, près de son croisement avec la grande route et la ligne du chemin de fer de Lyon à Genève; actuellement au musée de Lyon. L'inscription est gravée sur une face plane taillée pour la recevoir.

Ti. Claudio, Drusi filio, Caesari Augusto Germanico, pontifici maximo, iribunicia protestate III, consuli III, imper atori, patri patriae

« A Tibère Claude, fils de Drusus, César Auguste Germanicus, « souverain pontife, revêtu de la puissance tribunicienne pour la

« troisième fois, consul trois fois, imperator, père de la patrie. — « 1 19 (lieues) ».

Allmer, Revue épigraphique, I, p. 113.

Inscriptions de la cité de Vienne.

1. — Epitaphe de Pompullius Carpus, apportée de Sérézin-du-Rhône.

Arcade L. — Cippe découvert à SÉRÉZIN-DU-RHONE (dép. de l'Isère), en 1853, dans les travaux de terrassement pour l'établissement de la gare. Des restes de rouge antique dans le creux des lettres.

Dits Manibus, P. Pompullii Carpi.

« Aux dieux Mânes de Publius Pompullius Carpus ».

Delorme, Journal de Vienne du 11 décembre 18^3. — Allmer, Inscr. de Vienne, III, p. 93, pi. 132-2. — Spon, Supplément, p. 365. — Daussigny, n° 833 de son Registre d'entrées. — Hirschfeld, C, XII, 1993.

2. — Epitaphe de Pompeia Potita, apportée de Saint-Romain-en-GalIe.

Arcade IX. — Tablette bordée de moulures; « trouvée en 1757 « dans l'église de SAINT-ROMAIN-EN-GALLE (dép. du Rhône), « dont on refaisait le pavé » (Charvet); « cette tablette servait de « dalle dans l'église de Saint-Romain-lès-Vienne, près de Sainte- « Colombe », elle a été transportée à Lyon sous l'administration « de M. le marquis d'Herbouville » (Artaud), de 1808 à 1810.

Pompeiae, Cnei filiae, Potitae; P. Pantins Priscus iixori et sibi vivns.

« A Pompeia Potita, fille de Cneus (Pompeius); Publius Pantius « Priscus à son épouse et pour lui-même de son vivant ».

Charvet, ms. p. 119, éd. p. 147. — Artaud, Notice 1816, p. 71. — Cochard, Notice sur Saint-Romain, p. 34, Additions à Chorier, p. 178. — De Boissieu, p. 519. — Comarmond, Description, p. 345; Notice, p. 125. — Allmer, Inscriptions de Vienne, II,

p. 551, pi. n° IO3. — HlRSCHFELD, C, XII, 1992.

3. — Epitaphe de Cassius Lucinulus, apportée de Saint-Romain-en-Galle.

Arcade XXVII. — Cippe, autrefois « à Sainct-Jehan », près de SAINT-ROMAIN (Rostaing); « avant que l'église de Saint-Jean

« fût entièrement ruinée comme elle l'est présentement , on y « voyait ces deux inscriptions (ci-après n° 4); elles ne paraissent « plus et je ne sais où elles ont été portées » (Chorier); à Lyon chez M. De Langes; in aedibus Langaei juridici Lugdunensis (Scaliger); « dans le jardin des RR. PP. de la Trinité » (Spon); « dans l'hôtel des Bellièvre » (Artaud); « actuellement au musée « de Lyon » (Cochard). Une ascia est gravée au-dessous du texte.

[Dits] Manibus, quieti aeteniae T. Cassii Lucinuli; Mercator(ius?) Sessor et Cassia Veratia filio dulcissimo et sibi vivi posterisque suis fecerunt et sub ascia dedicaverunt. %

« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Titus Cassius Luci- « nulus; Mercatorius Sessor et Cassia Veratia, à leur fils chéri et « pour eux-mêmes de leur vivant et pour leurs descendants, ont « élevé ce tombeau et l'ont dédié sous X ascia ».

Rostaing, ms. — Gruter, 67s, 6: à Scaligero. — Du Bois, p. 16. — Chorier, Antiquités de Vienne, p. 180, note Cochard. — Spon, Recherche, p. 91. — Millin, I, p. 465. — Artaud, Notice 1 8 1 6. p. 42. — De Boissieu, p. 505. — Comarmond, Description, p. 166; Notice, p. 60. — Allmer, Inscriptions de Vienne, II, p. 482, pi. 143. — Hirschfeld, C, XII, 1 94 s : Mercafor, Sessor(is)f.

4. — Epitaphe de Serv fils de Severus, apportée de Saint-Romain-en-Galle.

Arcade LVI. — Cippe, autrefois à SAINT-ROMAIN-EN-GALLE; « à Sainct-Jehan, près de Sainct-Romain » (Rostaing); « avant que

« l'église Saint-Jean fût entièrement ruinée comme elle l'est présen- « tement, on y voyait ces deux inscriptions (ci-dessus n" 3); elles « ne paraissent plus et je ne sais où elles ont été portées ni ce « qu'elles sont devenues » (Chorier); « transporté dans la collec- « tion De Langes, à Fourvière, puis dans celle des Trinitaires » (De Boissieu); « dans le jardin des RR. PP. de la Trinité » (Spon); « apporté au musée de Lyon lors de sa création » (Comarmond).

Diis j$ Manibus Servi...., Severi filii, Cassia misera mater filio incomparabili annorum XXIIII, aram posait et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes de Serv...., fils de Severus; Cassia, sa mère « infortunée, à son fils incomparable mort à l'âge de vingt-quatre « ans, a dressé cet autel et l'a dédié sous X ascia ».

Rostaing, ms. — Gruter, 706, 13, à Scaligero. — Chorier, Antiquités de Vienne, p. 181. — Spon, Recherche, p. 92, éd. 1837, p. 102. — Artaud, Notice 1816, p. 70. — De Boissieu, p. 522. — Comarmond, Description, p. 335; Notice, p. 122. — Allmer, Inscriptions de Vienne, III, p. 4. — Hirschfeld. C, XII,

5. — Epitaphe de Valeria Cupita, apportée de Saint-Romain-en-Galle.

Arcade IX. — Stèle à fronton triangulaire, « trouvée en 1823 « dans les fondations de l'église Saint-Jean, voisine de celle de « SAINT-ROMAIN-EN-GALLE près Vienne, il y a quatre ou cinq « ans, et transportée au musée de Lyon » (Cochard, 1828). Une pomme de pin sculptée occupe le milieu du fronton.

Valeriae, T(iti) j(iliae), Cupitae, T. Marins Tiro et A. J/ilins Paris.

« A Valeria Cupita, Titus Marius Tiro et Aulus Julius Paris ».

Cochard, Notice sur Saint-Romain-en-Galle, p. 36; Additions à Chorier, Antiquités de Vienne, p. 174. — De Boissieu, p. 525, n° 42. — Comarmond, Description, p. 26s ; Notice, p. 98. — Allmer, Inscriptions de Vienne, III, p. 29, pi. 122. — Hirschfeld, C, XII, 2022.

6. — Epitaphe de Valerius Amabilis, apportée de Saint-Romain-en-Galle.

Arcade XLVI. — Grande stèle terminée à sa partie supérieure par un fronton triangulaire dans lequel se voit une couronne ; trouvée à SAINT-ROMAIN-EN-GALLE « en 1823, en démolissant « les fondations du rond-point de l'église de Saint-Jean, autrefois « sous le vocable de Saint-Jean et de Saint-Ferréol. M. Cochard l'a « fait transporter à Lyon » (Cochard, De Boissieu).

D(iis) M(anibus) C. Valerii, Montant liberii, Amabilis; Aventinus liber tus patrono optimo.

« Aux dieux Mânes de Caius Valerius Amabilis, affranchi de « Montanus; Aventinus, son affranchi, à son excellent patron ».

Cochard, Notice sur Saint-Romain, p. 36; Additions a Chorier, Antiquités de Vienne, p. 175. — De Boissieu, p. 526. n" 115. — Comarmond, Description, p. 176; Notice, p. 64. — Allmer, Inscr. de Vienne, III. p. 33, pi. 125. — Hirschfeld, C, XII, 2015.

7. — Epitaphe de Julia Felicissima, apportée de Saint-Romain-en-GalIe.

Arcade LX. — Très grande table de pierre qui a longtemps servi de couvercle à un tombeau placé dans l'église de SAINT-ROMAIN- EN-GALLE, à droite du maître-autel ; à Sainct-Romain (ms. Rostaing) ; tumulus in aede D. Romani, cujus sublaio opcirulo inscript ae déganter hnjus modi litterae apparent, ante hoc a nnllo vivent in m visae (Du Bois); « une pierre fort épaisse s'aide à fermer un tombeau « au côté droit du grand autel de Saint-Romain, et elle en est la « couverture; ayant été levée, ces dernières années, on y trouva « cette inscription au-dedans; ce qui fait voir qu'elle a été tirée « d'ailleurs et accommodée à cet usage » (Chorier) ; « pendant « plusieurs siècles, dans l'église de Saint-Romain-lès-Vienne ; le « marquis d'Herbouville, ancien préfet du Rhône, et le comte Fay « de Sathonay, ancien maire de Lyon, en ont enrichi notre musée » (De Boissieu).

Voir ci-dessus, III, p. 89. — Hirschfeld, C, XII, 1918.

8. — Epitaphe de Rusonius Secundus, apportée de Saint-Romain-en-Galle.

Arcade XLVI. — Cippe mutilé dans le haut; découvert en 1757 dans l'église de SAINT-ROMAIN-EN-GALLE, dont on refaisait le pavé (Charvet).

Voir ci-dessus. II, p. 433. — Hirschfeld. C. XII 1898

9. — Autel aux Mères augustes, apporté de Sainte- Colombe-lès-Vienne.

Arcade XIX. — Autel, autrefois à SAINTE- COLOMBE- LÈS- VIENNE dans le département du Rhône ; sub aqua benedicia in aede sancte Columbe (Rostaing) ; sub vase lustrait S, Columbae (Du Bois); transporté à Lyon à la demande de M. de Langes, Président au Parlement de Dombes, qui avait rassemblé dans sa maison, à Fourvière, un grand nombre d'antiquités; « il y avait « autrefois dans Vienne une pierre semblable..., je ne sçay si c'est « la même qui ayt été transportée ici par les soins de M. de « Langes » (Spon) ; « Ce petit autel, qui provient de l'ancien « monastère des Religieuses de Sainte-Colombe, fut transporté à « Lyon par les soins de M. de Langes; il est aujourd'hui au « Palais-des-Arts » (De Boissieu) ; « il a été transporté au Musée « lors de sa fondation » (Comarmond).

Matris Augustis. C. Titiits Sedulus ex voto.

« Aux Mères augustes, Caius Titius Sedulus en accomplissement « de son vœu ».

Ms. Rostaing. — Gruter, 90, 5. — Du Bois, p. 10. — Chorier, Antiquités, p. 140. — Spon, Recherche, p. 88, éd. 1877, p. 99. — Millin, II, p. 42. — Pilot, Bulletin de statistique de l'Isère, 1864, p. 425. — Artaud, Notice 1816, p. 6s. — De Boissieu, p. 57. — Comarmond, Description, p. 71 . pi. 13; Notice, p. 26. — Allmer, Inscriptions de Vienne. II, p. 450, pi. n° 17. — Hirschfeld, C, XII, 1826.

10. — Inscription constatant la mitoyenneté d'un mur, apportée de Sainte-Colombe-lès-Vienne.

Arcade LX. — Pierre oblongue, trouvée à SAINTE-COLOMBE en 1874; recueillie par M. Chavassieux, artiste peintre.

Munis communes) a M(arcelli?) et Sextinae.

« Mur commun entre Marcellus et Sextina ».

Allmer, Inscriptions de Vienne, IV, p. 472. — Hirschfeld, C, XII, 2037.

11. — Epitaphe des enfants de Vitalinus et de Martina, apportée de Sainte-Colombe-lès-Vienne.

Arcade V. — Table sans ornements, trouvée à SAINTE- COLOMBE-LÈS-VIENNE, chez la veuve André Puzin et donnée par elle au musée de Lyon (Artaud).

Ego pater Vitalinus et mater Martina scribsimus non grondent gloriam sed dolum filiorum ; très filios in diebus XXVII bic posuimus : Sapaudum filium qui vixit aiinos VII et dies XXVI, Rusticam filiam qui vixit annos IIII et dies XX, et Rusticnla(m) filia(m) qui vixit annos III et dies XXXIII.

« Nous, père et mère, Vitalinus et Martina, frustrés de ce qui « faisait notre gloire, avons consigné sur ce marbre la perte de « nos enfants. Trois enfants en vingt-sept jours ont été déposés « ici par nous : notre fils Sapaudus qui a vécu sept ans et vingt- « six jours, et nos deux filles : Rustica morte à quatre ans et « vingt jours, et Rusticula à trois ans et trente-trois jours ».

Artaud, Notice 1816, p. 35. — Cochard, Additions à Chorier, Antiquités de Vienne, p. 153. — De Boissieu , p. 499. — Comarmond, Description, p. 145 ; Notice, p. 52. — Le Blant, Inscr. chrétiennes, II, p. 143. pi. n° 360. — Allmer, Inscriptions devienne, IV, p. 418. pi. 291. — Hirschfeld, C, XII, 2033.

12. — Epitaphe d'Auxilius, apportée de Sainte- Colombe-lès-Vienne.

Arcade XXXII. — Tablette de marbre, trouvée à SAINTE- COLOMBE, chez la veuve André Puzin, et donnée par elle au musée de Lyon (Artaud). Au-dessus de l'inscription, le monogramme du Christ formé des lettres grecques X et P.

Auxilius vixxit aennos XXXVII et inesis VI et dies III.

« Auxilius a vécu trente-sept ans, six mois et trois jours ».

Artaud, Notice 1816, p. 30. — Cochard, Additions à Chorier, Antiquités, p. 153. — De Boissieu, p. 598, n° 64. — Comarmond, Description, p. 131, Notice, p. 45. — Le Blant, Inscriptions chrétiennes, II, p. 142, pi. 539. — Allmer, Inscriptions de Vienne, IV. p. 416, pi. 300. — Hirschfeld, C, XII, 2106.

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