‹ Inscriptions antiquesChapitre 43 sur 66 · N E P T IS · texte numérisé non relu

N E P T IS

p cuv SVB ASCIA

dedica veRVN*

ANTIOCHVS à la cinquième ligne avec H dimidiée ; l'N et l'E de IVLIANE à la onzième, l'N et le T de dedicaveRVm à la dernière, liés en monogrammes.

Artaud, Notice 1816, p. 74; Musée lapidaire, arcade LVI. —

De Boissieu, p. 149. — Comarmond, Description, p. 361; Notice, p. 130. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1 8 s 7 . p. 322; Musée lapidaire, p. 23. — Dissard, Catalogue, p. 112.

[Dits Mauibi/s] C. Valerii Saceris iuvenis optimi Gregorii ; C. Valerius, Galeria , Anliochus Libauitis, decurio coloniae Copiae Claudiae Aiigustae Luguduni, pater, et Claudia Saturnina, mater, filio pientissimo, et Iulia Iuliane, soror, et C. Valerius Antoninus, f rater, et Claudius Minervalis, avus, et Varia Riifina, avia, et Valeria Saturnina, neptis, ponendum curaverunt, sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes de Caius Valerius Sacer, excellent jeune « homme, surnommé Grégorius; Caius Valerius Antiochus Liba- « nius, de la tribu Galeria, décurion de la colonie Copia Claudia « Augusta de Lyon, son père, et Claudia Saturnina, sa mère, à « leur excellent fils, et lulia Luliane, sa sœur, et Caius Valerius « Antoninus, son frère, et Claudius Minervalis, son grand-père, « et Varia Rufina, sa grand-mère, et Valeria Saturnina, sa nièce, « ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous Y ascia ».

Valerius Sacer, que son épitaphe qualifie de iuvenis et à qui elle ne donne pas de femme, paraît être mort trop jeune pour avoir eu une petite-fille, et même n'était probablement pas marié; la personne qui prend place parmi ses proches en qualité de neptis était, non pas sa petite-fille, mais sa nièce, c'est-à-dire la fille d'un de ses frères.

lulia Iuliane, qui s'intitule sa sœur, devait n'être que sa bellesœur, la femme d'un frère aîné décédé.

Claudius Minervalis était son grand-père maternel.

Son père, Valerius Antiochus Libanius. semble d'après ses noms avoir été, par lui-même ou par sa famille, d'origine syrienne. 11 était toutefois citoyen romain et non seulement Lyonnais mais même décurion de la colonie, rappelée ici avec ses quatre noms :

DECURIONS 147

Copia Claudia Augusta Liigiidiiiium. Comme citoyen romain .lyonnais, il était inscrit dans la tribu Galeria.

Le second surnom Gregorius du défunt a aussi une saveur d'Orient et rappelait probablement le grand -père paternel. La petite-fille avait, conformément à l'usage, le surnom de sa grandmère.

Les noms grecs de cette épitaphe ont attiré d'une manière particulière l'attention de De Boissieu. « Le décurion Caius Valerius « tirait sans doute d'Antioche son surnom à'Antiochus; le mot « Libanius confirme cette conjecture et nous le montre originaire « du Liban. Un rhéteur grec du ive siècle, dont saint Basile et « saint Jean Chrisostome ont été les disciples, s'appelait Libanius « Antiochus. Un notable d'Antioche, mis à mort par Dioclétien, « avait ce même nom de Libanius ».

Fragment d'épitaphe faisant mention d'un décurion de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon.

Arcade XXXIV. — Fragment présentant la moitié gauche d'une table oblongue ou peut-être plus vraisemblablement de la face antérieure d'un sarcophage ; autrefois servant « de seuil à une « petite porte dans une écurie du monastère des GÉNOVÉ- « FAINS » (Millin), quartier SA1NT-1RÉNÉE ; entré au Musée avant 1816. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures avec appendices en queue d'aronde contenant les sigles D M. Une ascia est gravée en dehors de l'encadrement,

vers l'angle supérieur gauche. — Hauteur o m. 80, largeur 1 m.; hauteur de la partie encadrée o m. 65.

^ SEXTATTI IAN//<7/; dec

CCC AVG LVG An,,.... et

D PAVLIAE ANIC«f«« con m

IVGI EIVSVIV/ sibi po

SVERVNT-ET-SVô asc.ded

Lettres de bonne forme.

Millin. Voyage, p. so6. — Artaud, Notice 1 81 6, p. 50; Musée lapidaire, arcade XXXII. — De Boissieu, p. 187. — Comarmond, Description, p. 211; Notice, p. 78. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 13. — Dissard, Catalogue, p. 112.

Diis Manibus Sext. Attii lanuarii, decurionis coloniae Copiae

Claudiae Augustae Luguduni, annorum , et Pauliae Anicetae,

coniugi eius, vivi sibi posuerunt et sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes de Sextus Attius Januarius, décurion de la

« colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, décédé à l'âge de

« et de Paulia Aniceta, sa femme. Ils se sont, de leur vivant, « préparé ce tombeau et l'ont dédié sous X ascia ».

Artaud et de Boissieu ont pensé que ce fragment pouvait être relatif à un sévir augustal. La quatrième ligne, dont la restitution est certaine, fixe d'une manière exacte la mesure des autres lignes et fait voir que le complément liiiil vir Aug ne pourrait entrer dans la première sans excéder de beaucoup l'étendue disponible. Il y a donc lieu d'adopter plutôt, contrairement à l'opinion de nos devanciers, le groupe dec, abréviation de decurionis.

Notre personnage pouvait s'appeler Ianuaris aussi bien que lanuarius, et sa femme Anicilla aussi bien que Aniceta.

DECURIONS 349

Épitaphe mentionnant un décurion de la colonie de Lyon.

Don Daillys.

Arcade XXVI. — Cippe avec base et couronnement; trouvé en septembre 1860 au quartier SAINT-GEORGES, près de l'entrée du tunnel de la QUARANTAINE, dans des réparations à une ancienne maison qui passe pour avoir été bâtie sur les dessins de l'architecte Palladio. Une ascia est gravée en creux à la première ligne entre les sigles DM. — Hauteur 1 m. so. du dé o m. 90, largeur o m. 68.

• D iï ■ M •

ET MEMORIAE • AETER

/VALERI • VALLONIS

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