ILI-DE SE BENEMERENTI
'o DE • SVO PONENDVM
CVRAVIT ET SVB ASC
IA DEDIKAVIT
Lettres de mauvaise forme et assez mal gravées; le point à la fin de la sixième ligne figuré par une palmette à deux branches.
Journal le Progrès du 14 septembre 1860. — Martin-Daussigny, n° 940 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 113.
Diis Manibus et memoriae aeternae Valerii Vallonis, fratri
Mariai quondam decurionis civitatis Lugduni; lutins Firminus, decurio civitatis Lugduni, queslor, amico incompardbili de se bene merenti de suo ponemium curavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Valerius
« Vallo, frère de Marinus de son vivant décurion de la cité de « Lyon ; Julius Firminus, décurion de la cité de Lyon, questeur, « à son ami incomparable et bien méritant, a, de ses deniers, « élevé ce tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».
Si nous comprenons bien, ce n'est pas le défunt qui a été décurion ; c'est son frère Marinus qui paraît d'ailleurs n'être mentionné que pour ce motif.
L'épitaphe appartient vraisemblablement, d'après la forme abâtardie des lettres, à une époque déjà avancée du troisième siècle, si ce n'est même au quatrième. C'est en raison de l'âge présumé du monument que les sigles D-O LVG nous ont paru devoir se lire decurio civitatis Lugduni plutôt que decurio coloniae Lugduni. Peut-être même pourrait-on lire simplement decurio Lugduni, en interprétant D-C- par decurio.
Inscriptions contenues dans les paragraphes précédents ou suivants.
Ci-dessus nos 5, 6, 7 et 8. — Les décurions. Ils donnent par des décrets les emplacements des autels des tauroboles faits pour la conservation d'Antonin le Pieux en 160, de Commode en 190,
DECURIONS 3^1
de Sévère et d'Albin en 194, de Sévère et de Caracalla en 197 : l(ocus) d(atus) d(ecreto) de(curionum) .
Ci-dessus n° 17. — Les décurions. Ils donnent par un décret l'emplncement de la statue de Cervidia Vestina, femme de Fulvius Aemilianus : l(ocus) d(atus) d(ecreto) d(ecurionuin).
Ci-après p. 367, inscr. non entrée au Musée. — Les décurions. Ils donnent par un décret l'emplacement de la statue de Vagirius Martianus : publiée d(ecreto) d(ecurionum) .
Ci-après n° 144. — Les décurions. Ils ont" part à une distribution et reçoivent chacun cinq deniers ; les chevaliers romains, les sévirs augustaux, les négociants en vins en reçoivent chacun trois, les membres des autres corporations chacun deux.
Ci-dessus n° 5. — Le sanctissime Ordre. Il accorde au prêtre de la Mère des dieux qui a conduit la cérémonie du taurobole offert pour la conservation d'Antonin le Pieux, la perpétuité de
son sacerdoce : sacerdote Q. Sammio Secundo eut sânetissimus
ordo Lugtidunens(iunt) perpetuitatem sacerdotii dédit.
Ci-après n° 144. — Le sanctissime Ordre. Il accorde à Ligurius Marinus, suiiiiuus curator des citoyens romains de la province Lyonnaise et questeur de la colonie de Lyon, les onianienta des duumvirs : q(uaestor) II viralib(us) ornamentis suffragio sattct(issimi) ordinis honorât us.
Ci-après p. 367, inscr. non entrée au Musée. — Le sanctissime Ordre. Il décrète en faveur de Vagirius Martianus, successivement questeur, édile et duumvir, une statue : quant statuant cunt ordo sanctissim(us) ob ejus erga rem p(ublicam) suant eximiam operam et insignem abstinentiant ex aerario publico poni censuisset.
Ci-dessus n° 96. — Le sanctissime Ordre. Il donne l'emplacement d'une sépulture : Har(ttspex) pritn(us) de LX cui locutn sepultur(ae) ord(o) sanctissim(us) dédit.
Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.
Décurion. — Julius Primitivus (inscr. autrefois « sculpée en une « arche ou tombeau d'une pierre creuse qu'on voit en la muraille « du cloistre SAINCT JEAN à la porte qu'on dit PORTE-FROC « à main droite et a autrefois servi à recevoir l'eau d'une fon- « taine »; voy. De Boissieu, p. 151). d(ecurio) c(oloniae) C(opiae) C(laudiae) Aitg(ustae) Lug(iidunensium); il élève un tombeau à sa femme rarissimae castitatis exempli, adfectionis plena erga omnes homines.
Décurion. — Lucius Valerius Julianus (inscr. sur un sarcophage au village de Corbas, dans l'Isère, où probablement il a été transporté de Lyon; voy. De Boissieu, p. 148), decurio coloniae Lugiidunensium.
Décurion. — Publius Manlius Vitalis (inscr. sans indication précise de provenance; voy. de Boissieu, p. 610), decurio Lugiidunensium.
Inscriptions étrangères.
La curie et le splendidissime Ordre. — Sextus Vincius Juventianus (inscr. autrefois à Die, « aux ruines de Saint-Pierre hors la « ville »; voy. De Boissieu, p. 166), flamine d'Auguste à Die, adlectus in curiam Lugiidunensium nomine incolatus a splendidissimo ordine eorum. Les Diois ont donné probablement par erreur à Y Or do de Lyon le titre de splendidissimus au lieu de celui de sanctissimus, d'ailleurs plus relevé.
Un décurion. — Caius Julius Cornelianus (inscr. au village de la Balme, dans l'Isère; voy. Inscr. de Vienne, III, p. 194), dec(urio) Liig(udiinensis).
Un décurion gratifié des ornamenta des duumvirs. — Tiberius Claudius Pins (inscr. au musée de Valence en Dauphiné; voy. Btillet. archèol. de la Drame, 1874, p. 204), 77./., Gal(eria), decurio Luguduni II viralib(us) ornamentis exornatus, Romae in legatione defunctits. Ses parents lui élèvent un tombeau à Valence.
La progression hiérarchique est celle de questeur à édile et d'édile à duumvir : quaestori. aedili, dmimviro (inscr. non entrée au Musée); aedilitate et qnaesturae functus (inscr. perdue), les fonctions énumérées en ordre rétrograde.
Un questeur, déjà honoré par le suffrage de l'Ordre des ornamenta duumvir alia, obtient à la demande du peuple la désignation au duumvirat et passe ainsi du troisième degré au premier sans avoir exercé l'édilité : quaestor duitmviralib(its) ornamentis suffragio sanct(issimi) ordinis honorât us, duumvir designatus ex postulatione populi (ci-après n° 144).
Un édile apparaît sur un tombeau attribuable d'une manière certaine à la période d'Auguste à Néron (ci-après n° 142).
Un édile, peut-être aussi ancien, fait don à la res publica de cinquante places dans le cirque (ci-dessus nn 16 et ci-après inscr. perdue).
Un duumvir. à qui le sanctissime Ordre a décrété une statue à cause d'éminents services rendus à la res publica et de son désintéressement, a précédemment rempli, quoique chevalier romain, la questure et l'édilité (ci-après p. 367, inscr. non entrée au Musée).
Nous venons de voir un questeur gratifié des ornamcnta diiitmviralia ; ces mêmes ornements sont aussi accordés au décurion ci-dessus rappelé (p. 353), délégué en mission à Rome : decurio duumviralibus ornamentis, Romae in legatione defunctus.
Les édiles et les duumvirs ont droit à une escorte de deux(?) licteurs portant des faisceaux. Un fragment d'une inscription relative à un édile ou à un duumvir (inscr. non entrée au Musée) présente sculpté sur sa marge un faisceau auquel devait répondre un autre faisceau pareil sur la marge opposée.
11 a déjà été dit que l'extraordinaire pénurie des inscriptions de magistrats municipaux a suggéré la pensée que peut-être à cause de son importance comme centre de nombreux services publics, Lyon aurait été administré, au temps de son plus grand développement, non par ses propres magistrats, mais directement par l'Etat. On trouve sur une inscription mutilée (ci-dessus n° 130), la mention d'un praef(ectas) coloniae. Malheureusement, l'état incomplet du texte ne permet pas d'affirmer qu'il s'agisse de la colonie de Lyon, et quelques-uns des titres municipaux du personnage paraissent même ne pas pouvoir se rapporter à Lyon.
Épitaphe d'un édile.
Arcade XXV. — Bloc quadrangulaire en pierre de Seyssel, présentant l'extrémité d'une frise appuyée sur une bande d'architrave dont elle est séparée par un filet à talon; trouvé le 2 mars 1885 à TRION, au bout ouest d'une rangée de grands tombeaux qui
bordaient le côté nord de la voie romaine d'Aquitaine. — Hauteur o m. 45. largeur o m. 87.
. AL AEDILl
RATVS LlBERTl
Copie dessinée de M. L. B. Morel.
Allmer, Revue épigraphique, II, p. 120; Découvertes à Trion, p. 9. — Allmer et Dissard, Trion, I, p. 73. — Dissard, Catalogue, p. 113.
G]aleria, aeâili; ratus liberti.
« de la tribu Galeria, édile, et ... . ratus.
« ses affranchis ».
L'endroit où a été découvert ce fragment, qui est un bloc d'appareil en pierre de Seyssel et faisait partie d'une frise reposant sur une architrave, ne permet pas de douter que le tombeau auquel il appartenait n'ait été analogue à ceux à la suite desquels il était placé et qui, tous bâtis de cette même pierre de Seyssel et composés de deux ou même de trois étages d'architecture rappelant quelques-uns des plus grands tombeaux qui se voient encore à Pompéï, étaient de véritables édifices. Ces tombeaux voisins ont été reconnus contemporains d'Auguste ou de ses premiers successeurs jusqu'à Néron. La forme des lettres du fragment dont il s'agit et la circonstance que l'édile qui y est rappelé n'avait pas de cognomen, sont des marques d'ancienneté qui se rapportent au mieux à cette période.
Le personnage appartenait sûrement à la tribu Galeria, qui était celle de Lyon, non à la tribu Palatina, qui était une des tribus urbaines particulièrement réservées aux affranchis.
On voit, de plus, qu'à l'époque où il exerçait ses fonctions, la municipalité de Lyon était réglée sur le modèle ordinaire et que,
si, comme cela a apparence d'être vrai, la gestion des affaires municipales a été pendant un certain temps retirée aux autorités locales et transférée dans les attributions du gouverneur de la province, cette administration directe par le gouvernement n'a commencé que plus tard.
Le dernier nommé des affranchis qui ont élevé le tombeau s'appelait peut-être Honoratus.
Épitaphe d'un enfant de onze ans, décurion de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, fils d'un décurion duumvir de la même colonie.
Don Cambon.
Arcade XXIV. — Grands blocs quadrangulaires sans ornements, au nombre de quatre; trouvés en juin et juillet 1870, rue de Marseille, quartier de la GUILLOT1ÈRE. dans la cour de la fabrique d'acides dite « la VITRIOLERIR », à 5 mètres de profondeur, avec les débris presque complets d'un tombeau monumental dont ils faisaient partie ; les quatre blocs donnés au Musée au moment de la découverte, mais entrés seulement, deux le 3 juin 1874, les deux autres le 12 janvier 1875. Une ascia, gravée au trait, se voit en dehors du texte au commencement des lignes 8 et 9, une autre à la fin de la ligne 6. — Hauteur 1 m. 50, longueur totale 3 m. 70.
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