PO T IT V
SATVRNINV
VALERIVS TI
VALER SECV
'S PERPETVV
SEX-1VLIVS C
III e R C V R I A L I
Martin-Daussigny, n° 973 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 118.
Toutes les personnes nommées paraissent, d'après leurs surnoms, être de condition libre. Il n'y a sans doute pas d'exception à faire pour Mercurialis.
Fragment d'une liste de noms qui peuvent être ceux de membres d'une corporation.
Arcade V. — Fragment présentant l'angle inférieur droit d'une tablette de marbre, bordée d'une moulure qui encadrait l'inscription; « trouvé au quartier SAINT-JEAN, en 1845, en creusant les « fondations de la maison qui se trouve à l'angle nord-ouest des « rues Pisse-Truie et du Doyenné ». — Hauteur o m. 50, largeur o m. 38.
ORGIVS MESSIANV
AELIVS POLLI
CAECILIVS FORTVNATV
VS PEREGRINV
INIVS MARCV
VS SABINIANV
De Boissieu, p. 458. — Comarmond, Description, p. 417; Notice, p. 116. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 21. — Dissard, Catalogue, p. 118.
Le nom gentilice de la dixième ligne est probablement Decimius. Les surnoms indiquent des personnes de condition libre. Un Aelius Pollio est connu par une autre inscription de Lyon, qui est l'épitaphe de sa femme, Severia Fuscina.
Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.
Annonaires. — Arrius Atilius Honoratus (inscr. incomplète, « autrefois au quartier SAINT-PAUL, au GOURGU1LLON »; voy.
De Boissieu, p. 297), anjnonariorum ripariorum, c'est-à-dire
les annonaires du rivage, moins vraisemblablement une corporation municipale qu'un corps d'agents subalternes chargés d'opérer, le long de la Saône et du Rhône, la levée et l'embarquement des denrées dues à l'Etat à titre d'impôt en nature. Si ces denrées descendaient à Arles par les bateaux de la corporation des nautes du Rhône, tandis que celles qui se prélevaient dans les Alpes, en deçà et au-delà, étaient voiturées par la corporation des Cisalpins et des Transalpins, cela expliquerait pourquoi ces corporations avaient des praefedi pour directeurs ; c'est qu'elles étaient en partie affectées à un service de l'administration publique.
Correction à la liste des peuples de la Lyonnaise :
Substituer aux Aulerci Brannoviees, non mentionnés postérieurement à la guerre des Gaules, les Curiosolites cités par César comme peuple armoricain et par Pline, et qui ensuite reparaissent au temps de la Notice des provinces avec la désignation de civitas Curiosolitum , et. de plus encore, sont rappelés antérieurement comme cité par un fragment d'inscription (Dict. areb. de la Gaule. 1, p. }}2), trouvé à Corseult et faisant mention de Yordo Curiosolihiui. Puisque donc les Curiosolites existaient comme cité pendant le haut empire, ils devraient figurer dans la liste de Ptolémée, et on a peine à comprendre qu'ils ne s'y trouvent pas; par contre, on y trouve une répétition des Namnètes sous le nom corrompu de Samnitae (voy. Valentin-Smith, Divisions territoriales de la Gaule, p. 59). La conclusion naturelle de tout cela sera que la cité des Brannovices n'aura pas été maintenue par Auguste, que les Samfiitae et les Namnetae de la liste de Ptolémée sont un double emploi et que ce double emploi y tient la place des Curiosolites.
Le nom des Brannovices semble se reconnaître dans celui d'un district de la Bourgogne appelé le Brionnais, ce qui autorise à penser qu'ils auront été annexés aux Éduens; le souvenir des Curiosolites et des Namnètes revit étymologiquement aussi dans les noms de Corseult et de Nantes.
Addition relative au limes des provinces de Germanie.
Ce qui est dit du limes romain ne s'applique qu'à la Germanie Inférieure. C'était, en effet, en deçà des territoires voisins de la mer abandonnés à la garde des habitants eux-mêmes, une zone déserte plus ou moins large, contiguë d'un côté à la rive droite du Rhin et bordée, du côté opposé, par un chemin sur lequel la circulation pendant la nuit, et en tout temps avec des armes, était interdite, et de jour permise seulement sous certaines mesures de sûreté et moyennant acquittement de taxes prescrites.
11 en était autrement pour la Germanie Supérieure. Là, au contraire, le limes était un rempart continu, pourvu de distance en distance de postes fortifiés, et qui presque tout de suite s'écartait considérablement du fleuve et avait derrière lui une vaste campagne habitée et cultivée. Vis-à-vis Mayence, il était éloigné de la rive droite d'au moins 70 kilomètres, et, à l'endroit où il se soudait par son extrémité sud au limes de la Rétie, de près du double, et encore était-il établi, non à la lisière, mais en dedans du territoire romain, selon les exigences de la disposition stratégique des lieux. Ce territoire avancé en dehors du rempart se prolongeait parfois fort loin; à partir de l'embouchure du Mein, il aurait peut-être atteint dans la direction de l'est une distance de « LXXX lieues », ce que M. Mommsen considère comme non incroyable. Sur l'étendue de pays comprise entre le limes et le Rhin et qui, en longueur, n'avait guère moins de 250 milles romains, soit 368 kilo-
mètres, il y avait, comme sur la rive gauche, non seulement de nombreuses fermes et de nombreux villages, mais aussi des villes, parmi lesquelles on peut citer les aquae Mattiacae (Wiesbaden), Lopodunum (Ladenburg), le viens Aurelius (Uhringen). les aquae Aureliae, Sumelocenna (Rottenburg), les arae Flaviae (Rottweil).
Voy. Mommsen, Histoire romaine, V, pp. m et suiv., 140 et suiv., et carte n° V.
Addition en continuation du troisième paragraphe :
Un quatrième Santon, Caius (?) Julius Marinus, fils de Caius Julius Rigoverjugus (inscr. étrangère), sacerdotalis (?), ancien prêtre, peut-être pas des trois Gaules, mais simplement de quelque divinité pourvue d'un culte municipal.
Correction à la ligne 21 :
Ag . . . omopates, au lieu de omopates.
Addition en continuation de la seconde ligne de l'alinéa intitule « Santon
]/////[ san]tonus, etc.
Addition entre les deux derniers alinéas :
Santon. — Caius (?) Julius Marinus, fils de Caius Julius Rigoverjugus (inscr. au musée de Saintes, sur deux grands blocs de 5 mètres de long extraits des anciens remparts; voy. Espérandieu,
Inscriptions antiques de Saintes et de Poitiers, dans la Revue Poitevine et Saintongeoise, février 1889, pp. 74 et suiv.) : C (?) Iulio], C. Iulii Rigoveriugi /.. Vol., Mari 110, [sac erdo\tali, primo c(itratori) c(iviuni) R(omanorutn), quaestori, verg[obreto, lit lia] Marina filia p[atri] ; ancien prêtre , soit des trois Gaules , soit simplement de quelque divinité honorée à Saintes d'un culte municipal, curateur des citoyens romains et le premier chez les Santons qui ait rempli
cette fonction, vergobret On ne connaissait encore de vergo-
brets que chez les Éduens d'après le témoignage de César, et chez les Lixoviens d'après des monnaies celtiques; c'est la première fois qu'il est question d'un vergobret des Santons, et le premier exemple aussi de cette magistrature nationale dans un texte 'épigraphique.
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Lignes 10 et
La loyauté du sujet envers le souverain transformée en devoir de religion . . . Ajoute^ : l'unification de toutes les parties du vaste empire effectuée au moyen d'un lien commun.