Corssen, Ueber die Aussprache der lai. Spr., I
en bas et ne présentant dans la niche qui est au-dessous qu'une tète barbue. Musée de Dijon, n° 421.
Haut., $o cent.; largeur, 44 cent. Hauteur des lettres, 1. 1 : 15 millim.; 1. 2 et 3 : 2j millim.
• DIS Dis [Manibus]
IVL| |ïCL
v. ROI
Jul(i) ...bel..
...ro..
1. C'est le seul exemple de la Côte-d'Or portant Dis Manibus en toutes lettres. La lecture n'est pas certaine.
2-3. L'état de ces lignes est très mauvais et ne permet de supposer rien de plus que la présence du nom lulius.
Plaque rectangulaire dont il reste la droite. De ce côté et au bas, une moulure assure les limites de l'inscription. Ligne 1 , la partie supérieure de ssim manque; AV liés. Ligne 2, le centre de c manque; ligne 6, point en feuille de lierre ; ligne 7, une cassure a enlevé la dernière lettre. Musée de Dijon, N 361.
Haut., 40 cent. Larg., 21 cent.
Haut, des lettres.
[. . . splendidi zsimNG 2 cent [splendidï]ssim(a) augQistà)
ZIVITAS 2 cent ciuitas
[siatuam ^£Jj STREMEX 14 mill. staiaam e^e}\ strem ex
[ordinis decre] TODEDIT m™!!- [ordinis decre]to dédit. 5 NA REG 3 cent. na Reg(ia?)t
ERGA SE # 2 cent. crga se
[optime] MERIT// r 7 mill. [optime] merit(o)
Creuly, Rev. Arch., 5, 120.
Il manque sans doute quelques lignes contenant les noms et les titres du personnage en l'honneur duquel l'inscription était gravée. La terminaison -strem est une terminaison d'adjectif; comme d'un autre côté nous sommes certainement
Lejay. Inscriptions antiques de la Côte-d'Or. 10
en présence d'une inscription honorifique, il n'y a plus de place que pour l'hypothèse proposée. Les lignes 3 et 4 contiennent un plus grand nombre de lettres que les autres : les lettres sont plus petites, ce qui a permis de les serrer davantage. — Cette inscription serait donc composée de deux parties. L'une contenait le texte du décret des décurions ; l'autre, composée de trois lignes seulement, formait la dédicace proprement dite de la statue.
1. La lecture de cette ligne n'est pas bien sûre, les titres de splendidissima et de aug{usta) s'appliquant d'ordinaire à des colonies, non à des cités. Cependant, il faut se rappeler qu'en Gaule, ce mot de ciuitas avait un sens particulier, cf. supra , 8, 3.
2. Le mot ciuitas devait être précédé d'un ethnique au génitif.
5. Cette ligne devait contenir le nom resté inconnu de la cité. En l'absence de renseignements sur l'origine du monument, toute conjecture serait prématurée.
6. Le nom du personnage honoré au datif devait précéder erg a se.
Bloc cubique qui provient probablement des démolitions de la Sainte-Chapelle ou des fouilles entreprises pour la construction du théâtre, à Dijon. Dans la ligne 1, il reste seulement la partie gauche de l'A. Musée de Dijon, 110.
Haut., 57 cent. Larg. max., 40 cent. Haut, des lettres, 7 cent.
ILA S * P * C .... 5 p(onendum) c(uravit) V.
Plaque rectangulaire d'ardoise. Inscription bien gravée précédée d'une branche d'olivier ; à la fin un chrisme et Q. Musée de Dijon, 409.
ESSAROIS 147
Haut. 19 cent. Larg., 46 cent. Haut, des lettres, 3 cent.
^VENVSTVS^Q Venuslus (in) >|C qQiuscit)?
On sait que quelquefois le chrisme équivaut, dans les inscriptions chrétiennes, à l'intérieur du texte, à un cas quelconque du mot Christus.
L'absence de préposition dans notre inscription n'a rien d'étonnant. — Ce n'est qu'avec une extrême hésitation que je donne cette inscription : les inscriptions sur ardoise sont souvent fausses et je ne connais pas d'exemple certain de Q =qaiescit \ Cependant une inscription du recueil de M. Le Blant présente R^requiescit*. Dans une inscription chrétienne à'Aquae Statiellae (Cisalpine), le Co?*pus donne cependant la lecture R(ecessit3).
ESSAROIS
(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum.)
Les antiquités d'Essarois proviennent des fouilles entreprises en 1848 par M. Mignard. On a reconnu près de la fontaine légendaire de la Cave des substructions antiques ; il y avait là une source vénérée comme semblent le prouver les ex-voto (parties du corps humain) qu'on y a trouvés. Des usages populaires encore subsistants attestent d'ailleurs la fidélité des traditions4.
Cf., Mignard, Histoire d'an temple dédié à Apollon, près d'Essarois, ap. Com. Arch., t. III.