‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 112 sur 210 · C. G., n. 90 ; l'inscription est de basse époque · texte numérisé non relu

C. G., n. 90 ; l'inscription est de basse époque

3. T. V, 7531; cette sigle ne se rencontre pas ailleurs. Mais on la trouve à Rome fréquemment; cf. I.-B. de Rossi, Inscr. chr. U. /?., nos 16 et 24; M. de Rossi lit R(ecessit). Il y a en réalité deux sigles différentes; cf. Le Blant, n. 294 : B{ecessit).

4. Il y aurait un travail intéressant à faire pour le département delà Côte-d'Orsur les sources, leur culte et les traditions qui s'y rapportent. En attendant ce travail, voici quelques indications. On trouvera des renseignements . pour certains points du département, dans le mémoire

148 ESSAROIS

Sur un genou de grandeur naturelle trouvé en 1835. Inscription tracée hâtivement et profondément à la hauteur de la rotule. Les L sont à branche tombante et les A barrés par un trait oblique qui ne touche pas les jambages.

lu par M. Bulliot au congrès des sociétés savantes, le 5 avril 1867 : Le Culte des Eaux et des Fontaines sur les plateaux des Eduens. A Fontenottes, « il y a quelques années à peine, les mères inquiètes de Thil- Chàtel, de Lux, de Gémeaux, venaient encore [à la source] pour leurs enfants fiévreux. En invoquant sainte Pétronille et saint Pérégrin, — vulgairement saint Pincegrin, — elles étendaient les langes du malade sur l'eau, et s'ils coulaient à fond, la pauvre mère s'en allait préparer ses vêtements de deuil. » (Clément-Janin, Notice sur Fontenottes. pp. 1 et 2.) Auprès de cette fontaine on a trouvé en 1837 et en 1859 des sépultures anciennes. A Etalante, la source de la Coquille est habitée par la fée Greg. A la Chandeleur, les jeunes mariés de l'année vont y jeter des gâteaux et les ressaisir entiers ou par fragments. A Châtillon, la Douix est l'objet d'une coutume semblable. Aux sources de l'Armançon, on a trouvé des ex-voto et un bige à deux roues, maintenant au musée archéologique de Dijon [Mém. soc. Semur, 1873, 24). Des ex-voto, également trouvés auprès de la source de Massingy-les-Vitteaux en 1844 et en 1866, sont au musée de Semur (Ib.y 1866, p. 67). A Saint-Germain-la-Feuille (cf. pour la période antique, infra 254 ss.), il y avait la procession de la Douix dont le rit principal consistait à inonder le prêtre officiant avec de l'eau prise dans la source : plus on versait ainsi de l'eau, plus on était sûr d'avoir de la pluie en cas de sécheresse. Cf. plus bas Sainte-Sabine, Santenay; pour Saint-Romain, p. 157, n. 4. A Beaune, auprès de la fontaine de l'Aiguë (=z aqua), on a trouvé la tête d'une statuette portant un croissant (Morillot, III, 101). A Beurey-Baugay, on voit sur la source du Serein un édicule que M. Bulliot croit gallo-romain. A Orches (com. de Beaubigny) la fontaine du Chêne coule sur trois stèles galloromaines trouvées auprès. L'une représente un homme entièrement nu, portant un rouleau et une bourse ; au bas, se trouve un espace qui devait porter une inscription; les deux autres sont des stèles funéraires dont les inscriptions ont été effacées par les eaux de la source. A Culêtre, de vastes ruines entourent les sources de l'Arroux ; on y a trouvé de petites sculptures assez grossières et un personnage nu , assis, ayant une draperie sur les cuisses. (Com. Arch., X, p. xxxvm). Sur le culte des eaux et l'onomastique gauloise, cf. H. d'Arbois de Jubainville, Hev. celt.. X, 169.

ESSAROIS 149

VIND MA IF Vind(oi),

1VLIA VSLM Iulia,

Mai f(ilia)

u(olum) s(o!uit) l(ibens) m(erito)

Com. Arch., 3, pi. vin, 3. — Album, Antlq. d'Essarois, 7. — Flouest, S. A. F., 1881, 252 (fac-similé).

1. Suivant M. Flouest, deux lectures sont possibles : Viîidma et Vindana. 11 y a contre la première une objection : le radical Vind- n'est jamais suivi d'une consonne dans les noms gaulois connus. — La lecture de M. Flouest laisse d'ailleurs place à d'autres objections. Si la première ligne contient le nom de la dédicante, que faire de ïulia dans la seconde ligne? Il ne faut pas non plus perdre de vue la dédicace A pollini Vindoix . Enfin la formule u{otum) s(oluit) l(ibens) m(erito) indique que ce texte est une dédicace et appelle avant elle un nom de divinité. La lecture que je donne, en deux colonnes, m'a été suggérée par M. de Villefosse. Elle cadre parfaitement avec la disposition de l'inscription et me paraît définitive .

Bloc méplat gravé sur deux faces .

ARROTAtfPATERNIANI Arrota, Pater niani (filia),

V S cf> L M u(plum) s(oluït) l(ibens) m(erito).

Com. Arch.y pi. vin, 4. — Leclère et Gaveau, pi. vi, 2. Album, l. c, 12.

1 . Arro est connu par les inscriptions d'Helvétie et par des marques de potiers2. Arrotala (cp. Danno-talus) se lit sur une inscription de Besançon3.

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