‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 13 sur 210 · Cic, ad AU., XII · texte numérisé non relu

Cic, ad AU., XII

10. Il est impossible de considérer Christian poblo comme un membre dépendant de pro et coordonné avec noslro commun salvament : le sens, le parallélisme des deux membres tous deux représentés par des

le génitif possessif est un véritable cas à part, s'opposant à tous les autres emplois du génitif.

6. Iuliac Virgulinae. Le nom de Iulius (ou de Iulia) appartient à toutes les époques ; mais il présente ici un certain intérêt, rapproché du nom de Tiberius Claudius. Virgula est un surnom masculin dans les cénotaphes de Pise (décrets en l'honneur des petits-neveux d'Auguste, Lucius et Gaius César) qui sont de Fan 4 ap. J.-C.1. Ces rapprochements confirmeraient l'hypothèse proposée pour la date de l'inscription.

7. L'une des filles prend le nom du père et l'autre celui de la mère.

8. Cette ligne est donnée seulement par les plus anciennes copies. Iulia Virgula est-elle une faute du lapicide ? Cette erreur est aussi imputable aux copies. De même moereus, qui est une faute d'orthographe pour maerens, peut être aussi une erreur de lecture.

Fragment d'inscription, trouvé et copié par Laureau de Saint- André, en 1784.

CVS SIBI eus sibi

VI VOS uiuos

FECIT jecit

Laureau de Saint-André, Histoire de France avant Clovis, 1789- 1794, p. 223. — Corn. Arch., 6, 1861, xv.

1 . Le commencement d'un nom propre, dont les lettres eus étaient la fin, devait se trouver dans la ligne précédente. Il est difficile de le rétablir, un grand nombre de mots comme Prisais, lhisticus, etc., possédant cette terminaison.

2. Viuos était l'orthographe régulière sous la République ; on trouve uu déjà à la fin de la période républicaine, par exemple dans les Fastes Capitolins où cette orthographe est

termes abstraits, enfin l'absence de pro devant nostro (cp. au contraire: pro- Deo amur et pro c. p.) s'y opposent également. La traduction est donc : pro christiani populi et nostro corn muni saluamento. 1. Orelli, 643; W. 883, II.

régulière; no apparaît encore çà et là dans les documents officiels de la fin du premier siècle ap. J.-C. \ C'est donc à la fin du premier siècle que l'orthographe par un devint normale. En cela, le témoignage des inscriptions est confirmé par celui de Quintilien qui reporte cet usage à la génération précédente2. Mais l'orthographe uo n'a jamais cessé d'être employée dans la langue populaire. Il semble même, d'après le passage cité de Quintilien3, que le deuxième u avait un son intermédiaire entre o et u que Claude représentait par son J.

Fragments d'une inscription monumentale. Le fragment 7 présente la forme d'un rectangle dont les côtés sont un peu obliques les uns par rapport aux autres ; le côté inférieur est irrégulier et présente vers la gauche une pointe triangulaire. Il ne reste de la première lettre que les extrémités d'une haste et la barre horizontale supérieure de Ye a été emportée par une cassure. Le fragment 8 semble offrir à gauche l'arête primitive de la pierre : ce côté a 21 centim. Le bord supérieur monte en pointe, puis redescend en obliquant à droite, de manière que ce débris étroit en haut est en bas large de 22 centim. Il va se rétrécissant un peu à la partie inférieure et est terminé par une arête légèrement concave. La première ligne n'offre plus que l'extrémité inférieure d'une haste, distante de 5 centim. et demi de la ligne suivante. La partie supérieure des dernières lettres de chaque ligne suivante a disparu, sauf dans la dernière ligne où la cassure a porté sur la partie inférieure. Le fragment 9 est brisé assez régulièrement sur la gauche ; il a dans son ensemble l'aspect d'un pentagone aux côtés inégaux et irrégnliers. La quatrième lettre de la première ligne est brisée à droite ; la partie inférieure de toute la deuxième ligne a été également emportée. Le

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