‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 147 sur 210 · Villefosse et Thédenat, I · texte numérisé non relu

Villefosse et Thédenat, I

PONTAILLER SUR-SAONE 189

proviennent de deux points. Tout le lit de la vieille Saône est jonché de tuiles à rebords, de débris et d'ustensiles de tout genre. C'est là que furent trouvées en 1804, avec une série de médailles qui va de Claude à Constantin, une statue de Mercure de 3 pouces de haut et la fameuse Vénus Anadyomène, publiée par Millin1. Elle a 9 pouces 11 lignes. A différentes époques on trouva au même lieu des débris de poteries, une lampe en bronze, l'image de la louve allaitant ses petits. L'autre point est le mont Ardoux, au nord de la bourgade. C'est de là que proviennent les monuments en pierre ; en effet, il existe encore sur toute la colline des vestiges de substructions gallo-romaines, principalement sur le versant septentrional et sur la côte occidentale. Il y a quelques années, lorsqu'on établit" un chemin le long de la voie ferrée, on découvrit quantités de poteries brisées, elles furent dispersées. Ce sont ces découvertes faites de tout temps dans le pays qui ont sans doute motivé les paroles d'un chroniqueur du xiii° siècle, Saint-Julien de Baleure : « Là souloit être une ample et spacieuse ville, de laquelle il ne reste plus que la mémoire qui est venue de père en fils. »

Autel votif très fruste. La partie gauche du couronnement a été emportée au ras du dé ; la première ligne ne présente que la troisième lettre et des débris de la seconde; lignes 2-4, une érosion profonde a emporté partie des lettres du milieu des lignes. Musée de Dijon, 105.

1. Millin, Monuments antiques inédits ou nouvellement expliqués. II, 4- livr., 1805. — Mag. enc, IXe an. (an XI), 4, 242. — Sur Pontailler à l'époque gallo-romaine, cf. en outre Mag. enc., 1807 ; 1812, t. 5 ; Corn. Arch., 2, 1843. xvi-xvii ; ib. 2, 1844, xxiv ; ib., 10, lxxiv (1er déc. 1882); Mém. Ac. Dij., an XIII, 40. D'après Clerc, La Franche- Comté, p. 136, la voie romaine venant de Cléry est reconnaissable dans les bois de Cléry et do Perrigny et « traversait le vieux lit de la Saône sur un pont qu'on voit encore aux eaux basses, dans le quartier de Saint-Jean », à Pontallier.

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Haut., 70 cent. Larg. de la corniche (actuellement), 30 cent.; du dé, 26 cent.

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TERE • CÔS tac co(n)s(ulibus) ,

10 V S L M u(ptum) s(oluii) l(ibens) m(erito).

Rev. Arch., 5, 117.

2. Cp. à la dédicace Genio loci, la dédicace Dis Deabus hiuis, triais et quadrhiis, n° 273.

5. On appelait beneficiarius tout soldat qui recevait un bienfait, une exemption quelconque. Il faisait alors suivre son nom de celui du personnage qui avait accordé le benefîcinm '.On a retrouvé dernièrement figuré sur une stèle, dans le quartier de Trion à Lyon, le bâton, insigne du beneficiarius accosté de deux disques portant à l'intérieur les lettres BF 2. Ces lettres sont la sigle ordinaire ; une seule inscription donne le titre complet3. — T. Caesernius Statianus [T. Caesernius Statuts Quivlius Statianus Memmius Macrinus) est connu par une inscription de Cirta4 qui donne son cursus honorum. Nous voyons qu'il a commencé sa carrière sous Hadrien ; après avoir rempli les charges du vigintivirat, il accompagna cet empereur dans un de ses grands voyages en Orient (123 à 126, ou 130 à 132) \ Quand il eut passé par les degrés intermédiaires, il fut légat de la légion XIIII Gemina Martia Victrix, puis légat de Numidie6.

1. Cf. Daremberg et Saglio. Dict. des ant., v° beneficiarius.

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