‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 146 sur 210 · PONTAII/LER-SUR-SAÔNE · texte numérisé non relu

PONTAII/LER-SUR-SAÔNE

le lait ou le vin. — Ter. Sichel, se fondant sur la légende diasmyrnes bis [in] impetu exouo, explique ainsi cette expression : « Le collyre devait être employé trois fois seulement, avec du blanc d'œuf, pendant le larmoiement et la plus grande violence de l'inflammation1 ».

c. Melinum. On n'est pas d'accord sur la nature de ce collyre. D'après Saxe et Tôchon, qui semblent être suivis par M. de Villefosse2, ce nom viendrait de l'alun qui formait la base du collyre. Dans l'antiquité, l'alun s'appelait melinum, du nom de l'île de Mélos d'où on le tirait. Pline l'ancien décrit ainsi ses propriétés : « il fait disparaître les. rugosités, et brûlé, il est utile pour empêcher le larmoiement3 ». D'après Walch, ce serait un collyre formé avec de l'extrait de coing, et il serait appelé melinum à cause de sa couleur, « couleur de miel4 ». Enfin, Sichel pense que le nom de melinum désigne exclusivement la couleur du collyre et qu'il ne peut servir à nous en faire connaître les éléments. Un certain nombre de collyres tirent en effet leur nom de leur couleur5. En tout cas, l'alun s'emploie encore dans quelques collyres ; quant aux coings, ils ont des propriétés faiblement astringentes qui ont pu les faire employer ainsi.

d. Cette tranche reproduit, sans changement notable, l'inscription précédente. Le fait n'est pas unique.

PONTAILLER-SUR-SAONE

(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum.)

Les vestiges gallo-romains trouvés dans cette petite ville

pour les quatre médicaments indiqués. Idée d'ailleurs fausse au point de vue médical, à moins que la quantité de substance active ne varie dans les deux cas.

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