‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 15 sur 210 · FLA · texte numérisé non relu

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ORDC CIVIT7 ET OMNEb .0. Lettres de 4 cent. OMNIBUS < Ar

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Il est vraisemblable que ces fragments proviennent d'une même inscription.

Il devait y avoir après les noms du personnage honoré la mention du sénat de la cité au nom duquel l'inscription était élevée : ordo [splendidissimus?] ciuitalis. Le nom de cette cité est malheureusement perdu . Sans doute les habitants étaient mentionnés: omnes [citte]. Le personnage objet du décret avait dû remplir dans son pays toutes les fonctions de la carrière municipale : [honoribus] omnibus ap\ud suos] fwi[cto\ : le commencement du mot functo nous est fourni par le fragment n. 10. Peut-être était-il question d'un flam(en) Au- [g(ustï)]. On obtiendrait cette mention en rapprochant la ligne 1 du n. 9 de la ligne 2 du n. 10: ces deux fragments ont des lettres de même hauteur.

Ainsi disposées, les lignes auraient respectivement : 8 centim. ; 25 millim. ; 20 millim. ; 4 centim. Il manquerait une ou plusieurs lignes en tète de l'inscription contenant les noms et les titres du personnage honoré; l'objet de la décision prise par Yordo decurionum et son motif manqueraient également. Elle présenterait dans l'ensemble le sens suivant : « A un tel, (noms et titres) Tordre très distingué

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(des décurions) de la cité de , et tous les citoyens et habitants ; à lui, s'étant acquitté dans sa cité de toutes les

charges municipales, flamme augustal... » Ce qui peut

justifier le rapprochement de ces lambeaux d'inscription, c'est qu'ils semblent tous se rapporter au même objet. De plus, ils présentent les mêmes particularités paléographiques, gravure profonde et soignée, emploi des points triangulaires sans règle fixe. On pourra d'ailleurs imaginer un autre groupement et d'autres compléments, surtout pour les fg. 9 et 10; l'essentiel est de connaître leur communauté de provenance.

8 seul a été publié par Protat, dans Com. Arch., 6, 1861, p. xvi.

7. Les restes d'une lettre qui se voient à gauche ne peuvent faire songer qu'aux lettres H, I, M, N. La lettre i paraît convenir mieux que toute autre, c'est peut-être la finale du datif d'un titre.

8. Je ne crois pas que la base de lettre qui se trouve dans la ligne 1 appartienne à la ligne du fragment précédent. Les titres ont besoin en effet de compléments ; ils ne pouvaient trouver place dans la première ligne, si l'étendue de chaque ligne est telle que je la crois. Il ne faut pas perdre de vue que toute cette partie de l'inscription est en caractères fort grands. Les lignes suivantes ont une hauteur beaucoup moindre. — On peut conjecturer que nous avons dans cette ligne la partie inférieure d'une lettre faisant partie de la dénomination d'une légion.

Les diverses épithètes que se donnent les sénats municipaux sont splendidissimas, honestissimus , sanctissimus et felicissimus, etc. De tous ces titres, splendidissimus est le plus fréquent et convient assez pour le nombre des lettres.

Le mot ciuitas a une signification particulière aux provinces de la Gaule celtique, des deux Germanies et de la Bretagne. Un grand nombre de ciuitates n'étaient ni des colonies ni des municipes, ainsi que le prouvent les inscriptions et les expressions ethniques ciuis Treuerus, ciuis Lingonus \ — Le nom de la cité devait suivre cette désignation.

Après la mention des titrés publics mise en tête, vient

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