‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 16 sur 210 · L. Renier, Rev. Arch., n. s · texte numérisé non relu

L. Renier, Rev. Arch., n. s

celle des charges municipales à la suite du nom de la cité et probablement pour rappeler les titres particuliers du personnage à la reconnaissance de ses concitoyens.

9-10. La restitution de ces dernières lignes est très douteuse. On ne met guère à la suite du titre de flamine que le nom de l'empereur divinisé. — 11 serait bien hardi de songer à restituer Dac(icus). Les empereurs qui ont porté ce titre de Dac[icus) sont Trajan (à partir de 102 ou 103), Maximin et Maxime (depuis 237 ou 236), Dèce (très rare), Gallien (peut-être un seul exemple), Aurélien (depuis 271 environ) ; seul Trajan fait suivre ses noms de l'épithète simple. A en juger par les fragments, l'inscription devait être fort belle et les lettres sont d'une forme excellente. Il ne serait donc pas invraisemblable que l'empereur dont il est ici question ne fût Trajan.

Fragment d'une inscription honorifique. Ce fragmenta des contours très irréguliers et mesure en tout 23 centim. et demi de haut. Musée d'Alise.

Haut, des lettres, 32 millim.

MBL ■• uw [pu]bl(icc) [ob]. . . .

[mJERITA • S[ua] \m\erita s[ua?]

STR . . . . str

J'ai hésité à joindre ce fragment à ceux qui précèdent, dans une même inscription ; les points ici sont de forme ronde et paraissent être employés d'une manière régulière entre les mots.

Fragment irrégulier. Il manque dans la première ligne la partie supérieure de L, la partie droite de 0 ; dans la seconde ligne, le jambage gauche du V ; dans la troisième ligne, la moitié inférieure et la partie gauche de la barre du T.

Haut, des lettres, 3 cent.

lINC Hno ....

/ISTI UÎS ti. . . .

r « ct t ' si. . . .

Il est difficile de dire à quoi peut se rapporter ce fragment. Peut-être lino à la ligne 1 est-il la fin d'un nom propre au

datif et la seconde ligne contient-elle la fin d'un mot iris

et le commencement du suivant ti ?

Fragment trouvé en 1829.

Mèm. Ac. Dij., 1829, p. 229.

La lecture de ce fragment, égaré ou détruit, est impossible. Y a-t-il là un reste mal copié de la dédicace In h (o?iorem) d(omus) diiuinae) ? Ces lettres ont-elles été bien lues et

sont-elles vraiment des sigles? Ne peut-on pas lire iu(o-

tum) d(edit) d{edicauit) ?

Sur une tessère de plomb trouvée près d'une fontaine des bains de l'hospice1. Mercure debout tenant de la main droite une bourse, de la gauche un caducée; un coq est à ses pieds. Au revers, une palme et la marque :

A LE SI EN S Alesiens(is)

Sur deux tessères de plomb.

AL Al(esiensis)

1. Au lieu dit c la Porte », tessère présentant les mêmes figures et l'inscription ALISIENS. Ftev. Arch. n. s., 8.377.

Sur unetessère de plomb portant Mercure à l'avers. Au revers, un bœuf et :

ALS Al(esiensi)s

Sur une tessère de plomb de même caractère.

A A(lesiensis)

14 et 15 ont été publiés dans Com. Arch., 6, 1861, p. xm; 14, 16 et 17 par Longpérïer, Revue de numismatique, 1861, 253 (= Œuvres complètes, II, 490) et A. de Barthélémy, Rev. Arch., n. s.} 8, 376. M. de Longpérier pense que ce sont des monnaies. La provenance d'Alise des nos 16 et 17 n'est pas certaine.

« C'est une marque à feu, destinée à imprimer, sur le bois, des caractères qui sont gravés en saillie sur un bandeau de fer de 5 pouces et demi de longueur. Ce bandeau est soutenu par une queue, en forme de T, dont le prolongement arrondi entroit dans un manche de bois qu'on pouvoit changer facilement, lorsqu'il avoit été endommagé par la chaleur de l'instrument. Cette partie inférieure est longue en tout d'environ 9 pouces Il n'existe que quelques lettres qui peuvent faire conjecturer qu'elles étaient destinées à figurer OLIBIAT I. Les deux avant-dernières lettres sont indéchiffrables. Toutes ces lettres étaient de bonne forme et avaient 4 lignes de hauteur \ »

Long, de l'inscr.. $ pouces 1/2. Haut, des lettres, 4 lignes. OLIBIAT . . I Olibiat .. i

Baudot, Notice sur quelques objets d'antiquités trouvés sur l'emplacement d'Alesia Mnndubiorum, ap. Mac/, enc, juin 1813, et "en manuscrit, B. D., Fonds Bt, 148, pp. 15-16.

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