Schuermans, 1506 et
2. En 1763, on avait trouvé une galère de bronze, montée par deux rameurs ; elle est maintenant au Musée (vitrine 75). En 1787 et en 1822. d'autres découvertes ont eu lieu, moins importantes.
et d'ex-voto. Ces ex-voto sont ou des autels, ou des parties du corps humain en pierre, ou des plaques de bronze très minces représentant aussi des parties du corps1. Il faut y joindre des débris de stèles et de statues, offertes également en ex-voto. Tout cet ensemble prouve que la fontaine était l'objet d'un culte assidu et le but d'un pèlerinage fréquenté. Voici du reste la statistique des objets trouvés.
Statues ou stèles à personnage 35
Pierre Bustes 34
Parties du corps 92
Statues et bustes de bronze 3
Statues et bustes en terre cuite 4
00 ou 300 feuilles de bronze découpé,
La série des monnaies va d'Auguste à Magnus Maximus. On suppose que le temple de la déesse fut détruit durant l'apostolat de saint Martin. Du moins, il semble avoir laissé
1. Ces objets ne sont peut-être pas tous des ex-voto. Ils pourraient être des pierres propitiatoires. L'usage s'en est conservé dans certaines contrées, ainsi que le prouve le passage suivant que je lis dans un livre récent. « Pour toucher plus sûrement [S. Antoine], [les paysans] mettent sous ses yeux l'image physique de leur souffrance. De là l'usage, dont l'origine paraît antérieure au christianisme, de poser des pierres propitiatoires. La pierre, si elle touchait au sol, serait inefficace; d'autre part, elle doit être placée à la hauteur du membre malade ; c'est ainsi que dans le bois il n'est pas d'arbre qui ne supporte des grappes de cailloux fichés dans l'écorce ou enfoncés dans la fourche des branches. Celui-ci est tout en en bas : c'est la « pierre-de-mal » d'un boiteux ; celui-là, planté au niveau de la ceinture, parle au saint d'un poitrinaire ; cet autre gît plus haut, c'est qu'il s'agit d'une tête faible. Lorsque tous les croyants seront partis, à l'heure où le loup rôde, S. Antoine quittera son sanctuaire pour inspecter les pierres au clair de lune. Les voyant, il se souviendra, et prononcera les mots qui guérissent. » Marie Fougère, pp. 292-293. On peut penser que nombre des petits monuments trouvés aux sources de la Seine, à Essarois, à Sainte- Sabine (cf. supra, p. 147. n. 4), à Rome, au temple de Minerua Medica {Hev. hist. relig., t. XVIII, p. 76), etc., ne portant pas d'inscription, sont aussi des monuments propitiatoires, plus propres encore que les pierres déposées par nos paysans à rappeler le souvenir du mal par la figuration de la partie malade.
un indice de son passage dans la région, dans le nom de Saint-Martin-du-Mont, village situé à 7 kilom. de là.
Cf. Baudot, Rapport à la Commission archéologique, Com. Arch.,
Autel votif. Inscription de mauvaise facture et très incorrecte. Le rouge, passé dans le creux des lettres, rend incertaine la lecture de ce monument, déjà très difficile par elle-même. Il en est ainsi des inscriptions suivantes. Musée de Dijon, 150.
Haut., $o cent. Larg. de la corniche, 43 cent.; du dé, $7 cent.
MARIOLA A\A I V Ma rio la , Ma iu-
MIIl/////lILDIASIQV mie... [f\il(ia), Dia(e) Siqu-
iVA'VO SOL ann(ae) uo(tuiri) sol(uit)
LIB MIIRITn (sic) lib(ens) merit(o)
Rev. Arch., 5, 114. — Corn. Arch., 2, 128 ; pi. 11, 10. — Fr. Lenormant, ap. Mém. présentés par div. sav. à VAc. des Inscr., lre sér., t. VI, lrc part., p. 8, n. 4, n° 2.
2. Une cassure très profonde a enlevé les lettres qui étaient à la suite de e dans -mie. La lettre immédiatement précédente composée d'une haste et d'un autre trait parallèle légèrement recourbé en bas et à gauche IJ doit se lire e, car c'est le même signe que Ton rencontre ligne 4 dans merit(o) l. — Siquanna. Je suppose qu'il y a un a dans la première n de la ligne suivante. Le vocalisme est le même ici que dans Siquana d'une inscription de Lyon2.
3-4. La manière anormale dont la formule uotum soluit libens mérita est abrégée et la barbarie de l'ensemble de ce texte confirment une hypothèse généralement adoptée. On trouvait chez les marchands des ex - voto tout préparés. Ce.ux qui voulaient y joindre une inscription étaient obligés
1. II pour E est une forme d'écriture cursive. Cf. Hùbner, Exempta scripturae epigrapliîcae, LVI. Cp. n° 152, 1. 2.