‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 165 sur 210 · Sur cette formule, cf. n° 101, ligne · texte numérisé non relu

Sur cette formule, cf. n° 101, ligne

2. Ces dieux des carrefours et des chemins étaient les dieux protecteurs du pays. C'est une désignation générale embrassant tous les petits dieux locaux devenus sous la domination romaine lares augustaux, ainsi que leurs parèdres désignées habituellement en Gaule et en Germanie sous le nom de Maîrae ou Maires. — On conserve, au musée de Dijon, un basrelief anépigraphe (n° 81) qui représente trois femmes assises, vêtues de robes à longs plis, ayant les cheveux ondulés et

1. J. Vignier, Décade historique, B. N. ms. fr. 5993, f° 33a. Le texte de V. est incomplet et incorrect.

séparés au milieu. Celle du milieu tient de la main droite, qui pend le long du corps, une patère, et de la main gauche, qui repose sur la hanche, une corne d'abondance chargée de fruits et appuyée sur la poitrine. Les deux autres figures ont aussi une corne d'abondance à la main, tournée du côté de la figure centrale. Ce bas-relief représente vraisemblablement des Matrae. Ch. Robert pense qu'un groupe de trois femmes trouvé à Naix et qui présente des attributs différents se rapporte aux mêmes divinités1.

5. On sait que les affranchis et les nouveaux citoyens prenaient souvent un des noms de l'empereur régnant : or, depuis les Antonins, le nom d'Aurelius était dans la famille impériale. Alexandre Sévère s'appelait lui-même M. Aurelius Seuerus Alexander.

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