Leg{ionis) XX1[I] P[r{imigeniae)]. Cp. n° 94, ligne
8. Les immunes ou exempts des consulaires étaient dispensés des corvées et constituaient autour du général une sorte de garde du corps.
9. La Germanie supérieure comprenait le pays des Séquanes, des Lingons, des Helvètes, des Triboques, des Némètes et des Vangions. L'armée de Germanie comprenait à l'origine huit légions, quatre dans la Germanie supérieure et quatre dans la basse Germanie (cours inférieur de la Meuse et du Rhin) ; il faut y ajouter de nombreux contingents sujets. Le tout formait une armée d'environ 100,000 hommes, « la plus grande puissance militaire dont Rome se fut montrée capable dans tout le cours de l'antiquité2 ». Chacune de ces deux armées était sous les ordres d'un légat consulaire de l'empereur; parfois le même personnage réunissait les deux commandements, comme ce fut le cas lorsque Vitellius fut proclamé empereur. Au commencement du ine siècle, l'armée de la Germanie supérieure devait comprendre trois légions, la VIIIe Augusta, le Ire adiutrix et la XXIIe Primigenia, can-
1. But. arch. com. trav. histor., 1885, p. 113 (cf. p. 92 et pi. VI). Cf. FI. Vallentin, Le Culte des Matrae, Paris. 1880, in-8, et Friederichs, Matronarum Monument a, Bonn, 1886, in-8.
2. Henzen, Deutsche Rundschau, juil. 1879, p. 116. Cp. Mommsen, Rbïïiische Geschichie, V, 108.
tonnées à Mogontiacum ou divisées en petits détachements dans les castella du limes \
12. 979/226. C'était la seconde fois que L. Aufidius Marcellus était consul. La date de son premier consulat est inconnue. Tantôt les monuments, comme ici, ne mentionnent pas ce deuxième consulat, et tantôt ils le mentionnent.
273 bis*
Inscription votive attribuée faussement à Langres.
i. H • D • D [Kn)} h(onorem) d(omus) d(iuinae),
DEABVS • MAIR Deabus Ma[t]r(ibus),
IVLIVS • REGVLVS • MI Iulius Regulus, mi-
LES LEGION IS VI ii les legioms ui[ii]
5 ANTONINIANE • Kug Antoninian(a)e A[ug(ustae)),
c ABSARIVS EX VO îo [c]absarius, ex uo[to]
PRO SE ET SVIS pro se et suis,
V • S • L • M u(otum) s^luit") l(ibens) m(erito).
Pour la bibliographie, voir après le commentaire. 1. Sur cette formule, cf. n° 101, 1.
3. Peut-être manque-t-il un prénom au commencement de la ligne ou à la fin de la ligne précédente.
4. Sur cette légion, cf. nos 122, 218, 219. Elle faisait partie à cette époque de l'armée de la Germanie supérieure ; cf. n° précédent, ligne 9.
5. Antoninian{a)e . Certaines légions, à partir de la fin du il0 s., prennent un surnom formé avec le nom de l'empereur régnant. Les plus anciens exemples remontent à Commode2. On trouve ensuite les surnoms Antoniniana sous Septime Sévère
1. Mommsen, Rômische Gesch., V, 120, 133, 139, 142, 145. On peut suivre l'histoire de l'armée de Germanie jusqu'au commencement du IIe siècle. A partir de là, les documents sont rares.
2. W. 1460 (Leg. VIII Aug.)\ 1468 {Leg. III Aug.) M. H. Schiller, rôm. AUerhùmer, t. IV du Handbuch d'). Mûller, p. 716, fait remonter cet usage seulement à l'époque de Caracalla.
et sous Caracalla1; Seaeriana* et Seueriana Alexandriana* sous Sévère Alexandre, Maximiniana* sous Maximin, Gordiana* sous les Gordiens, Philippiana6 sous Philippe, Claudiana' sous Claude, etc. Le surnom que nous rencontrons ici nous reporte donc à l'époque de Septime Sévère ou de Caracalla. En rapprochant cette inscription de la précédente, on doit conclure que sous la dynastie des Sévères, il a existé à Thil-Chàtel un campement militaire important formé de vexillations de la légion XXII Primigenia et de la légion VIII Augusta. — Remarquer l'orthographe Antoniniane: la réduction de ae à e est très ancienne ; Lucilius et Varron en témoignent ; aussi ne faut-il pas s'étonner de la rencontrer à une époque plus basse. Cf. nos 191, 194.
6. [C}absarius. La véritable orthographe est capsarius. L'affaiblissement du p est un fait très ancien en latin au commencement du mot, comme on peut le juger par les transcriptions du grec : buxus, buxentiim, Burras, Bruges; au milieu du mot, le changement de la sourde en sonore est également fort ancien devant une liquide : Publicola 8; devant s ce changement est plus récent et ne se rencontre guère que dans les inscriptions d'un caractère privé9. On trouve plutôt ps pour bs que bs pour ps 10. — On appelait capsarius tout
7. W., 1037. Une liste complète de ces surnoms a été donnée par Ch. Robert, Coup-d'œil sur les légions rom., p. 31, n. 5; il y a lieu de distinguer entre les surnoms temporaires dont il est ici question, et qui changent à chaque règne, et les surnoms fixes, comme celui de Claudia donné à la XIe légion, a" Augusla donné à une IIe et à une IIIe, d'Ulpia à une XXXe légion, etc.