‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 17 sur 210 · Um.. . est le commencement d'un nom de dieu inconnu · texte numérisé non relu

Um.. . est le commencement d'un nom de dieu inconnu

2. M. l'abbé Thédenat restitue pro d'après le texte de la patère de Visignot. D'après lui, l'inscription dont nous n'avons plus ici qu'un débris comprenait quatre éléments : 1° le nom du dieu, 2° celui du dédicant, sur la première ligne; — 3° le nom de la personne pour qui le vœu est formulé, 4° la formule u(otum) s o luit) libens) m(erito), sur la seconde ligne.

Cachet d'oculiste, trouvé vers 1858, avec des balances et les anses d'un vase en bronze, et acheté à cette date par M. le docteur Marchand qui le possède. Il est en stéatite verdâtre et de forme rectangulaire. Il n'y a d'inscription que sur une seule tranche ; la tranche opposée est bombée, les deux autres ont été aplanies pour la gravure, mais elles ne portent rien. La partie supérieure a perdu le quart environ de son épiderme, ce qui a emporté le sommet des deux dernières lettres de la première ligne. Les lettres sont négligemment gravées '.

1. D'après M. de Yillefosse, le nom tïldoneus est peut-être le seul mot de lecture certaine. Voici quelques particularités paléographiques. L. 1, 0 muni d'une sorte de queue oblique; IL = .;D; 1. 2. Les deux N sont rétrogrades, le premier en monogramme avec V ; B refait sur un E ; S lunaire à boucle abaissée.

Lejay. Inscriptions antiques de la Côte-d'Or. 3

IDONEI Al Diu Idonei ad dia(theses)

Y W D I N B I C V I ynudin(um) ? bis ui(ride) ?

Ant. Héron de Villefosse, apudB. M., 1883, 164-176 (une planche). Ce cachet était inédit quand M. de Villefosse Ta publié l.

1. Idoneas, seul exemple de ce surnom2. Il rentre dans une classe très nombreuse de surnoms exprimant des qualités individuelles. — Diatheses. Le sens de cette expression est assez général. On peut traduire par: contre les affections de l'œil 3. DIA est la forme ordinaire dont ce mot s'abrège ; on trouve encore D, DI, DIAT, DIATHE, DIATHES4, ce qui suffit pour prouver que dans ces petits monuments, il n'y a pas de sigles proprement dites, mais seulement des abréviations arbitraires. La désignation de la maladie avant le nom du collyre et immédiatement après le nom du médecin est une anomalie.

2. Ynudinam=^ Anodynwn. C'est un exemple de la manière dont sont défigurés les mots gravés sur les cachets : dialepidos écrit diallepidum, dialepidus, dialepimts ; diapsoricum écrit diabsoricum, dabsoricum, diaphsoricam, diafsoricum ; penicillum écrit penicilem ; clatir pour clarit(atem) ; aspar pour ad asp?\itudines) ; crsomaelinm pour chrysomelinum, etc. — C'est un collyre calmant 5 ; Gallien distingue deux espèces ftanodyna, les anodyna improprement dits qui guérissent, et les calmants 6. On peut considérer comme calmants le lene somnus d'un cachet de Normandie, le melinum ad omnem dolorem1 . — Bis, deux fois le jour ou deux fois dans la maladie, indication très fréquente dans la médecine ancienne; on l'a trouvée trois fois sur des cachets, à Saint-Albans, à

1. Je n'ai pas cru pouvoir mieux faire dans cet article que résumer la très intéressante notice de M. de Villefosse.

2. Une liste des noms d'oculistes romains a été publiée récemment par M. S. Reinach, Rev. arch., III, t. XI, pp. 254 et ss.

3. Cf. Villefosse, Cachets, I, 162; Sichel, Ann. d'ocul, LV), 235.

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