Orelli
nenses, qui n'étaient pas des pagani; elle se rapporte parfaitement au contraire aux habitants du pagus Andomus de l'inscription précédente1.
De la discussion qui précède et du rapprochement des textes III, IV et V, on peut considérer comme authentique l'inscription suivante :
I • O • M • ET I (oui) o(ptimo) m(aximo) et
FORTVNAE Fortunae
REDVCI • PRO reduci pro
SALVTE • ITV • ET salute itu et
5 RED ITV • TITI reditu Titi
FL • VETERIS Fl(aui) Veteris
PATRONI Patroni,
OPTIMO ET optimo et
FIDELISSIMO fidelissimo (patrono)
10 LAPIDA RI Lapidari
CLIENTES EIVS clientes eius
PAG ANDOMO pag(o) Andomo
COSISTENTES co(n)sistentes
EX VOTO ex uoto-
je V • S • L • M V(otum)s(oluerunt)l(ib entes) (met no).
L • D • D • PA • L(pco) d(ato) d(ecreto) pa(ganorum).
Pour la bibliographie et l'histoire du texte, cf. inscr. III, IV et V.
En l'absence d'indications, j'ai conservé la distribution peu vraisemblable de Guénebaud.
1. I(oai) o(ptimo) m{aximo) et Fortunae reduci. Sur cette dédicace et le culte de la Fortune du retour, cf. Gaidoz, Le dieu gaulois du Soleil.
5. J'ai conservé l'orthographe du prénom Titi en toutes lettres, comme la donne Guénebaud.
1. Quel est l'auteur de ces altérations ? Guénebaud a mauvaise réputation, mais je ne crois pas qu'il soit ici pour quelque chose. Ces questions d'attribution sont toujours difficiles à décider.
10. Lapidari. Ce sont des carriers. Guénebaud, le premier éditeur, rappelait avec raison qu'il y a des carrières de pierre dans les environs de Dijon, à Larrey et àChenôve. Il est bon aussi de rappeler que les excavations profondes connues sous le nom de « grottes d'Asnières » sont d'anciennes carrières. D'après les personnes compétentes, quelques-uns des monuments antiques que nous possédons à Dijon sont en pierre d'Asnières1.
12. Pag'o) Andomo. Cette lecture est due à M. de Villefosse. Nous avons là un nom géographique très important. On peut en rapprocher d'autres dénominations géographiques : Andologenses au moins d'après certains manuscrits de Pline), Andolisae, Andouera, et les noms d'hommes Andus, Andollatius, Andouartus* . Mais ce qui est capital, c'est que le nom de la ville de Langres dans la même région paraît avoir été Andomatunum et non Andematunnum comme le portent la carte de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin. Ces deux médiocres autorités sont balancées par la transcription grecque de Ptolémée (II, 9, 19), Avcqj.r:s'jvcv. Notre inscription, avec son pagus Andomus, si voisin de l'ancienne ville des Lingons, semble décider en faveur de cette dernière graphie : Andomus est en relation de parenté étroite avec Andomatunum. L'abondance des noms géographiques commençant par Anden'exclut pas la possibilité de noms commençant par Andoformés d'autres éléments. C'est du reste aux celtistes à fournir ces explicalions.
13. Co(n)sis tentes. Nous connaissons déjà cette graphie par de nombreux exemples3. 11 est évident qu'il faut écrire par s , non par c qui est une erreur de Guénebaud.