Z INSCRIPTIONS
je suis obligé de justifier, car ils n'ont pas encore passé dans l'habitude des travaux épigraphiques, au moins en France. Le génitif singulier, le nominatif, le datif et l'ablatif pluriel des noms en -ius se présentent sous la forme improprement appelée contracte toutes les fois que cette forme est donnée dans l'inscription : Serui et non Seruii, dis et non dûs. De même, Vu voyelle et Vu consonne, 17 voyelle et Yi consonne ne sont pas typographiquement distingués l'un de l'autre. Quelles que soient d'ailleurs les opinions que l'on professe en matière d'orthographe, le plus sur et le plus naturel est de conserver au texte son orthographe ancienne, quand celle-ci est certaine comme c'est le cas pour les inscriptions. C'est affaire à celui qui lit de lui donner la prononciation convenable.
J'aurais voulu joindre une traduction aux transcriptions, car je suis persuadé que, même pour les inscriptions latines, le premier commentaire à donner est une version exacte. Des considérations d'ordre matériel m'ont fait sacrifier cette partie de mon travail.
La bibliographie, malgré tous les soins que j'ai pu y apporter, contient certainement des lacunes. Les titres ont été le plus souvent donnés en abrégé: on les trouvera reproduits intégralement dans la liste qui suit cet avertissement.
Le commentaire est destiné à donner sur le texte toutes les indications qui permettront au lecteur d'en user pour ses travaux personnels. Si je dois beaucoup aux autres pour toutes les parties de ce recueil, je leur ai en quelque sorte emprunté celle-ci tout entière. Dans un travail qui est seulement une collection de documents et de renseignements, on ne peut viser à l'originalité, et ce serait manquer le but de négliger les travaux antérieurs. Tout mon regret est de n'en avoir pas tiré un meilleur parti.
Le plus souvent je n'ai pu donner aucune indication rela- ' tive à la date des inscriptions. Une partie de ces monuments ont aujourd'hui disparu. Pour les autres, la forme des lettres est un guide fort incertain. La paléographie des inscriptions est encore dans l'enfance. Ce n'est que le jour où l'on aura des recueils de fac-similés en héliogravure d'inscriptions datées pour chaque province de l'Empire, que l'on