MED A NA . E
Dans le champ :
III II S. Reinach, Catalogue du mus. de S t- Germain, p. 107.
On croit lire Medati et des indications pondérales très peu certaines \
1. Ces indications devraient se lire 3 livres 1/3, ce qui ferait 1091 g. 50 ; ce chiffre est beaucoup trop fort, quelle que soit la quantité perdue par le vase. Ne s'agirait-il pas plutôt de l'ancienne livre italique de 273 g. encore usitée à une époque récente (H. Nissen, Handbuch d'I. Mùller, t. I, pp. 681 et 708)? On aurait 810 gr. comme poids total et la coupe aurait perdu 320 gr., soit un peu moins des deux cinquièmes, ce qui est encore beaucoup.
38 AMPILLY-LES-BORDES
AMPILLY-LES-BORDES
(Diocèse d'Autun, archidiaconé de Flavigny. — Ciuitas AEduorum)
Au lieu dit « la Pierre qui corne ». Statue en demi-relief se détachant sur une stèle et représentant un homme imberbe, seulement vêtu d'un manteau fixé à chaque épaule par une agrafe. Ce manteau tombe librement par derrière. Par devant, la main gauche le relève de manière à laisser à nu le bras droit, le côté droit de la poitrine, le' ventre et tout le bas de la statue. Celle-ci est mutilée un peu au-dessus du genou. La main droite tient un raisin ; à gauche, sur la partie du manteau qui couvre la poitrine, on voit un oiseau. L'inscription se lit sur la stèle dans la partie laissée libre par la tête et les épaules. Ce monument découvert au xvii0 siècle a été transporté à l'abbaye de Flavignv1, puis au cabinet des Bénédictins à Saint-Germain-des-Prés. On ignore ce qu'il est devenu.
DEOBE Deo Bc-
MILVCIO milucio-
VI ui
Gruter, p. 84, n. 5. — Montfaucon, Antiq. expliq., II, p. 427, et pi. cxcii. — Martin, Relief, des Gaulois, I, 299 et pi. 8.
— Muratori, 1986, 6. — Orelli, 1970. — Leclere et Gaveau, pi. VI, 4. — Album, pi. 31,14. — Rev. soc. sav., 1863, 2, 166.
— Grignard, Note sur une divinité gauloise et un amulette chrétien découverts à Lantilly, Autun, 8, 1881 (B. D. br. 2739) et ap. M. S. E., X, 211 et planche. — Donat. Suppl., I, 163.
— Mone, Gesch. d. Heidenthums, II, 418. — Wal, p. 54, n. 41.
Il ne faut pas songer à lire Bemiluc Ioui. Les noms de di-
1. -Attribué à Paris par divers auteurs, qui semblent tous avoir puisé leur dire dans Muratori : cette fausse indication est due au transfert du bas-relief à Saint-Germain-des-Prés.
ANTIGNY — AUXEY 39
vinités gauloises sont latinisés et ainsi on ne peut avoir Bemiluc; ce ne serait pas davantage une finale gauloise. De plus, dans les dédicaces, les noms spécifiques précédent les noms locaux : on aurait dû écrire Deo loui Bemiliœ. Deux doutes peuvent seulement rester dans l'esprit. Y a-t-il c ou g, les deux lettres étant très voisines au point de vue phonétique comme au point de vue graphique ? Vi, au commencement de la ligne 3, est-il la fin du mot précédent ou la première syllabe du nom du dédicant, ce nom ayant été négligé par le copiste ou effacé partiellement? Malheureusement la disparition du monument ne permet de répondre ni à l'une ni à l'autre de ces deux questions1.