ANTIGNY
(Diocèse d'Autun, archidiaconé de Beaime. — Ciuitas AEduorum)
Marque sur un fond de vase en terre rouge.
GECAVD
Corn. Arch., 2, 171.
AUXEY
(Diocèse d'Autun. — Ciuitas AEduorum).
Climat des Autèts (ou Antêtes), au pied du mont Mélian. Pierre méplate présentant une inscription gauloise en beaux caractères dans un champ refouillé et jadis entouré d'un cadre.
1. Deux bronzes reproduisent le même type, d'après Leclere et Gaveau : l'un à Chalon. qui est fort beau; l'autre, d'exécution médiocre, à Périgueux. Aucun d'eux ne porte d'inscription.
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Les lettres portaient, au temps où fut rédigée la notice du Dictionnaire archéologique, des traces de couleur rouge ; elles ont aujourd'hui entièrement disparu. Une cassure a écorné à gauche la partie supérieure du monument et emporté dans la ligne 1 la première lettre et la partie supérieure du C, dans la ligne 2 la boucle du P. Dans la ligne 1 la branche gauche du V a disparu dans une cassure \ 0 et P sont accolés. Cette pierre a été trouvée au siècle dernier; suivant une tradition suspecte, elle recouvrait un petit sarcophage qui contenait des ossements calcinés et des cendres. Transportée à Volnay, elle resta longtemps chez le maire de cette commune : de là le nom d'inscription de Volnay sous lequel on la désigne d'ordinaire. En 1855 elle fut donnée au musée de Beaune.
/CC A VOS • OP [Ic]ca[u]os Op- Iccauos, fils d'Op-
PIANICNOS • IEV [p]ianicnos ieu- pianos, a
RV • BRIGINDONI • ru Brigindoni fait pour Brigindu
CANTALON • cantalon ce cantalon.
Dict. arch. Gaule, inscr. gaul., n° 4 (fac-similé). — Rev . Arch., n. s., 15, 388 (trad. de Pictet). — Com. Arch., 6, 1862, xxix. — Protat, troisième étude*) p. 8. — Com. Arch., 9, p. lxxxii. — Gh. Aubertin, Quelques renseignements, p. 37. — E. Bavard, Hist. de Volnay, p. 13. — Rép. archèol., col. 165. — Rev. Arch., n. s., 5,28. — Rev. soc. sav., 1863, 2, 179. — Reitraege, p. 129.
1. On remarquera que la description précédente est en désaccord avec le fac-similé du Dict. arch. C'est que le temps fait son œuvre rapidement à Beaune. La plupart des antiquités — presque toutes les inscriptions — sont rangées le long d'un mur du jardin de l'hôtel de ville, au couchant, c'est-à-dire exposées à toutes les intempéries et à toutes les dégradations. Je ne sais si le musée de Beaune a été compris dans la communication de M. Flouestà la Société des Antiquaires de France (Ier sept. 1886, Rev. crit., 1886, 2.232) parmi ceux « dans lesquels la façon dont on conserve les monuments laisse beaucoup à désirer; » mais l'Etat devrait pouvoir faire transporter d'office au musée de Saint-Germain tous les monuments à la garde desquels les villes, à cause de leur incurie, n'ont plus droit de prétendre.
2. L'inscription de Volnay a été ordinairement mal copiée. Protat, par un système ingénieux d'abréviations, obtient un texte latin dont je ne vais donner que la traduction; ce sont les pierres qui adressent la parole au passant : « Ici est la cave. Ici nous formons l'enceinte
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1. Iccauus. On peut comparer d'un côté Ico l, lcos, Iccius, Iccianus, Icco, d'un autre côte Accauus%, Liccaus\ Saccauus\
2. Oppiani-cnos. La terminaison est le signe de la filiation. Dans l'inscription gauloise de Néris 5 on lit de même Bratronos Nantonic(nos) (= Nantonii filins) et dans une inscription de même langue trouvée à Nevers6 au xve s. : Andecamulos Toutissicnos (= Toutissii fdius). Cet adjectif patronymique est composé du thème fléchi en -i suivi d'une terminaison appartenant à la racine du verbe irlandais cinim, je descends7. Le gaulois a deux autres adjectifs patronymiques, l'un en -eos: OTIAAONEOC à Vaison8, AÏTOTMA- PEOC à Saint-Remy 9, et l'autre en -tas: HAOTCKONIOC à Saint-Remy 10. On peut comparer les formations grecques Àicvuatoç, 'AtcoXXwvioç et les formations latines Marcim, Octanius.
3. Ieuru. Cf. inscription d'Alise, n° 3, 1. 2. — Brigindoni. De la première partie du mot peuvent être rapprochés Admagelobriga, Brig-anthim, Brig-inn, Nerto-briga, Sego-briga, Tameobrigusn.