‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 25 sur 210 · J'avais cru d'abord que les copies de cette inscription · texte numérisé non relu

J'avais cru d'abord que les copies de cette inscription

étaient inexactes, et qu'il fallait lire: net, leg. pri.

Mineruiae, uixit annis XXX, dues.... Comme je n'avais pu m'en rendre compte par moi-même, mon ami, M. Charles Glantenay, de Beaune, voulut bien vérifier et m'envoya une copie qui faisait cesser mes doutes. Je crois néanmoins qu'il s'agit de la légion I Mineruia1. Cinq légions ont porté le numéro 1 : la I Germanica, créée pour remplacer une des trois légions détruites avec Varus, envoyée en Germanie, licenciée en 71 par Vespasien ; la I Italica créée par Néron en 66, d'abord envoyée en Gaule, et après la bataille de Crémone, dirigée sur l'Illyrie, puis la Mésie ; la I adjutrix, créée par Néron en 68, envoyée en Germanie sous Vespasien à deux reprises, mais pour peu de temps ; la I Parthica, créée par Septime Sévère et campée en Pannonie ; enfin la I Mineruia, créée par Domitien pour remplacer la Y Alauda, et qui séjourna dans la Germanie inférieure, sauf un court passage en Mésie, sous Vespasien. Les vétérans de cette dernière

1. L'inscription n'est pas suspecte; un faussaire n'aurait pas imaginé ce fragment et il n'y avait pas de faussaire à Beaune au xvn" siècle. On en était encore à expliquer Vet. par Vetlius, comme fait Gandelot. Il y a là seulement une erreur du lapicide. Après avoir gravé le nom du soldat (aujourd'hui perdu), sa qualité, le numéro de sa légion, il n'a pas songé au surnom Mineruiae et a passé immédiatement à l'âge du défunt. Puis au cours de son opération il s'est aperçu de sa distraction et a rétabli Mineruiae à la première place libre : il l'a écrit en toutes lettres, pour qu'aucune fausse interprétation ne puisse être donnée. Ordinairement ce surnom est abrégé par MIN ou par M.

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ont laissé de nombreux monuments dans la vallée de la Saône et du Rhône, surtout à Lyon. Quand ils avaient fini leur temps, ils venaient jouir de leur retraite dans les villes situées plus au midi.

En Champagne, au bout de Saint-Nicolas.

Stèle quadrangulaire arrondie à la partie supérieure. La moitié inférieure contient le champ de l'inscription ; en haut dans une sorte de niche se trouve une figure de femme tenant une quenouille (prise pour un vase allongé j?ar certains auteurs?). Ce monument est encastré dans un cadre artificiel en maçonnerie en forme de gros pilier quadrangulaire. Dans une autre face, se trouve un monument représentant un homme barbu ; mais il n'y a pas d'inscription. Enfin le troisième côté présente une stèle trouvée en Bolar (Nuits) et ordinairement attribuée à Quincey. Il n'y a rien dans le quatrième côté. — Le monument qui nous occupe1 a été trouvé, ainsi que la stèle anépigraphe, le 23 avril 1818, au lieu indiqué ci-dessus. Le tout est aujourd'hui au musée de Beaune, c'est-à-dire dans le jardin de l'Hôtel-de- Ville.

M ON I M ET V Monimetu(m).

SACVRIA • MVTACI Sacuria Mutaci (filia).

Rev. Arch.y n. s., 5, 24 (ne donne pas les deux noms propres). — Aubertin, Quelques renseignements, p. 43. — Rèp. trav. hist., I, 372 (reproduit Aubertin). — Ant. Héron de Villefosse, ap. S. A. F., 1882, 4e trim. (seule copie exacte)2.

1. Monimetit{m) pour Monimenta(rri) est un vulgarisme. Rien n'est plus fréquent dans le latin vulgaire que la fusion de la nasale avec la voyelle précédente devant certaines consonnes. C'est un des phénomènes les plus anciens du parler

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