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NILLA
MANIBVS ..
Gandelot, xlvii,
Sur un des anciens piliers de l'église S. Pierre, on lisait d'après Gandelot biliomento sunuc haeredes, et d'après Pasumot, on y remarquait D(is) M(ambus). De ces indications, on peut tirer un texte hypothétique, clans le genre de celui-ci.
MONI D MENTO SVNVC M A E R E D E S [atï]
Moni D(is) mtntoQri) Sunuc- M(anibus) ae Rcdts[ati?] (Jiliac)
Gandelot, xlvii. — Pasumot, 77 (simple mention).
Monimento. L'alternance de i avec u, o avec u, la suppression de Ym final sont des faits connus. Ce mot, tel que je le
suppose ici, se lit sur des monuments encore existants. — Je suppose que la 5e lettre de Gandelot est un D pris pour un 0 et j'introduis la formule D.M. d'après l'assertion de Pasumot ; de même M pris pour H est une confusion facile. — Sunuca. Un peuple de la Gaule Belgique s'appelle ainsi1. — Redes[ati\. Pasumot dit que cette inscription est mutilée : ce qui explique la lacune ici et peut-être dans les premières lettres. Redesatus serait un nom gaulois comme le précédent. On le lit sous la forme Redsatus ou Ressatus, Resatus dans des inscriptions de la Pannonie inférieure et du Norique2. Peut-être cependant y avait-il haeredes : Sunuc(i) m. haeredes [p. c.].
La Maladière. Fond de coupe en terre rouge : marque de potier.
D A M O N O Damon(i) o(fficina)
Ce nom est très connu. Tudot le donne dans cinq marques différentes : DAM ■ ETCOS, DAMO, DAMON, DAMONVS, DAMONVSSF3; on le trouve encore à Augst, à Autun, à Londres', à Lyon5, dans différentes localités de la NarbonnaiseG. Il est intéressant de rapprocher ce nom du nom de Damona, parèdre féminine de Boruo. C'est ce qui en rend probable l'origine gauloise7.