Caes., B. G., VI
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être aussi bien appliqué au culte de Mars. Un grand nombre de dieux locaux ont été identifiés à cette divinité romaine. On peut citer Albiorix, au Sablet près Vaison ; Belatacadrus, en Grande-Bretagne ; Boluinus, à Bouhy ; Britouius, à Nîmes ; Budenicus, à Collias ; Buxenns, à Velleron, près Carpentras ; Carrus Cicinus, à Vaumeilh ; Dinomogetimarus et Diuannus. à Saint-Pons; Giarinas, à S. Zacharie ; Halamardus, à Ruremonde ; Harixo, à Loudenvielle ; Lacauus, à Nîmes; Leherennus, en Aquitaine ; Lelhunnus, à Aire-surl'Adour ; Lenas et Visucius, sur les bords du Rhin ; Leacetius ou Loucètius, à Angers et aux environs de Mayence ; Leusdrinus ou Ieusdrinits à La Pêne, près Vence ; Mogelius, à Bourges ; Bandosas, à Taragnat ; Bigisamus, à Bourges ; Budianus, dans le Vercors ; Thingsus, à Housesteads (Angleterre); Tritullus, à S. Laurent de Trêves; Vorocius, à Vouroux; Vintius, à Vence; Latobius, à Seckau, en Styrie, etc. A cette liste forcément incomplète, il faut ajouter Tentâtes ou Tontatis1, nommé par Lucain dans un passage bien connu et assimilé à Mars par l'inscription de Seckau2.
3. Cicolluis est un surnom nouveau qu'on peut ajouter aux précédents. Mars Cicolluis se rencontre encore à Dijon, Mars Cicolluis et Litauis, à Mâlain (nos 145, 203, ss.). Cicolluis paraît être seul de sa famille dans les noms gaulois jusqu'à présent connus. Il n'en est pas de même de Litauis. On avait déjà le dérivé Litauicus, d'après différentes sources 3 ; Litauicrari est le nom du lieu où se trouve la cella memoriae, objet principal du testament découvert à la bibliothèque de
1. Luc, Phars. I, 445 ; sur l'alternance de -eu- et de -ou-, L.Ponsinet, Mém. Soc. Ling., VI, 72.
2. Cf. en général Liste et la table du t. XII du Corpus, p. 925; Budenicus, /?. E.. I, 158 ; Dinomogetimarus et Diuannus, R. E., 286; Ilarixo, B. E., n. 86 et 87 ; Lelhunnus, Bev. crit., 1885, II, 180; Mogelius, But. crit., 1885, 288 et 348 ; Bandosas, S. A. E., 9 juill. 1884 ; Bigisamus, But. Com. trav. hist., 1885, 466; Thingsus, Scherer ap. Sitzungsberichte der K. Preus. Akad. der Wissenschaften, 1884; Tritullus, B. E., 200; Vorocius, S. A. E., 1883, 263; Latobius, Corp. Insc. Lat., III, 5320 : Marti Latobio Harmogio Toulati.
3. Creuly, Liste, v° ; LITAVICOS, monnaie des JEdui, Dict. arch. Gaule, mon. 67; Caes., B. G., VII, 37.
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Bàle par Kiessling l (cp. Nouem-craris nom d'une station de la voie romaine qui longe le Rhône) ; Conuictolitaais enfin est un chef éduen mentionné par César2. — Il ne s'agit pas ici d'une même divinité ; en réalité, il y en a deux, Mars Cicolluis d'une part et Litauis de l'autre. Ces associations de divinités, quelle qu'en soit la signification, ne sont pas de pures et simples accumulations d'épithètes, comme dans la dédicace latine l{oui, O(ptimo) M(aximo). Ce qui le prouve, c'est un fragment d'inscription trouvé à Màlain (infra n° 207) qui. permet de restituer : Marti Cicollui et Bellonae. Si cette restitution est certaine, Litauis désigne une divinité parèdre de Mars Cicolluis.
4. Les noms du dédicant sont connus. On croit que le nom à'Attius est plus rare en Gaule. Cependant d'après les tables actuelles du Corpus, on le trouve 163 fois en terre celtique contre 160 fois dans le reste de l'Empire : les tables des vol. VI el XI d'un côté et XIII de l'autre manquent. Les différentes copies portent PATERCIV.
1. Le texte de ce document a été publié Rev.Arch., n. s. 10, 29 note, et dans W. 315.
2. Caes., B. G., VII, 32. On a aussi Litauiccii) (gén.) dans une inscr. de Monthureux-sur-Saône, maintenant au musée cTEpinal (n° 82). — On a donné de ces dédicaces à Mars Cicolluis et à Litauis une autre interprétation; je la mentionne seulement afin d'être complet et parce qu'elle est reproduite avec persistance dans les Mémoires de la Commission, particulièrement VI, 1862, p. xxix. M. Protat, membre de cette Commission, lit Ci'ppum) colui et litaui. Mais 1° l'abréviation Ci zz Cippum est extraordinaire ; elle est impossible dans un texte soigneusement gravé comme celui du n° 145; 2° la locution cippum colère et litare est au moins étrange sinon barbare ; 3° les monuments donnent CICOLLVI, non CICOLVI (sauf le n° 205, mais il y a déjà une faute certaine de copie) ; 4° litare ne se rencontre guère que dans des inscriptions métriques, par exemple Corp. Inscr. Lat., II, 762. Les rapprochements établis par M. Mowat entre Litauis et d'autres mots sont une preuve extrinsèque de la certitude de la lecture du général Creuly.
Cippe pyramidal trouvé dans un verger avec une monnaie d'Auguste.
MON Mon(umentum)
REGULIOSERVI Regulio, Serui (filio).
Mém. Ac. Dijon, p. 50. — Album, pi. 31, 8.
1. Mon{umentum) ; expression qui caractérise toute une classe de monuments funéraires dans le département. Ils ont d'ordinaire la forme de cippes. Aujourd'hui encore, dans les mêmes régions, on emploie couramment l'expression de « monument » dans le sens antique. Ce mot se présente sous des formes et des sigles diverses ; on les trouvera à l'index. Chaque pays a ainsi ses usages funèbres : à Bordeaux, la formule d{is) m(auibits) et memoriae, le mot defunctus (DF), la mention de ceux qui font faire la tombe et l'ascia 1 ; à Narbonne, la formule uiuit ou uiuunt (V)s.
2. Si cette copie est exacte, le nom du défunt est au datif, ce qui est très rare. Le dessin de Y Album de Nesle permet de croire que le monument est de basse époque. On peut remarquer l'emploi de U voyelle et de V consonne ; l'alternance inverse a été remarquée sur un monument de Gigthis3.
(ALES1A MANDVB10RVM) (Diocèse d'Autun. — Civitas AEduorum).
Alise est une des localités du département qui a fourni le plus d'objets antiques. Dès 1652, on découvre l'inscription
1. Defunctus en toutes lettres ou en sigle (D.DEF,DF) est au moins 137 fois dans le recueil de M. Jullian.