COURCELLES-LEZ-SEMUR
(Diocèse d'Autun. — Ciuitas Mduorum)
Dans une ce lia découverte en 1855 par M. Moreau et fouillée par la Société des sciences historiques et naturelles de Semur, on a trouvé des monnaies de Gallien et de Constantin II, quantité de débris de poteries et de briques, deux moules en terre cuite représentant, l'un, une femme assise, allaitant son enfant placé sur ses genoux, l'autre, une tête d'animal, de lion vraisemblablement. On pense que c'était un atelier de céramiste. — Sur un fond de vase richement décoré.
c r i t o b v L i Bull, soc, Semur, 1864 (MDCCCLXV), pp. 117-135, p. 121.
(Diocèse de Langres. — Ciuitas Lingonum)
Les découvertes archéologiques se sont faites à Dijon surtout sur deux points : au cœur de la ville dans les murs de l'ancien caslriim, et au sud-est, dans des terrains qui
1. Plin., N. H., 34,17. Cf. le nom populaire du lieu dit « le Champ Maréchal », F. Lenormant, /. /., p. 22.
Lejay. Inscriptions antiques de lu Côte-d'Or. 5
s'étendent le long des allées de la Retraite et au delà jusqu'au Cours du Parc.
Les murs du castrum remontent au m0 s. ; ils ont été décrits par Grégoire de Tours dans un passage souvent cité1. Comme pour la plupart des constructions des derniers temps de l'Empire, une partie des matériaux a été empruntée à des ruines de monuments antérieurs accumulés sur le sol par les guerres des compétiteurs à l'Empire2. «Ces murs étaient fondés sur une glaise jaunâtre ; ils étaient formés de gros gravois mêlés de chaux et battus ; ensuite était un lit de pierrailles mises à plat ; puis trois assises de moellons de pierres blanches, provenant des débris de monuments antiques, placés à sec; ensuite sur ces libages était une maçonnerie de pierrailles toujours posées sur le côté alternativement d'un sens différent dans chaque couche ; ces pierres étaient liées ensemble par un mortier composé de chaux, de sable mêlé de briques pilées, de paille hachée. ... Ce mortier était tellement dur, qu'on ne détachait qu'avec beaucoup de peine des fragments de cette muraille qui, par sa dégradation extérieure, annonçait qu'elle avait été revêtue de pierres blanches taillées. J'ai mesuré ce mur tel qu'il était, c'est-à-dire dégradé au dehors de l'enceinte ; il avait 7 pieds 4 pouces d'épaisseur aux fondations, et 7 pieds 2 pouces seulement au-dessus de la retraite. . . Cette ancienne enceinte avait quatre portes, l'une du côté d'Orient, appelée la Porterelle, qui fut détruite pendant les troubles de 1568 ou 1571. [Elle était située dans la rue de la Liberté = rue Condé, à peu près à la hauteur de la rue des Etioux.] On voyait encore dans le xvne siècle la porte méridionale, dans la rue qui conduisait de la Sainte- Chapelle à l'église Saint-Pierre, près de la maison de François Baudot. [Elle était sans doute un peu plus loin, à l'angle de la rue Chabot-Charny = rue Saint-Etienne et de la rue du Petit-Potet ; car la rue des Singes, partie de la rue Chabot-Charny entre la rue de l'Ecole -de -Droit et la rue