‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 45 sur 210 · Greg. Turon., H. F., III, 19, éd. Arndt · texte numérisé non relu

Greg. Turon., H. F., III, 19, éd. Arndt

2. Sur un tel usage, cf. Le Blant, Manuel d'épigraphie chrétienne, 46 ss. Il en est de même à Reims (Villefosse, B. E., mai 1883), à Saintes (Espérandieu, Epigraphie de Saintes), à Tours, à Poitiers, à Limoges, à Sens, à Narbonne (Corp. Inscr. Lat., XII, pp. 522-523), etc.

du Petit-Potet, était traversée par le mur du Castrura.] La porte occidentale n'était pas éloignée de l'église de la Madeleine [elle était située rue Amiral-Roussin, vers la place Saint-Georges]; et la porte septentrionale, appelée Porte-aux- Lyons, fut abattue, lorsqu'en 1775 on construisit la première aile du logis du Roy ou palais national ou impérial1. » Cette porte se trouvait par conséquent du côté de la place Notre- Dame. Un peu plus loin, à l'extrémité de l'aile en question du Palais, une rue porte encore le nom de rue Porte-aux- Lions.

Une partie des inscriptions trouvées dans le mur du Castrum appartient à des monuments funéraires. Elles ont été découvertes avec des sculptures qui témoignent une fois de plus du caractère réaliste de l'art gaulois2. Les principales occupations des habitants y sont illustrées avec précision et relief. C'est ainsi que l'on a trouvé dans la tour du Petit- Saint-Bénigne un thème qui devait être d'une vente courante. C'est l'action de décharger le grain d'une voiture d'osier 3. Autant qu'on peut en juger, les sculpteurs gallo-romains ne se copiaient pas complètement. La tombe du marinier de la Saône4 qui reproduit le même sujet présente quelques variantes : il y a une personne.de plus, celle qui emporte le grain dans un sac, et on -ne voit pas les restes du petit édifice à colonnes qui décore le fond du bas-relief anépigraphe. Sur un autre monument, nous voyons un homme en costume de voyage et appuyé sur une canne. Il mène, pour le vendre sans doute à la foire de quelque oppidum important, un cheval sur lequel un personnage peu distinct lève un fouet*. Ailleurs un

1. Baudot-Lambert, p. 61 (n. 6). On trouvera dans le même ouvrage, pp. 111-114, la description des substructions antiques découvertes dans les fouilles de l'emplacement de la Sainte-Chapelle. Antoine (Découverte des ruines d'un monument triomphal, Dijon, vendémiaire an X, 12 pp. et fig.) mentionne les ruines de quatre tours des anciens murs.

2. A. de Barthélémy, Rev. Arch., n. s., 10,1; Allmer, Inscr. Trion, p. 236; C. Jullian, à propos du Musée de Bordeaux, Rev. Arch., 3e sér. , 5, 325; Hettner, Westdeutsche Zlschr. fur Gesch. u. Kunst, II.

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