La Bourgogne, 3.270, n
4. Je ne crois pas nécessaire de donner une bibliographie détaillée que l'on trouvera à chaque inscription. Pour l'histoire générale des découvertes archéologiques, cf. le résumé ap. Origines dijonnaises, 78.
Roussin, 23) et les substructions découvertes récemment (août-septembre 1886) dans les fondations de l'église Saint- Etienne.
L'autre champ des recherches archéologiques se trouve à l'orient de la ville, dans des terrains non encore complètement bâtis. On peut le limiter au nord par la rue de Gray, au sud par une parallèle partant de la grille du Parc. Le cours du Parc borne en cet endroit les gisements archéologiques du côté de l'ouest. Plus au nord, l'ancien lit de Suzon1 peut être adopté pour limite. C'est donc une vaste étendue, d'ailleurs inégalement féconde en trouvailles. Le lieu le plus favorisé sous ce rapport a été jusqu'ici le climat des Poussots. Assez éloigné delà ville, il est situé entre les routes de Longvic et d'Auxonne, à l'extrémité orientale du champ de recherches que nous venons de circonscrire.
C'est en 1598 que le médecin Guénebaud fit la première découverte connue aux Poussots. Elle consistait en substructions antiques, en une fiole de verre et un sarcophage. Guénebaud n'en publia la relation qu'en 1621. Il est difficile de donner les dates exactes des trouvailles faites en ce lieu depuis lors8. Cependant on peut mentionner celles de 1816, transportées dans la maison Baudot, rue du Vieux-Collège. C'est dans notre siècle surtout qu'ont eu lieu les plus importantes découvertes dans ces régions, par suite de l'extension de la ville hors des anciens remparts. En 1856, c'est une inscription trouvée par M. Lépine. Plus anciennement, vers 1831, quatre fragments avaient été découverts dans l'ancien lit de Suzon, en face Champmaillot, près de l'emplacement du premier jardin botanique (à peu près en face du collège actuel de S. Ignace). En 1859, aux allées de la Retraite, on trouva dans une sablière un tombeau : il y avait une tête accompagnée de sculptures et de lambeaux d'inscription ; c'était sans doute quelque débris de stèle funéraire3. En 1868, on signale
1. Sur les changements de lit de ce torrent, cf. Com. Arch., t. III, p. vin ; ib., t. III (1851), p. xliv. On ne dit jamais le Suzon : ce provincialisme est peut-être intéressant au point de vue de folk-lore.
2. Cependant des débris de « tombeaux gaulois furent » trouvés le 10 mars 1752, près la Porte-Neuve (Manuel de l'étranger, p. 63).