Spart., Did. Iulian., ch. 3 et
3. Scanlia est le nom d'une femme dont le tribun Clodius avait usurpé les biens, Cic, pro Mil., 75.
3. C'est la manière de lire la plus naturelle. Si donc la copie de Baudot est exacte, nous serions en présence d'un monument votif, sans doute un autel. Peut-être les lettres v(otum) s(ohiit) l[ibens) m{eritd n'ont-elles été lues qu'en partie et S L serait un débris de cette formule1.
« Lorsqu'en 1807, le propriétaire d'une maison située à l'extrémité orientale de la rue Saint-Etienne, dans un lieu où passait le mur du Castrum, faisait réparer un magasin qui y est placé, on en tira plusieurs bas-reliefs antiques sortis du mur dont je viens de parler. Parmi ces morceaux, il s'est trouvé la partie supérieure d'une pierre tumulaire portant ce fragment d'inscription. Cette inscription se trouve brisée positivement aux trois quarts des lettres de la deuxième ligne, et leur forme maigre et allongée annonce la décadence des arts. »
SEGOMAP * BLANDINF Segoma[rus] Blandin(ï) f (ilius) f^ s F t | t <; » f et Se is /(ilius)
Baudot-Lambert, 28.
1. Cette inscription vient d'être publiée dans le t. XII du Corpus (n. 2738) comme provenant de Colombiers, près de Bagnols, sur la foi d'un manuscrit de Suarez qui ne peut être antérieur à 1661. D'un autre côté, Baudot devait être peu exposé à se tromper sur l'origine d'inscriptions qu'il venait de faire transporter chez lui ; son ouvrage a paru l'année même des découvertes et de ses acquisitions (1710). Voici du reste comment s'exprime Baudot (p. 103 ss.) : « Les deux inscriptions qui sont dans ma cour et une troisième qui fut tirée des fondements de la tour que je démolis [le n. 92].... prouvent assez.... que Dijon est ancien de plus de dix-sept cents ans. Les deux premières, qui sont en très beaux caractères romains, sont deux épitaphes ; Lune entière qui ne contient que ces mots : [suit le texte de mon n. 84J. L'autre... a ces mots [c'est le n. 94]. » Suit un long raisonnement. Il conclut ainsi : « Si cela est, comme on n'en peut pas douter, et que j'aye déterré des figures et des inscriptions qui étoient faites avant la décadence des beaux-arts et que je les aye tirées de l'enceinte de l'ancien Dijon où, après avoir été tirées d'anciens monuments démolis, elles avoient été employées à la vue de Marc Aurèle.... peut-on dire que je n'aye pas raison de croire qu'elles sont du temps du Haut-Empire?... Ces inscrip-
1. Segomarus, cf. n° 62. — Blandinas; Blandus est fréquent à Dijon, cf. nos 81, 93, 215.
2. La deuxième ligne dans l'état où elle est transmise ne peut être lue-; il y avait sans doute deux noms propres, l'un au nominatif, l'autre au génitif.
Monument trouvé lors de la construction du collège des Godrans.
<( Sunt statue e solido lapide due, una in serai speciem et habitum, qui prae manibus acerram gestet, cum iiac inscriptione. » Monument perdu.
REGALIS Regalis,
MEL . S ATT ■ Mel[i]satt[i]
LIB lib(ertus).
J. Richard, Antiquitales diuion., fol. 1, v° (illam nullus adhuc expressit, fol. 2, r°). — Guénebaud, 36.
1. Lacune indiquée dans Richard par trois points. Y avaitil vraiment une lacune ? On peut imaginer du reste un tout autre supplément que celui qu'il propose en ces termes : « Dico abi est lacuna, fuisse literam G iam uetustate exesam atque abolitam. » Il manquerait plutôt la formule Dits) M(anibus).
2. Mel[i\satt[i] est une conjecture. Ce nom serait un nom gaulois formé d'un côté avec le thème de Melius1 et Mtlia2, de l'autre avec celui du surnom Satto, très usité 3.
tions n'ont pas été faites depuis le rétablissement des beaux-arts, puisque je les a y Urées d'une lour qui éloit ancienne il y a plus d'onze cents ans. »