MELIAI, Paris, B. E., I
3. Voir les références dans Creuly, Liste, v°. Cp. Satta, C. 1. L., VIII, 9097. On pourrait lire aussi Mel[o]saltus, cp. Melocollius, à WindibCh. 0. 437.
Collège des Godrans : stèle à personnages trouvée lors de sa fondation. « En nobis de grege omnes alij, ex eadem fossa, serui, in singulis lapidibm, bini, et trini insculpti, ut hoc segregales notent l ancillae seu sente due, dextra pixidem (ut uidetur) unguentariam , sinistra, calathos fructibus et bellariis plenos gestantes, ut Ciniflores, seu unctrices intelligas, ad quorum unam hec inscriptio. » Monument disparu.
D D {Duobus) D(is) M- M(anibus).
LVCILLA Lucilla
POTENTINI Potenlini (filia).
Richard, Antiq. diuion., 41 v°.
1. (Duobus) M(anibus). En l'absence des monuments, il faut accepter, je crois, la leçon des copies anciennes, toutes les fois qu'elles n'offrent pas d'impossibilité. C'est le cas d'appliquer ce principe, malgré l'invraisemblance de la leçon DD vu l'ensemble des textes trouvés à Dijon. La multiplication des lettres d'une sigle indique un nombre correspondant. C'est ainsi que sur une inscription de Thenae (= Hr Thina, Afrique) on a DD • MM lu par M. C. Jullian {duobus) d(is) M(anibus. A l'appui de cette lecture, il renvoie à un passage intéressant de Servius. « A notre naissance, dit celui-ci2, nous
1. Je cite le texte de l'auteur entièrement, parce qu'il renferme la seule description que nous possédions ; inutile de dire que son hypothèse est inadmissible. Il suppose que les esclaves de Flauius Vêtus (cf. infra 296, ss.) formant le grex dont Carantillus est Yactor. expriment à la suite de celui-ci des vœux pro itu et reditu de leur maître. En foi de quoi, chacun fait élever sa statue avec son nom. On voit plutôt, d'après la description, que ces monuments présentaient l'aspect habituel décrit par Millin.
2. Ad JEn., VI, 743. Il faut noter que dans notre inscription la copie porte redoublement du D seul. On pourrait peut-être lire D(o)io) D(edit), et on aurait alors affaire à une inscription votive ; cf. la note de Mommsen au t. VIII du Corpus, p. 1105.
recevons en partage deux génies : l'un, qui nous exhorte au bien, l'autre, qui nous détourne vers le mal. Leur assistance nous suit après la mort, et ainsi, nous sommes ou élevés à une meilleure vie, ou condamnés à une pire ; par eux nous méritons ou d'être appelés aux Champs-Elysées ou de retourner dans un corps. » — Comme j'ai gardé scrupuleusement la lettre du texte, de même ai-je fait pour sa disposition.