Inscription suspecte, cf. n
2. Les inscriptions n. 3. 4, 8, 11 ont été publiées par Fr. Lenormant, Mém. présentes à VAcad. des Inscr. par div. savants, lie sér., t. \ I. pp. 20 et 4.
Lejay. Inscriptions antiques de la Côte-d'Or.
Haut. 48 cent. Larg. 73 cent. Hauteur
des lettres
MARTIALIS- DANN3>* "4™" Marlialis Dannotali ieuru
mm Martial, fils de Dannotalos, a fait lEVRV • VCVETE • SOsk 40 ^^ ^ ^.^ ^
CELICNON tf ETIC 3 5mra pour Ucuetis cette tour, et
GOBEDBI -DVGlIoNTiIo 3Jmra gobedbi dugeontiio Ucuetin
plaise l'ouvrage à Ucuetis
^ tuw >2 in Ahstia.
IN \LISllA 42mra dans Alise.
Corn. Arch., 4, 283. — Rev. Arch., n. s., 5, 118. — Ih., 14, 8 (A. Maury réfute le paradoxe émis par le comte L. Hugo qui prétendait que cette inscription et les autres inscriptions gauloises étaient non pas gauloises, mais germaniques). — Ih., 14, 221 (réplique du comte Hugo). — Ih., 15, 313 (Nouvelles Lettres de Pictet sur les Inscriptions gauloises). — Protat, Deuxième Etude sur les inscriptions des enceintes sacrées galloromaines. Inscription d'Alise. Dijon, 1861, in-4. — Dict. arch. de la Gaule, Inscriptions gauloises, n° 7 (fac-similé et transcription). — Rev. soc. sav., 1863, 2, 165. — Serrure. Etudes gauloises : l'inscription d'Alise, ap. Bull. mens, de numism. et d'arch. Bruxelles, II, 61-76. — Desjardins, II, 400. — Whitley Stokes, ap. Beilraege zur Kunde der indogermanischen Sprachen de A. Bezzenberger, t. XI, p. 131 l.
1. Martialis Dannotali. Deux détails indiquent ici une époque de transition, où la romanisation de la Gaule n'est pas encore achevée. C'est d'abord la différence des deux noms. Le père porte un nom gaulois, le fils un nom latin : d'une génération à l'autre les noms propres ont donc changé de langue. De plus Dannotali est un génitif latin au milieu d'un texte gaulois. La forme celtique, pour indiquer la filiation, serait Dannotalicnos. Un tel mélange des deux langues n'est pas unique. Nous le retrouverons dans l'inscription votive de la patère de Couchey, n° 62. Dans une inscription du Vieil- Evreux2 on lit Rémi fi lia au milieu de désignations gauloises;
!.. C'est à ce travail que j'ai emprunté la traduction interlinéaire du texte gaulois; je ferai de même pour les autres inscriptions gauloises. 1. Dict. arch. de la Gaule, Inscr. gaul., n° 8.
à Marsac1, une inscription porte ieuru à côté de la formule latine u(ottwi) s(oluit) l(ibens) m{erito) qui en est la traduction2. — Martialis nom bien connu ; on trouve surtout en Gaule un grand nombre d'exemples de dénominatifs appartenant à la même racine. Ce fait peut s'expliquer par l'extension du culte de Mars dans les pays gaulois (cf. supra 1). — Dannotalus ; le féminin de ce nom propre se lit sur une inscription de Saint-Privat :i; on a encore Dann-adinn, Dann-icius, Dannomarus, Danno-nia, Danno-rix, Dann-um \ Tanotalos, de l'inscription de Briona près de Novare% est le nom même de Dannotalus : d est écrit t à cause de l'insuffisance de l'alphabet étrusque qui ne peut distinguer par l'écriture la sourde et la sonore ; Tanotaliknoi de la même inscription en est le patronymique. Il n'y a dans ces formes qu'un seul n, c'est une différence purement graphique6. La seconde partie du mot est -talus comme dans Argio-talus, Cario-talus, Dubnotalus, Rio-talus, Sanco-talus1 . Elle se retrouve actuellement en breton sous la forme dal et veut dire « front ».
2. Ieuru. Ce mot se trouve fréquemment sur des inscriptions votives8; aussi M. Mowat veut le traduire par uouit9. Une inscription de Vaison10 écrite en caractères grecs présente la transcription EIQPOr. Une autre inscription gauloise, trouvée à Néris, donne une forme différente du môme
1. SACER PEROCO | IEVRV DVORI | CO. V. S. L. M. S. A. F., 1865, 177.
2. Rapprochements établis par M. Mowat à propos de la patère de Couchey. Bul. Mon., 1882, 253, Léon Renier assignait le milieu du Ier s. ap. J.-C. comme date aux inscriptions présentant ces caractères, Rev. Arch., n. s. 11.408.
3 TITIAE.DANO | TALE.MATRI | P. Corp. huer. Lat. XII, 2985.
4. Creuly, Liste. J'ai cependant quelques doutes sur le nom aquitain Dannadinn. Ce dernier est à Dannad-, comme Brig-inn est à Brig- (dans Brig-antium, Nerto-brig-a).