Rev. Arch.., n. s
10. Dict. Arch. Gaule, Inscr. gaul., 2. Corp. Insc. Lat., XII, p. 162.
mot: iorebex . M. W. Stokes le considère comme un prétérit formé avec l'agglutination d'une particule n, comme dans l'impératif sanskrit gacJiatu. Le mot serait composé de la préposition ei == èrc( avec chute régulière du p et de la racine ur, faire, que l'on veut retrouver dans nr-na, nr-ceus, op/yj2. M. d'Arbois de Jubainville la rapproche du verbe vieil-irlandais ferain qui a des sens très variés (donner, dédier, faire faire, faire). — Ucnete est le nom d'une divinité au datif, donné plus bas (1. 5) à l'accusatif. Cp. Ucumus, nom de potier ; Ucelia, Uzès. Ce mot se rattacherait à la racine deTuovuvéç tcuxvsç par chute du p. — Sosin, ce démonstratif se retrouve dans l'inscription de Vaison déjà citée.
3. Ce limon. Ce mot- doit être de la même famille que la deuxième partie du nom de pays Graioceli*. Il faut reconnaître ici la racine KEL qui, selon M. d'Arbois de Jubainville, a le sens d'élevé (cp. cel-s-ns). Le mot a été emprunté par le gothique (kelikn = luùpyo;, ôvcoyaiov dans Uifilas.)
4. Gobedbi. On y reconnaît un préfixe go, une racine bed (indo-eur. *bhedh; lat. *fad-tns, fastus ; goth. bats, angl. mod. better) et un suffixe -bi (= suff. lat. -uit)\ — Dugeontiio. M. W. Stokes lit dvgeonteo et plus bas Alisea. Je crois que dans cette inscription, qui est très soigneusement gravée, I long a indique i consonne. J'ai même des doutes sur la lecture Duge- de DVGII... On a des exemples de la rencontre de II et de E dans la même inscription, mais ce sont des inscriptions gravées hâtivement ou sur des objets votifs. M. Stokes explique Dugeonteo comme un féminin en -ta [?] formé du
1. Rev. celt., V, 1881. Il faut se défier des transcriptions grecques. Pictet expliquait e-uopou zz e + ieuru ~ ex -f- fecit. Mais il faudrait savoir d'abord ce que représente st. La confusion de cette diphtongue avec i, déjà régulière en Béotie au nr s. av. J.-C-, devient fréquente dès le icr s. av. J.-C. (papyrus des Ptolémées) et normale à partir du nc s. ap. J.-C. (A. Q. XIX, 14; Terent. Maurus, v. 430). Je crois que c'est ainsi que Ta compris M. Whitley Stokes: il décompose ei-wpou et le rapproche de i-euru. De plus ici et n'est pas pour e -\- ie, mais pour ie, de sorte qu'il n'y a peut-être là qu'une erreur de gravure : etwpou pour tscopou.