‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 102 sur 261 · MARITI» FRATRIS · texte numérisé non relu

MARITI» FRATRIS

z*LIA'HOMVLLInA-VIVA-ET-S»P

Copie dessinée de M. Allmkr : le T & VI de M .. .T1NI à la première ligne, les deux NN de ANN à la cinquième liés en monogrammes.

Vincens & Baumes, Topogr., p. 572. — Pelet, Catalogue, p. 68. — Notes E. Germer-Durand.

Diis Manibus C. Fabii Martini (?), seviri augus-

talis, mariti optimi, &C Fabii cini,jilii (caris-

simi), qui cum esset annorum duodeviginti obi tus est, & L. Iulii Vitalis, mariti f rat ris ; Iulia Homullina viva & sibi posuit.

« Aux dieux Mânes de Caius Fabius Martinus, « sévir augustal, son mari, & de Caius Fabius

« , leur fils chéri, mort à l'âge de dix-huit

« ans, & de Lucius Julius Vitalis, frère de son « mari, Julia Homullina a, de son vivant, élevé « ce tombeau préparé aussi pour elle-même ».

Julius Vitalis, que l'inscription qualifie mariti frater, ne peut cependant pas avoir été le frère de Fabius Martinus ; il eût dû, dans ce cas, s'appeler Fabius Vitalis. Son nom Iulius montre clairement qu'il était, au contraire, le frère de Julia Homullina, & alors le beau-frère, non pas le frère, de Fabius. La disposition des bustes justifie cette interprétation. Fabius Martinus occupe le milieu de la niche supérieure; il a sa femme à sa droite, conformément à l'usage, & son rils à sa gauche. Le buste de Julius Vitalis est placé isolément, au-dessous de celui de Julia Homullina. Mais il se peut que Julius Vitalis ait épousé une sœur de

Fabius Martinus, ce qui alors expliquerait une rédaction qui paraît singulière.

Remarquer l'emploi du mot obitus, rare dans les inscriptions des trois premiers siècles.

Epitaphe d'un sévir augustal.

Fragment incomplet de tous côtés; trouvé en 1778 sur le chemin de Sauve, dans le lit du ruisseau appelé le< Gadereau (Ség.). — Hauteur, ora2o; largeur, om 32.

...ARIONfe VINDVLoNis LIBERTO IÏTTTI AGVST*Li vEGETVS-LIB

Copie dessinée de M. Allmer : l'E & l'I de ARIONEI, l'A TV & le G d'AVGVSTAL liés en monogrammes.

SÉGUIER, l3 802, 5, p. 34. — VlNCENS & BAUMES,

Topogr., p. 571. — Herzog, n. 217. — Notes E. Germer-Durand.

Arionei, Vindulonis liberto, sexaugustali, Vegetus libertus.

« A Arion, affranchi de Vindulo, sexaugustal, « Vegetus, son affranchi ».

Arionei pour Arioni paraît être une forme grecque. Le texte étant incomplet à gauche, il se peut que le mot ne soit pas entier & qu'il y ait lieu de suppléer par Hilarioni. Il se peut aussi que l'E du groupe IE doive être rattaché au mot

suivant, qui serait alors Evindulonit. Quant à sexaugustalis avec omission du mot sévir, ce n'est sans doute rien autre chose qu'une f'nute.

Vidulo n'est pas à considérer comme un nom gaulois; ce serait plutôt, comme Vindullus [voyez Forcellini), un diminutif de Vindex.

CHAP. IV. — INSCRIPTIONS MUNICIPALES. 38y

Epitaphe d'un sévir augustal.

Cippe avec base & couronnement; trouvé en 1783, en creusant le canal de fuite du moulin situé alors à l'extrémité du quai Roussy (Ség.); recueilli par Séguier & joint à sa collection de monuments épigraphiques j plus tard, transporte de là à la Porte-d'Auguste. L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures entoure d'un rinceau. Les volutes de la lysis sont décorées de feuilles imbriquées &, par devant, d'une rosace. — Hauteur, in,26; largeur om7o; hauteur de la partie encadrée, o'"42 ; largeur, o'"46.

IÏTTÏI-VIR-AVG

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