‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 122 sur 261 · PROV · texte numérisé non relu

PROV

SCRIP

Estampage de M. Fr. Germer-Durand.

provido{}), providae(\) sacrum

Fragment incomplet en haut & à droite trouvé î en mai 1888, dans la rue des Greffes. — Hauteur & largeur, om 14.

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Estampage de M. Bazin, censeur du Lycée.

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I. — INSCRIPTIONS RELATIVES A DES GENS DE METIERS NE FAISANT PAS PARTIE DE CORPORATIONS.

Nimes n'allait de pair ni avec Narbonne d'abord, ni ensuite avec Arles, & encore moins avec Lyon. Située cependant sur la grande voie qui conduisait d'Italie en Espagne & reliée par d'autres routes à l'intérieur de la Gaule, voisine du Rhône & de la Méditerranée, chef-lieu d'un vaste territoire favorable à la culture de la vigne & fertile en productions diverses, cette ville remplissait, comme place de commerce, un rôle non dépourvu d'importance. Dans son port à'Ugernum, aujourd'hui Beaucaire, où la route d'Italie rencontrait le fleuve, devait continuellement régner une certaine activité. Un autre port sur le Rhône :

portus Crindavinus ad ripam fluminis Rhodani (ci-dessus, n. 21 5), a laisse sur une inscription venue jusqu'à nous son souvenir. De nombreux monuments encore existants à Saint-Gilles, à la limite des étangs marins qui bordent le Petit- Rhône, dénotent une localité plus considérable qu'un simple village agricole; peut-être s1)' livrait-on autrefois, comme à présent, à une productive élève de bestiaux.

D'autres inscriptions de Nimes nous ont déjà fait connaître une société d'entrepreneurs : fabri tignarii Nemausenses , un collège de fabricants d'outrés : utricularii Nemausenses, & deux collèges de fabricants de centons en même temps sapeurs-pompiers, l'un à Nimes, l'autre à Ugernum. Les inscriptions privées relatives à des industries exercées isolément nous montrent une série de professions variées : des jardiniers, un vigneron, un cabaretier, un boucher, un tondeur, un marchand toilier, un marchand de vêtements à la façon italienne, un marchand de papier d'Egypte, un tailleur de pierres, un ouvrier en mosaïque, un ouvrier mineur, un coutelier, un ouvrier bronzier, un orfèvre, un fabricant d'instruments de musique, des maîtres d'école, des légistes, un marchand d'esclaves, un médecin, une femme exerçant la médecine, un embaumeur, professions dont le plus grand nombre se rapporte aux besoins des classes riches.

Epitaphe d'un jardinier.

Partie supérieure d'une stèle à sommet cintré; trouvée en 1810 à l'amphithéâtre (Trél.). L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures. Des instruments professionnels sont figurés dans le tympan du cintre. — Hauteur, om54; largeur, om58; largeur de la partie encadrée, o™46.

T - CORNELIO'T'F uTVRIOHI

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : les trois dernières lettres de la seconde ligne privées par la cassure de la pierre de leur partie intérieure.

Trélis, dans les Mémoires de l'Acad. du Gard, 1810, p. Syy. — Pf.rrot, Antiq. de Nimes, 1829, p. 202. — Pelet, Catalogue, i863, p. 86. — Hkrzog, i63. — Notes E. Germer-Durand.

T. Cornelio, Titi filio, Saturioni,

« A Titus Cornélius Saturio, fils de Titus (Corce nelius), ».

Un plantoir & une serpe ligures au-dessus de l'épitaphe font connaître que Cornélius Saturio était un jardinier.

Épitaphe d'un jardinier.

Stèle à fronton triangulaire; trouvée en 1834 au quartier dit « Serre-de-Paradis », près le village de Courbessac, commune de Nimes, au passage de l'aqueduc romain (Pelet). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. Dans le tympan du fronton se voit la moitié inférieure d'une roue à sept ou huit rais, & à droite de cette roue un objet ressemblant à un plantoir de jardinier. — Hauteur, om77; largeur, om 56; hauteur de la partie encadrée, ora37; largeur, om 40.

PATRl-ET'MÀ

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PATERN VS ' FlL

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