‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 123 sur 261 · P OS V I T · texte numérisé non relu

P OS V I T

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : lettres de mauvaise forme; accents sur TV de NVNDINO & sur la premier A de MATERNAE.

Pelet, Catalogue, i863, p. 63.

Nundino patri & Maternae mat ri ; Paternus films posuit.

« A Nundinus son père & à Materna sa mère, « Paternus leur rils a élevé ce tombeau ».

Une roue, dont nous ne savons préciser la signification, occupait le milieu du fronton, aujourd'hui incomplet, qui surmonte l'épitaphe; le t'ait qu'elle est accompagnée d'un plantoir de jardinier semble indiquer qu'elle devait représenter quelque chose qui se rapportait au jardinage; on peut penser à la roue d'un puits.

5 I 8 COLLECTION épIGRAJ>HIQUE I,

EpitapJie d'un vigneron.

Stclc à fronton triangulaire avec antéfixes palmecs aux angles; se voyait en 184Ô dans la maison n° 42 de la rue d'Avignon. L'inscription est

renfermée dans un encadrement de moulure-. Un instrument professionnel est figure au-dessous de l'encadrement. — Hauteur, om"jg'} largeur, om2g; hauteur de la partie encadrée, om22; largeur, om 24.

D & M V A L L O N I Q \A RT IN A FRA'Fl-OPT

Germer-Durand, & estampage de M. Goudard : l'V & l'A de QUARTINA, le T & l'R de FRATRI liés en monogrammes; le point entre D M figuré par une hedera.

Notes E. Germer-Durand.

Diis Manibus. Valloni; Quartina fratri optimo. « Aux dieux Mânes. A Vallo; Quartina à son « excellent frère ».

L'instrument gravé au trait au-dessous de l'en-

cadrement dans lequel est renfermée l'épitaphe,

est une serpette à lame courte pourvue d'un appendice rectangulaire sur le milieu de la partie opposée au tranchant. Cet instrument est encore en usage dans tout le Midi & sert à tailler la vigne.

5zo COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE DE NIMES.

Epitaphe d'un cabaretier.

Cippe dont la hase & le couronnement ont été retaillés & afrleurés au de; resté longtemps engagé dans le mur d'une maison voisine de L'amphithéâtre; du temps de Guiran la maison Troussellier; du temps de Séguier la maison Davin. L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures accompagné d'un rinceau. — Hauteur, om87; largeur, om6o; hauteur de la partie encadrée, om43; largeur, om38.

L'TREBONIO NICEPHORO PATILLO COPONl 5 M A X I M I V S

EPAPHRODITVS A M I C O - O P T I If O

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr- Germer-Durand.

Gruter, 891, g. — Grasser, p. 65. — Rulman, p. 83. — Guiran, p. 70. — Baux, p. 117. — MÉ-

NARD, 7, p. 3 l6. — SÉGUIER, I 3 80 I , pi. 2b. — No-

tes E. Germer-Durand.

Diis Manibus, L. Trebonio Nicephoro Patillo, coponi ; Maximhts Epaphroditus amico optimo.

« Aux dieux Mânes; à Lucius Trebonius Nice- « phorus Patiilus, en son vivant cabaretier; Maxi- « mius Epaphroditus à son excellent ami ».

Patiilus, forme diminutive de patiilus & probablement ici un sobriquet.

Une inscription du bon temps de l'empire & trouvée à Aesernia, dans l'Italie centrale (Mommsen, /. N., 5078; voyez Marquardt, la Vie privée des Romains, p 455), nous a conservé un curieux colloque entre un cabaretier & un client; un basrelief représentant la scène accompagne le texte :

Copo computemus.

Habes vini sextarium unitm, panem : assem unum; pulmentarium : asses duos.

Convenit.

Puellam : asses octo.

Et hoc convenit.

Faenum mulo : asses duos.

Iste mulus me ad faction dabit.

« Cabaretier, faisons le compte. — Une bou- « teille de vin, du pain : 1 as; du fricot : 2 as. — « D'accord. — La fille : 8 as. — D'accord encore « sur ce point. — Du foin au mulet : 2 as. — Mon « mulet pourra me porter maintenant où j'ai « affaire ».

1 3 as en tout, c'est-à-dire à peu près i3 sous, ce n'est vraiment pas cher; aussi, le client ne marchande-t-il pas Autres temps, autres prix!

J22 COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE Dg NIMES.

Epitaphe avec des outils de corroyeur.

Pierre oblongue, incomplète à gauche; trouvée en 1869 au pied de l'escalier du Palais de Justice (E. Germer-Durand). L'inscription & un compartiment placé à sa gauche & marquant peut-être autrefois le milieu, étaient renfermés dans un même encadrement de moulures. Dans ce compartiment & dans une marge à l'extrémité droite sont sculptés divers objets. — Hauteur, om3o; largeur, om78; hauteur du cadre contenant Tinscripuion, om2i; largeur, om4o.

H O C ' M O N I M E N T V M » M A E S O L E Y M Q. V E * M O "N 1 M E N T O R V M - C A V S S A Q. V E • P A R A T Y M - M A NIBVS-ADD1CTVM'SACRISQ.VE PRlORVM YT-AEQVE'FRVI-LICEAT'QVI-DOMINYS FYE RlT>HVIVS-VENDERE»NE-LICEAT*CAYEOAT QV E » R O G O » P E R • N Y M I N A - D I Y O M • Y E N D E RE'SI^YELIT'EMPTOREM'LITTERA'PROHIBEB

HOSTILIA*L*F* V *PO S*S*

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand; estampage de M. Fr. Germer- Durand.

E. Germer-Durand, Découvertes archéologiques, 1870, Ie* semestre, p. 16.

Hoc monimentum maesoleumque, monimentorum caussa que paratum Manibus addictum sacrisque priorum, ut aeque frui liceat qui dominus fuerit hujus vendere ne liceat caveo atque rogo per nuviina divom, vendere si velit, emptorem littera prohibeb(it). Hostilia, Lucii filia, viva, posuit sibi.

« Ce monument & mausolée que j'ai préparé « & dédié aux Mânes avec les cérémonies sacrées « transmises par nos ancêtres pour la consécra- « tion des tombeaux, j'interdis, afin de m'en as- « surer la légitime jouissance, à celui qui en sera « le propriétaire, le droit de le vendre, & je dece mande par tous les dieux que, s'il tente de le « vendre, cette épitaphe arrête l'acheteur. — Hos- « tilia, tille de Lucius (Hostilius), a, de son vice vant, élevé ce tombeau pour elle-même ».

L'épitaphe d'Hostilia n'est pas moins curieuse par les objets qui l'accompagnent que par sa teneur. Ces objets paraissent se rapporter au métier de corroyeur. Parmi ceux qui sont figurés à l'extrémité droite, on reconnaît facilement l'outil appelé « croissant »,en forme de demi-lune, pourvu d'une poignée au milieu ne la partie rectiligne & tranchant sur toute sa partie convexe; on reconnaît assez sûrement aussi un polissoir dans une sorte de rouleau terminé à l'un de ses bouts par un manche. Un troisième outil, fusiforme &

à pointe droite & ti cs-cllilee, était peut-être une alêne.

Quant à l'objet carré à coins étirés, qui remplissait à lui seul la marge à gauche aujourd'hui incomplète, on ne peut guère y voir autre chose qu'une peau étendue.

Épitaphe d'un tondeur.

Stèle à sommet cintré; au commencement du dix-septième siècle (Grasser), dans le jardin Galoffre, hors la ville (Guir.); au dix-huitième, dans la maison Boudet; retrouvée vers 1 8(55 dans la rue d'Aspic, & alors transportée au musée. L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. Des instruments professionnels sont figurés au-dessus & au-dessous de cet encadrement. — Hauteur, o™ 95; largeur, om45; hauteur de la partie encadrée, om28; largeur, ora3o.

P - BRITTIO SATVRNINO

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : lettres étroites, tendant à la forme cursive.

Grasser, io85. — Rulman , p. 8. — Guiran , Inscr., p. 70. — Ménard, 7, p. 3i6. — Baux, 86 & 92. — Séguier, i3 8o2, 10 & 12. — E. Germer- Durand, Découvertes archéol., 1877, p. 72 & suiv.

P. Brittio Saturnino.

« A Publius Brittius Saturninus ».

Saturninus était vraisemblablement un ton-

f>26 COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE D1

deur; mais nous ne savons dire s'il était tondeur de drap ou tondeur de brebis. Des forces à bout carré, ce qu'en languedocien on appelle le « fa- « brier des tondeurs », sont figurées au-dessous de l'encadrement qui renferme Tepitaphe. Un autre objet professionnel se voit au-dessus de cet encadrement, mais est dilrkile à déterminer; c'est un demi-cercle surélevé, traversé par deux lignes, Tune verticale, l'autre horizontale, qui par conséquent se croisent à angle droit par le milieu : un peigne probablement.

L'édit de Dioclétien De pretiis rerum venalium (Mohhsen, C. I. L., III, p. 83o; Lépaulle, l'Edit maximum, p. 64), assigne au tondeur de brebis par tête & nourri : tonsori pecorum in uno capitae pasto, 1 deniers, c'est-à-dire o fr. 0424.

Épitaphe d'un tailleur de pierres.

Partie supérieure d'une stèle à sommet cintre; trouvée en 1634 dans un champ (Guiran); portée alors au faubourg Saint-Antoine & placée au-dessus de la porte d'entrée de la maison d'un sieur Antoine Trolière, aujourd'hui dans la rue Jean Reboul, où elle se voyait il y a peu d'années. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures. Des instruments professionnels sont figurés au-dessus de cet encadrement. — Hauteur, o,n3o; largeur, o'" 47; hauteur de ce qui reste de la partie encadrée, o'n 1 5 ; largeur,

L'SPMNVS'

Copie dessinée de M. Allmer & estampage de M. Goudard : un point après SP.

Guiran, Inscr., p. 69. — Ménard, 7, p. 3 16. — E. Germer-Durand, Découvertes archéologiques, 1873, 2mc sem., p. 5o. — Michel, Nimes & ses rues, ï, p. 108.

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