XVI- d XXXVI
Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : accents sur l'A de MANIB & sur l'E de LADES.
Vincens & Baumes, Topographie de Nîmes, 1802, p. 682. — Perrot, Antiquités de la ville de Nimes, i856, pp. 187, 191. — Pelet, Catalogue, i863, p. 25. — E. Germer-Durand, Découvertes archéologiques, 1870, premier semestre, p. 47. —
HlRSCHFELD, C, XII, 3 7o3.
Ligne 7, Allmer : la première X de XXXVI, réduite à la partie supérieure du jambage de droite, prolongé au-dessus des autres lettres.
Dits Manibus, Liciniae, Lades libertae, Bathyllidi; Sex. Avillius Cupitiis uxori karissimae ; vixit annis XVI [dieb{us], XXXVI.
« Aux dieux Mânes; à Licinia Bathyllis, affran- « chie de Ladé; Sextus Avillius Cupitus à sa « très-chère épouse, morte à l'âge de seize ans & « trente-six jours ».
Voir ci-dessus, n. 385, l'épitaphe de Licinia Ladé & celle d'un autre de ses affranchis.
Epitaphe de Licinia So^usa Elafium.
Cippe avec base & couronnement; trouvé, en 1810, dans les constructions parasites de l'amphithéâtre (Trél.). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. Une ascia sculptcc en relief se voit sur la face latérale gauche du dé, dans une retraite ayant la forme d'un cartouche carré. — Hauteur, imio; largeur, om55; hauteur de la partie encadrée, om56; largeur, om45.
D Ci M
L 1 C I N 1 A E - S O Z V SAE'ELAFIOQVAE'YI X I T ANN-Xl'MENS ascia
-s XI-D1ES-XI11I - LlClN
A'MAXIMA-PAT'ET SEX'CAMBARzms-SE\ê RINVS-ALVMNac-KARIS SIMAE-ET'SIBI-V1VI'P0S\£ RVNT
Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : le V & le second E de SEVE, le V & l'E de POSVE liés en un monogramme.
Trélis, dans les Mémoires de l'Académie du Gard, 1810, p. 38o. — Perrot, Antiquités de Nimes, 182g, p. 10 1. — Pelet, Catalogue. i863,
p. 5g. — Hirschfeld, C, xii, 3706 : litteris saeculi secundi exeuntis; ligne 6 : M F au lieu de PAT.
Diis Manibus, Liciniae So^usae Klaûo, quae vixit annos XI, menses XI, dies XIIII ; Licinia Maxima patrona, & Sex. Cambarius Severinus alumnae karissimae & sibi vivi posueritnt.
« Aux dieux Mânes; à Licinia Sozusa Elafium, « morte à l'âge de onze ans, onze mois & qua- « torze jours; Licinia Maxima, sa patronne, & « Sextus Cambarius Severinus à leur élève chérie « ont élevé ce tombeau, cS: de leur vivant pour « eux-mêmes ».
Elafium, qui d'après Petymologie aurait dû être écrit Elaphium, est un de ces surnoms, le plus souvent de forme neutre, qu'on donnait par tendresse à des femmes ou, comme ici, à des jeunes tilles. La fillette qui le portait était une enfant-trouvée que Licinia Maxima avait recueillie, élevée & même affranchie.
Cambar[ius], dont la fin manque par suite de la détérioration de la pierre, se retrouve plus loin dans l'épitaphe d'un Ç. Munnius Euphemus , mentionnant une Cambaria CHrysanthe. Le nom est vraisemblablement celtique.
Il n'en est pas de même de Sozusa qui est clairement d'origine grecque & dérive, comme presque tous les noms féminins terminés en usa, d'un participe en o^n. (Voyez Jullian, Inscr. de Bordeaux, \, p. 41 .)
Fragment.
a Pierre extraite, en juin 1888, de la démoli- « tion d'une maison, rue des Greffes ». — Hauteur, omi5; largeur, ora8o; épaisseur, o"3o.
Copie de M. Bazin, censeur du Lycée.
iae, T. Ligurius
« A ia Titus Ligurius ».
CHAP. VI. — INSCRIPTIONS PRIVEES. j5ç
Epitaphe de Lucia Verecunda.
Petite stèle à fronton triangulaire, « trouvée à « l'Esplanade en 1801 » (Vinc); « clans les ruines « de Sainte-Perpétue » (Mill.). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur, o'"42; largeur, om29; hauteur de la partie encadrée, omi6; largeur, om20.
LVCIAE-VERE
Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand.
Vincens & Baumes, Topographie de Nimes, 1802, p. 58 1 . — Millin, Voyage, IV, p. 245. — Perrot, Antiquités de Nimes, 1846, p. 210. — Pelet, Catalogue, i863, p. 34. — Hirschfeld, C, xii, 3710 : litteris saeculi tertii.
Diis Manibus Luciae Verecundae.
« Aux dieux Mânes de Lucia Verecunda ».
Kpitaphc de Lucilia Secundilla, avec un jeu de mots.
Cippe avec base & couronnement; in hortis Joannis Agluneti {Agulhoneti); apud « Arnault « Aghilonet » (voyez C, xn); apud Veyrassium seniorem medicum (Guir.); in aede « Yeras » (Ség.); « à la Porte-d'Auguste » (Pel.). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures accompagné de bandeaux ornés de rosaces. Une inscription supplémentaire est gravée sur chacune des deux faces latérales du dé, à la hauteur du bandeau supérieur. — Hauteur, irao3; largeur, om6o; hauteur de la partie encadrée, o™36; largeur, om4i.
LVCILLA'LVCET D » M SECYNDILLÀ "SALVE
lvcIliae-l-fIliae secVndillae
P'ATETTIVSmA
5 tvrnInvs-vxori
rarissimae'qvae
SECVM»yi*îf»AWlS*XX
Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : les premières lettres du nom gentilice, à la quatrième ligne, peu certaines.
Poldo d'Albenas, p. 164. — De Romieu, ms. à la Bibl. de Toulouse, n. 197. — Fr. von Rammingen, i38io des mss. de la Bibl. de Nimes. — Gruter, 801, 10 : e Scaligerianis & Poldo. — Rulman, Inv., p. 61. — Golnitz, Itinerarîum [655, p. 56?. — Muratori, 1 6 3 q , 4. — Ménard, VII, p. 354. — Séguikr, i38oi, pi. 41. — Pei.et, Inscriptions de la Porte-d' Auguste, i85o, p. 32. — Notes E. Germer-Durand. — Hirschfeld, C, xii, 371 1, & Add., p. 83c» : litteris saeculi fere secundi .
Ligne 4, E. Germer-Durand : ATTEIVS.
Diis Manibus Luciliae, Lucii filiae, Secundillac ; P. Atettius Saturninus uxori rarissimae quae secum vixit annis XX. Hoc monumentum hercdes non sequitur — Lucilla lucet — Secundilla salve.
« Aux dieux Mânes de Lucilia Secundilla, fille « de Lucius (Lucilius); Publius Atettius Satur- « ninus à son épouse d'un mérite rare, qui a « vécu avec lui pendant vingt ans. Ce monu- « ment ne passe pas aux héritiers — Lucilla « brille! Adieu Secundilla! ».
L'acclamation salve : adieu! est fréquente sur les épitaphes; mais Lucilla lucet est un jeu de mots. Peut-être du vivant de Lucilia s'en servait-on habituellement à son égard en manière de plaisanterie affectueuse, & ce serait pour cette raison qu'on l'aurait reproduit sur l'inscription de son tombeau. Dans tous les cas, elle s'appelait Lucilia, non pas Lucilla; mais sous cette dernière forme le calambourg devenait plus saisissable.
Epitaphe de Litchis, fils de Maelo.
Cippe avec base & couronnement; « au mas « d'Andron » (Rulm.); in villa de Carloti (Guik., ; « à la métairie du sieur Carlot, près le chemin « d'Arles » (Mén.); « chez M. Valat, juge, au mas « Merlet sur le chemin de Beaucaire » (Fr. G.- Dur.). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures accompagné d'un rinceau. — Hauteur, imio; largeur, om66; hauteur de la partie encadrée, om45; largeur, om42.