‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 18 sur 261 · CHAPITRE I. — DIEUX, DEESSES, ETC · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — DIEUX, DEESSES, ETC

« les âmes divinisées des aïeules1 », cette dernière ligne pourrait être lue : ET-VEStae, tout aussi bien que ET'VEneri. Vesta, déesse du foyer (é<rcîa); semblerait même plus naturellement indiquée.

D'un autre côté, il faut remarquer que les dédicaces à Vesta sont, en Gaule, d'une extrême rareté. La lecture & Ve{neri) est donc la plus vraisemblable.

Ach. Colson, Mém. de l'Acad. du Gard, i85i, p. 48; A. Pelet, Cat. du Musée de Nimes (i863), pp. 188 & 197; Aurès, Mém. (inédit) sur les Proxumes, p. 19.

• Voir le Rapport de M. Ed. Flouest, dans les Mém. de l'Académie du Gard, année 1869-70, p. io5.

Découvert à Nimes en 1765, cet autel votif fut d'abord recueilli dans le jardin de la maison Séguier. En 1849-50, il a été transféré à la porte d'Auguste, où il se trouvait sous le n. 10. Il a socle & corniche. C'est sur la corniche qu'est gravée la première ligne de l'inscription; les deux autres sont à la partie supérieure du piédestal. Au-dessous de l'inscription, deux figures en basrelief. Une femme, largement drapée, est à genoux devant Vulcain. Le dieu forgeron tient, de la main droite, un marteau, & de l'autre une sorte de haste que l'état de dégradation de la pierre ne permet pas de caractériser. Ses tenailles sont à ses pieds. La tête & le haut du corps des deux figures ont été emportés. Sur le côté gauche de l'autel, on voit une tête avec des ailes, sans barbe; sur le côté opposé, une autre figure, ailée aussi, mais barbue. Nul doute que le sculpteur n'ait voulu représenter des vents. Ce précieux monument a beaucoup souffert des intempéries. — Hauteur, om87; largeur, om49.

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