CHAPITRE I. — DIEUX, DEESSES, ETC. j
lent tout-à-fait ces cippes honorifiques, que les esclaves, les affranchis & les clients élevaient en l'honneur d'un maître ou d'un patron, pour le remercier de quelque bienfait reçu.
Séguier, Notes volantes, i3 8o2, 5, p. 53; Vincens & Baumes, Top. de Nismes, p. 571, n. 11; Hist. de Lanfç., édit. Dumège, t. 1, p. 633, n. 5.
On ignore la provenance exacte de ce cippehermès, mais on peut affirmer qu'il a été trouvé à Nimes, vers la fin du seizième siècle. Gruter en donne, d'après les papiers de Scaliger (e Scaligeri schedis), une lecture assez incorrecte; celle de Grasser est fidèle, sauf les lettres liées & les accents, qu'il a négligés, comme du reste tous ceux (à l'exception de Guiran & de Séguier) qui ont jusqu'à présent transcrit ou publié cette inscription. — Dans le manuscrit de Guiran, ce cippe est indiqué comme se trouvant Nemausi, apud D. Chalassium. Ménard le place à la « maison de madame des Isles, rue Dorée ». Il était depuis assez longtemps encastré dans le mur du jardin de la maison Séguier, au fond à droite. Il vient d'être donné au Musée par M. Léop. Cabane. Les caractères, très-menus, comme le sont d'ordinaire ceux des cippes-hermès, sont élégants & soignés. — La partie supérieure, qui portait sans doute le buste de Lucretius Calidianus, a été abattue. — Hauteur actuelle, im3o; largeur moyenne, ora23.
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