C. Fulvio, Caii filio, Voltinia, Lupo Serviliano
adlecto inier praetorios ab Imperatore Caesare
Augusto Vespasiano; praefecto alae Longinianae, quattuorviro ad aerarium, pontifici, praefecto vigilum; Julia Decimi (Julii) filia, Concessa viro.
« A Caius Fulvius Lupus Servilianus, fils de
« Caius (Fulvius), de la tribu Voltinia, admis
« par l'empereur César Auguste Yespasien au « rang des anciens préteurs, préfet de Vala Lon- « giniana, quattuorvir trésorier, pontife, préfet « des vigiles; Julia Concessa, fille de Decimus « (Julius), à son mari ».
CHAP. III. INSCRIPTIONS PUBLIQUES. I o3
Fulvius Lupus, personnage municipal successivement élevé à l'ordre équestre & à l'ordre sénatorial, était de Ni mes. Son agrégation à la tribu Voltinia, & ses honneurs municipaux, parmi lesquels se remarquent le quattuorvirat ad aerarium & surtout la préfecture vigiîum {S- armorum), qui étaient des fonctions propres à la cité de Nimes, mettent en évidence son origine nimoise.
C'est à la suite des fonctions municipales qu'il eut le commandement d'une ala de cavalerie auxiliaire. Par le grade de praefectus alae Longinianae, — & non pas Longiniae, comme on avait toujours lu jusqu'à présent, — non-seulement il devint chevalier romain s'il ne l'était déjà, mais encore il satisfit à la condition de service militaire, alors indispensable pour pouvoir embrasser la carrière sénatoriale.
Le sénat, considérablement diminué par deux guerres civiles, avait un urgent besoin d'être réorganisé. Vespasien, arrivé au pouvoir, revêtit le titre de censeur, afin de procéder à cette réorganisation, & il y pourvut au moyen de nombreuses admissions. Un privilège, réservé d'abord à la Sicile puis étendu par Claude à la Narbonnaise, permettait aux sénateurs possesseurs de domaines dans ces provinces de les y aller visiter sans une autorisation de l'empereur. C'est sans doute ainsi que Fulvius a pu venir mourir à Nimes.
Aucun des précédents transcripteurs ne paraît s'être aperçu qu'il manque la fin de chacune des lignes. La seconde ligne ne devait pas se terminer
au mot SERVI LIAN'o. Il y aurait peut-être lieu de proposer les sigles c ■ v, c'est-à-dire clarissimo viro, titre distinctif des sénateurs. Fulvius, devenu membre de Yamplissimus ordo par son adlectio inter praetorios, avait droit à ce titre. La sixième ligne pourrait probablement être complétée par le groupe aed pour aedili.
Il faut remarquer le premier A de VESPASzViho surmonté d'un accent comme voyelle longue, tandis qu'il est bref dans un vers de Sidoine Apollinaire. {Carm., 5, 327.)
Uala Longiniana était déjà connue par une inscription trouvée en i83g à Chalon. (Canat, Inscr. de Chalon-sur-Saône, p. 36.)
CHAP. III. — INSCRIPTIONS PUBLIQUES. iç5
Fragment incertain, peut-être relatif à un personnage de l'ordre équestre, pourvu d'une préfecture.
Nîmes. — Fragment de marbre, bordé en haut d'un reste de la moulure qui formait encadrement autour de l'inscription; découvert en i852, dans une fouille pratiquée près du Nymphée, & déposé alors dans le Temple de Diane. — Hauteur, om2o; largeur, omir].
cai'O'CAESARe- g ermanici-f- ti*augnsti- n germanïCO-ll-COs
. . . .^F'VOL-PAETM
IPRAE^
Copie dessinée de M. Allmer, revue par M.Albin Michel.
Pelet, Mèm. de l'Acad. du Gard, i85'2, p. 121 :
... D-CAESAR | IIICO-P-P-COS | ...NEVOL • PAR. .. J
... prae... — E. Germer-Durand, Notes manuscrites.
Caio Caesare, Germanici filio, Tiberii Augusti nepote, Germanico, iterum consule ;
Sexti (?) filius, Voltinia, Paetinus,
praefectus
La date consulaire par laquelle débute ce fragment répond à l'an 3(j. Parmi les nombreuses fonctions, la plupart équestres, auxquelles peut s'appliquer le titre de praefectus, nous ne savons dire laquelle avait le personnage dont il s'agit dans l'inscription, ni même si c'est bien certainement par le mot praefectus que doit être complétée la syllabe PRAE, qui apparaît vers la fin du fragment.
Fragment rappelant un personnage de l'ordre équestre.
Nîmes. — Fragment, de provenance inconnue, déposé au Temple de Diane. — Hauteur, omio; largeur, om25.
. . . EQ.VVM»PVBLICmw- habenti Copie de M. Fr. Germer-Durand.
Voyez plus loin, aux Inscriptions religieuses, celles qui sont relatives à des flamines de la Narbonnaise honorés de statues à Nimes.