‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 17 sur 129 · M ARC IA N · texte numérisé non relu

M ARC IA N

2e face.

CIVIS • L VG

DVN E N S I S

Descr. — Cippe quadrangulaire avec base et couronnement. — Hauteur, 0 m. 73; largeur et épaisseur, 0 m. 41. Lettres liées : 3e ligne, l'N et l'E, l'A et l'E ; 5e ligne, l'A et l'N; 7e ligne, l'N et l'E. L'inscription est gravée sur deux des faces du monument. La pierre est brisée.

Hist. — Cette inscription était autrefois à l'abbaye du Moutier d'Ahun, où les religieux avaient formé une collection d'antiquités recueillies, pour la plupart, dans les ruines de l'ancien Acitodunum. Elle est aujourd'hui à Chantemille, et la pierre qui la porte est renversée dans le chemin qui conduit au château, à 50 mètres environ de la porte d'entrée. L'abbé Texier l'avait considérée comme perdue.

Bibl. — Gruter (d'après Scaliger) , p. 233, 894 , n° 2— Nadaud, Mémoires manuscrits , t. I, p. 171. — Legros, Essais historiques, p. 36. — Beaumesnil, ms. NivetFontaubert, copie dessinée.— Duroux, Essai historique sur la sénatorerie de Limoges, p. 142, et pl. IY, n° 17. — Joullietton, Histoire de la Marche, tome II, p. 49. — Gault de Saint-Germain, Lettres sur la Marche, p. 48. — Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 107. — Florian Vallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. I, 1881, p. 137, reproduit dans Mém. de la Soc. des sciences nat. de la Creuse, t. V, 2ebull., 1883, p. 145, et note dans Bull. épig. de la Gaule, t. III, 1883, p. 102, corrigeant la lecture fautive m. s. v. p.

D(iis) m(anibus) et mem(oriae) Veneriae et Lutti(i) Martiani, civis Lugdunensis, i(p)sis(ibi) v[ivi) p(osuerunt). Aux dieux Mânes et à la mémoire de Veneria et de Lut-

tius Martianus, citoyen lyonnais. Ils ont, eux-mêmes, fait construire (ce tombeau) de leur vivant.

L'épigraphie lyonnaise n'a pas fourni le gentilice Luttius, mais on l'a relevé à Vienne et à Tournon (1). Veneria dérivait du mot Venus. En Afrique, la ville du Kef a porté ce surnom.

« Ces deux autels, dit Beaumesnil en parlant de ce cippe, et d'un autre que je rapporterai plus loin , qui sont terminés par les initiales 1. S. V. A. E. où cette dernière (sic) I. S. V. P., sont au rang de ceux que les parens et les héritiers élevoient afin que Garon ne refusât pas le passage aux Mânes puisque le naulage en étoit payé ».

Le comédien-antiquaire avait une réponse à tout.

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